mardi 26 juin 2007

Nothing like You and I... 3.7

Le déjeuner expédié, Logan et Veronica se mirent en quête d'une petite voiture discrète à louer. Si le taxi avait l'avantage de toujours les conduire où ils voulaient sans se perdre dans la circulation parisienne, une petite auto leur donnerait sans aucun doute autonomie et fluidité d'action. Et c'était bien de cela dont ils avaient besoin pour le moment.

Une fois trouvé leur bonheur, une petite citadine grise argent passe-partout avec clim et GPS , Logan s'octroya la place de chauffeur tandis que Veronica, son ordinateur portable sur les genoux, tentait d'établir la connexion avec le traceur placé par son père.

- Tu as quelque chose ? S'enquit Logan au bout d'un moment.

- ... pas encore... Tu es dans la bonne direction ? N'oublies que tu n'es pas à Neptune ici Echolls, évite de nous faire remarquer, surveille ton compteur de vitesse....

Logan leva les yeux au ciel en expirant bruyamment.

- Merci Mars... je me demande ce que je ferai sans toi pour me rappeler sans cesse comment bien me conduire...

- Je ne voulais pas te vexer

- Je ne le suis pas non plus... exaspéré mais pas vexé

- exaspéré ?... tourne à droite maintenant sinon t'es bon pour un tour de périf gratuit !... pourquoi exaspéré ?

- parce qu'il faut toujours que tu te sentes obligée de me materner.

Veronica éclata d'un rire sans joie.

- te materner ?... elle est bonne celle-là... j'ai la tête de quelqu'un capable de materner qui que ce soit ?... franchement !!!... Echolls, t'aurais pu trouver mieux quand même...

- N'empêche que moi, tu me maternes poursuivit Logan tout en concentrant toute son attention sur la route.

- Expliques toi

- Fais pas ci, fais pas ça, pas comme ci, pas comme ça, t'aurai pas du, tu devrai, il faudrait mieux... je croirai presque entendre la voix de ma mère, si mon père lui avait seulement donner l'occasion d'en être une.

- la trêve est terminée si je comprends bien ?

- Ai-je tort ?

- A propos de quoi ? demanda Veronica qui pianotait des données à toutes vitesse sur son clavier.

- De ta manière de gérer notre relation...

- Quelle relation ?

- tu ne baisses jamais pavillon n'est-ce pas ?

- pourquoi faire ?

- tu peux arrêter deux minutes de répondre à mes questions par d'autres questions s'il te plait ?

- ça sera la première à gauche, tiens gare toi là il y a une place... regarde, j'ai le signal, ça marche s'exclama Veronica en relevant la tête de son pc, un sourire triomphant accroché aux lèvres.

- ok, fit Logan une fois garé à quelques pas de l'appartement de Marly. On fait quoi maintenant ?


- on attend !

- tu es sûre qu'elle est encore à l'intérieur ?

- en tout cas c'est ce que nous indique le traceur.

- et si ton père l'avait mal fixé et qu'il était tombé ?

- ... alors faudrait me dire comment expliquer le fait qu'il se mette à bouger maintenant argua-t-elle le regard fixé à son écran

- on ne sait même pas à quoi elle ressemble...

- il suffit juste de suivre le traceur... arrête donc d'envisager le pire...

- t'as raison, on dirait toi !

Veronica relevant la tête un instant le fusilla du regard avant se remettre à surveiller le traceur.

- Je pense qu'elle bouge vraiment cette fois s'exclama-t-elle soudain... le traceur a vraiment bougé

- brune, grande, élancée, des jambes de rêve et un corps de déesse c'est ça ?

- comment veux-tu que je le sache rétorqua Veronica agacée sans quitter son écran des yeux.

- parce que moi je pense que je l'ai en visu... et quel visu !!!... tout simplement sublime...

A ces mots, Veronica reporta toute son attention sur la femme qui venait de sortir de l'immeuble et qui se dirigeait vers une voiture noire, de l'autre côté du trottoir. Consultant à nouveau son écran, force fut pour Veronica de constater que Logan semblait avoir raison.

- suis-la intima Veronica en constatant que le point rouge sur l'écran avait suivi la trajectoire utilisée par la jeune femme brune... je pense que nous la tenons.

- et c'est parti s'exclama Logan en tournant la clef dans le contact.

Le véhicule de Marly Jones, suivit à distance par celui de Veronica et Logan, s'inséra dans la circulation du boulevard St Germain jusqu'au Pont de la Concorde où elle rattrapa la voie Rive Gauche avant de traverser la Seine par le Pont de l'Alma et de s'engouffrer vivement dans un parking souterrain. C'est alors qu'ils constatèrent qu'ils se trouvaient sur l'avenue Georges V à quelques mètres du Cabaret Crazy Horse.

- Et là, on fait quoi ? Interrogea Logan hésitant à descendre à la suite de la petite auto noire de Marly Jones.

- si tu descends, avec les tonnes de béton, je n'aurai plus le signal, il faut que tu nous trouves une place à proximité pour planquer au cas où ça s'éterniserai, moi je descends, je vais essayer de ne pas la perdre. On se retrouve devant le cabaret.

- à vos ordres chef ironisa Logan.

Veronica haussa les épaules avant de descendre pour aller lire sur le plan d'accès du parking souterrain les autres possibilités qui s'offrait à Marly pour échapper à sa vigilance. La chance était de son côté, il ne semblait pas y avoir d'autre issue que les escaliers en colimaçon qu'elle apercevait à quelques pas.

Feignant d'admirer la devanture des magasins, le casque de son ipod fictivement branché, vissé sur sa tête, elle guettait la sortie de la jeune femme quand elle l'aperçu dans le reflet de la vitrine du magasin, se dirigeant vers la petite porte sur le côté du cabaret.

Discrètement Veronica la suivit jusqu'à ce qu'elle pousse la porte et disparaisse derrière après avoir inséré une carte magnétique dans la fente d'un boîtier électronique placé au-dessus de la poignée. A tout hasard Veronica tenta sa chance à nouveau et appuya sur le battant de la porte qui refusa de s'ouvrir. "Ça aurait été trop beau, pas deux fois dans la même journée quand même". Soupirant elle pivota sur elle-même et se retrouva nez à nez avec un Logan encore essoufflé d'avoir couru pour la rejoindre.

- Pas moyen de se garer dans cette ville ! Se plaignit-il en reprenant son souffle plié en deux les deux mains posées sur ses cuisses. J'ai du joué un peu aux auto-tamponneuses dans une rue transversale pour que nous ayons quand même une vue stratégique sur l'entrée du cabaret.

- Parfait... parce que là nous ne pouvons rien faire de mieux que de retourner à la voiture et d'attendre que Marly Jones ne ressorte. La porte est sécurisée par un boîtier magnétique et je n'ai pas Mac sous la main pour me fabriquer une carte maison chuchota-t-elle en lui désignant discrètement l'entrée où avait disparu la jeune femme.

Résignés à une longue attente, ils retournèrent à la voiture, non sans avoir craquer au passage devant les appétissantes viennoiseries exposés à l'étal d'une boulangerie rencontrée sur leur chemin.

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