C'est vers midi seulement qu'ils rejoignirent enfin leur chambre d'hôtel.
Bien décidé à en apprendre plus sur les Dufrancatel et leur progéniture, Veronica avait entraîné Logan et le capitaine dans tous les cafés et commerces qu'elle avait croisé. Au final elle se sentait satisfaite, elle en avait appris bien plus en une heure que depuis les trois derniers jours.
Un peu frileux au début et plutôt méfiants vis à vis de ces étrangers tout droit débarqués de leur Californie natale et qui posaient décidément beaucoup trop de questions, les personnes interrogées étaient restés très vague, s'attardant à décrire essentiellement le côté "devanture" de la famille Dufrancatel... puis de fil en aiguille, de plaisanteries en flatteries, était venu le temps des confidences et là les informations avaient commencé à pleuvoir.
C'est ainsi qu'ils avaient appris que les parents de Michel Dufrancatel arrivaient tout droit de la banlieue marseillaise lorsqu'ils avaient acheté le mât à Carpentras et on racontait aussi qu'ils avaient fui Marseille à cause des rackets opérés sur les commerçants du quartier où ils vivaient par la mafia locale ; que malgré une façade de famille idéale jalousement cultivée, Marie Dufrancatel avait un amant parmi les saisonniers agricoles ; que Michel Dufrancatel avait souvent des accès de violence qu'ils retournaient contre sa femme et ses filles ; qu'Emmanuelle avait hérité du caractère de son père ; que c'était Michel Dufrancatel qui avait forcé la main à Valentine pour qu'elle épouse Damien de Saint Almont et qu'on racontait encore, quoique plus discrètement, que ça n'était pas Michel Dufrancatel qui avait péri dans l'incendie de sa maison... autant dire une foultitude d'informations qu'ils allaient devoir trier et vérifier avant de pouvoir les utiliser dans une quelconque hypothèse !...
Veronica soupira. Elle avait confié à Logan le soin de descendre à la réception faxer à Mac les dossiers que leur avait remis Estienne tandis qu'elle se chargeait de lui faire un topo, via sa messagerie, de toutes les recherches qu'elle avait besoin qu'elle effectue pour elle. Il était déjà 14h, et une fois leur sac de voyage bouclé, ils allaient devoir se mettre en route vers la gare s'ils voulaient ne pas rater leur train pour Paris.
Elle en était là de ses réflexions lorsque Logan entra dans la chambre.
- C'est bon, mon sac est prêt et pour les dossiers tout est parti lança-t-il
Veronica tourna un instant les yeux vers l'écran de ordinateur portable et vit la fenêtre de messagerie qu'elle partageait avec Mac s'ouvrir.
- ...et bien reçu apparemment finit Veronica en désignant d'un sourire la fenêtre de la messagerie ou s'inscrivait la réponse de Mac : "Le coucou est dans le nid (traduction : C'est bon j'ai bien reçu tous les dossiers et je m'en occupe le plus vite possible)"
- parfait s'exclama Logan en posant son sac dans l'entrée. Et maintenant dis moi qui est le méchant !
- LE méchant fit Veronica amusée. Je n'ai aucune certitude concernant le tueur en série potentiel mais je peux d'ores et déjà te dire que dans cette histoire, moi des méchants, j'en vois une tripotée !
- Oui bah laisse moi me réjouir tranquillement tu veux... pour une fois que je n'y suis pour rien... et que tu me crois fit-il en s'avançant au-dessus d'elle posant les mains de chaque côté sur les accoudoirs du fauteuil dans lequel elle s'était installée pour "discuter" avec Mac.
- Certes... répondit Veronica en posant ses mains sur les bras tendus de Logan, un sourire moqueur sur ses lèvres. N'empêche... tu vois où ça peut conduire une vie de patachon... un père violent, une mère infidèle...
- Allez debout Mars coupa Logan en se redressant, sentant que la conversation n'allait pas tardé à s'engager sur une pente beaucoup trop glissante pour lui. Nous avons un train à prendre !
Veronica le suivit des yeux tandis qu'il attrapait leur deux sacs, pas dupe de sa pirouette pour échapper à la conversation qu'elle s'apprêtait à lancer.
- Tu sais Echolls... lança-t-elle en se levant pour le rejoindre après avoir enfilé rapidement son ordinateur dans son sac et vérifié qu'ils n'avaient rien oublié. Nous finirons inévitablement par l'avoir cette discussion ! Tu ne pourras pas toujours y échapper...
samedi 30 juin 2007
Nothing like You and I... 5.6
Moins de deux heures plus tard, conduit par le Capitaine Estienne, Logan et Veronica se tenaient debout devant les ruines de la maison des Dufrancatel à la périphérie de Carpentras.
- Et qu'est-ce qu'on fait maintenant demanda Logan les deux mains dans les poches, les yeux rivés sur les vestiges de ce qui avait du être un beau mât provençal.
Veronica se tenait près de lui, le regard fixé dans la même direction, se demandant ce qu'ils pourraient bien tirer de ce tas de pierres noircies huit ans après les évènements.
- Je ne suis pas certaine que nous trouvions ici ce que nous sommes venus chercher confirma-t-elle.
- Nous pourrions redescendre dans le centre, voir si quelqu'un se souvient de l'incendie et des Dufrancatel suggéra Logan.
- Dites-nous Capitaine Estienne, que contient le rapport que vous nous avez remis concernant cet incendie et l'enquête qui en a découlé demanda Veronica. Il est rédigé en français et nous avons eu quelques difficultés à en saisir les détails ajouta-t-elle pour dissimuler le fait qu'ils n'avaient même pas ouvert un seul des dossiers confiés bien trop occupés qu'ils étaient à se redécouvrir sensuellement parlant.
Logan, toujours les deux mains dans les poches se tourna franchement vers elle, une moue ironique sur les lèvres semblant sur le point d'ajouter un commentaire.
- La ferme Echolls le prévint-elle en le pointant du doigt genre "si tu dis quoique ce soit..."
Hilare, Logan recula d'un pas et leva les deux mains en signe de protestation.
- Je n'allais rien dire !... Détends toi Mars !
- Mon oeil ! répliqua Veronica en lui jetant un regard noir.
Les subtilités de la dualité Veronica/Logan lui échappant, Estienne avait rapidement récupéré le dossier concerné dans le coffre de sa voiture et se concentrait à présent sur sa lecture.
- Il semblerait que l'incendie soit parti du local réservé aux outils accolé à un des murs à l'arrière de la maison où était entreposée une petite bouteille de gaz servant pour le chalumeau de Monsieur Dufrancatel.
Perplexe Veronica fixa un instant Estienne sans un mot.
- Il y a quelque chose que je ne m'explique pas bien, commença-t-elle en se dirigeant vers les décombres, comment en avez-vous déduit qu'il s'agissait un incendie d'origine criminel ?
- Parce que s'il a été prouvé que l'incendie avait bien été déclenché par l'explosion de la bouteille de gaz, il a été prouvé aussi que ça ne pouvait pas être du au fait que le chalumeau est pu être mal éteint, un rapport d'expert indique que l'embout du chalumeau n'avait pas été utilisé depuis bien longtemps.
- Où les corps ont-ils été retrouvés ? demanda Logan en suivant des yeux Veronica qui inspectait les pierres et les pans de murs qui restaient encore de la maison.
- Dans la chambre, on suppose qu'ils étaient couchés au moment de l'incendie.
- ça c'est passé pendant la nuit ? questionna Veronica en revenant vers eux.
- non non, en plein après-midi. C'est un appel à la brigade des sapeurs-pompiers qui a signalé l'incendie.
- qui a signalé l'incendie ?
- L'appel était anonyme. La brigade était déjà en intervention sur deux autres incendies de forêt, le temps qu'ils interviennent la maison n'était plus qu'un tas de cendres.
- Ça a été un très gros choc pour nous tous lança une voix derrière eux. Bonjour, je vous ai vu vous engagé dans l'impasse, je me doutais que je vous retrouverai là expliqua l'homme qui s'était immiscé dans leur conversation. Je suis Mathias Pambou, j'habite plus bas sur le chemin, j'étais pompier volontaire à l'époque de l'incendie, comme Michel d'ailleurs, je faisais partie de l'équipe qui est intervenue sur les lieux... trop tard hélas.
- Monsieur Pambou...
- Mathias s'il vous plait.
- oui, Mathias reprit Veronica en faisant signe à Estienne de traduire ce qu'elle allait dire. Comment expliquez-vous qu'un incendie d'une telle intensité au regard de ce qu'il reste de la maison n'est pas pris dans la pinède attenante ?
Mathias haussa les épaules.
- ça c'est passé en automne et ce jour là nous avons essuyé un gros orage.
- d'accord... et les incendies de forêt sur lesquels vous étiez en déjà opération alors ? insista Veronica. Comment ont-ils pu prendre et se propager suffisamment pour vous empêcher d'intervenir ici si comme vous venez de le dire il avait plu la semaine précédente ?... c'est incohérent !
- C'est la foudre qui a déclenché l'incendie, le fait que l'éteindre nous ai retenu autant n'est du qu'au simple fait qu'il s'agissait de pins et que c'est un bois très inflammable... rien d'autre.
- Alors on en revient toujours au même point, pourquoi et comment les pins autour de la maison ont-il pu résister au feu ?
Mathias ne sut que répondre à Veronica qui se tourna, le regard interrogateur vers le Capitaine Estienne.
- Je n'ai rien dans le dossier à ce sujet non plus confirma-t-il
Soupirant longuement Veronica se dirigea vers la voiture quand soudain elle fit face aux trois hommes qui l'avaient suivi et s'adressa à Estienne.
- Capitaine, pouvez-vous me passer le résultat de l'analyse ADN des deux corps s'il vous plait.
- euh... ça ne va pas être possible.
- Et pourquoi ça demanda Logan.
- Aucune analyse ADN n'a pu être pratiqué. Nous n'avons pas retrouvé les corps. Du moins si... mais ça n'était plus qu'un tas de cendres absolument impossible à analyser.
- Je croyais qu'ils avaient parfaitement été identifié s'étonna Veronica.
- Oui tout à fait, nous avons retrouvé tous les bijoux de Madame Dufrancatel ainsi que la montre, l'alliance et le médaillon de Monsieur Dufrancatel. Ce qui n'a laissé aucun doute quant à l'identité des corps.
- bien répondit Veronica soucieuse. Nous n'avons plus rien à faire ici. Nous devons rentrer à l'hôtel maintenant, j'ai encore deux ou trois choses à vérifier ajouta-t-elle à l'attention d'Estienne. Ensuite nous reprendrons le train pour Paris.
Après avoir échangé rapidement ses coordonnées avec Mathias et l'avoir remercier pour son aide, Veronica monta dans la voiture suivit de Logan et du Capitaine qui, une fois tout le monde à bord, reprit le chemin vers Aix.
Veronica, le visage tourné vers le bas côté qui défilait à tout allure, tournait et retournait le scénario que les derniers éléments lui avaient permis d'échafauder. Elle sentait qu'elle approchait du but mais ne parvenait pas encore à faire le lien avec Emmanuelle, du moins pas directement et cela l'agaçait prodigieusement.
- Il faut que j'arrive à joindre Mac quand nous serons à l'hôtel fit-elle tout à coup.
Assis à l'avant, Logan tourna la tête vers elle.
- Tu penses avoir trouvé quelque chose ?
- peut-être... répondit-elle la tête rejetée en arrière sur l'appui-tête, le regard tourné vers la vitre. Pouvez-vous faire un tour par le centre ville avant de rentrer sur Aix Capitaine ? demanda-t-elle soudain en se redressant.
- Pas de problème répondit Estienne en tournant sur la droite en direction du centre ville de Carpentras.
- Et qu'est-ce qu'on fait maintenant demanda Logan les deux mains dans les poches, les yeux rivés sur les vestiges de ce qui avait du être un beau mât provençal.
Veronica se tenait près de lui, le regard fixé dans la même direction, se demandant ce qu'ils pourraient bien tirer de ce tas de pierres noircies huit ans après les évènements.
- Je ne suis pas certaine que nous trouvions ici ce que nous sommes venus chercher confirma-t-elle.
- Nous pourrions redescendre dans le centre, voir si quelqu'un se souvient de l'incendie et des Dufrancatel suggéra Logan.
- Dites-nous Capitaine Estienne, que contient le rapport que vous nous avez remis concernant cet incendie et l'enquête qui en a découlé demanda Veronica. Il est rédigé en français et nous avons eu quelques difficultés à en saisir les détails ajouta-t-elle pour dissimuler le fait qu'ils n'avaient même pas ouvert un seul des dossiers confiés bien trop occupés qu'ils étaient à se redécouvrir sensuellement parlant.
Logan, toujours les deux mains dans les poches se tourna franchement vers elle, une moue ironique sur les lèvres semblant sur le point d'ajouter un commentaire.
- La ferme Echolls le prévint-elle en le pointant du doigt genre "si tu dis quoique ce soit..."
Hilare, Logan recula d'un pas et leva les deux mains en signe de protestation.
- Je n'allais rien dire !... Détends toi Mars !
- Mon oeil ! répliqua Veronica en lui jetant un regard noir.
Les subtilités de la dualité Veronica/Logan lui échappant, Estienne avait rapidement récupéré le dossier concerné dans le coffre de sa voiture et se concentrait à présent sur sa lecture.
- Il semblerait que l'incendie soit parti du local réservé aux outils accolé à un des murs à l'arrière de la maison où était entreposée une petite bouteille de gaz servant pour le chalumeau de Monsieur Dufrancatel.
Perplexe Veronica fixa un instant Estienne sans un mot.
- Il y a quelque chose que je ne m'explique pas bien, commença-t-elle en se dirigeant vers les décombres, comment en avez-vous déduit qu'il s'agissait un incendie d'origine criminel ?
- Parce que s'il a été prouvé que l'incendie avait bien été déclenché par l'explosion de la bouteille de gaz, il a été prouvé aussi que ça ne pouvait pas être du au fait que le chalumeau est pu être mal éteint, un rapport d'expert indique que l'embout du chalumeau n'avait pas été utilisé depuis bien longtemps.
- Où les corps ont-ils été retrouvés ? demanda Logan en suivant des yeux Veronica qui inspectait les pierres et les pans de murs qui restaient encore de la maison.
- Dans la chambre, on suppose qu'ils étaient couchés au moment de l'incendie.
- ça c'est passé pendant la nuit ? questionna Veronica en revenant vers eux.
- non non, en plein après-midi. C'est un appel à la brigade des sapeurs-pompiers qui a signalé l'incendie.
- qui a signalé l'incendie ?
- L'appel était anonyme. La brigade était déjà en intervention sur deux autres incendies de forêt, le temps qu'ils interviennent la maison n'était plus qu'un tas de cendres.
- Ça a été un très gros choc pour nous tous lança une voix derrière eux. Bonjour, je vous ai vu vous engagé dans l'impasse, je me doutais que je vous retrouverai là expliqua l'homme qui s'était immiscé dans leur conversation. Je suis Mathias Pambou, j'habite plus bas sur le chemin, j'étais pompier volontaire à l'époque de l'incendie, comme Michel d'ailleurs, je faisais partie de l'équipe qui est intervenue sur les lieux... trop tard hélas.
- Monsieur Pambou...
- Mathias s'il vous plait.
- oui, Mathias reprit Veronica en faisant signe à Estienne de traduire ce qu'elle allait dire. Comment expliquez-vous qu'un incendie d'une telle intensité au regard de ce qu'il reste de la maison n'est pas pris dans la pinède attenante ?
Mathias haussa les épaules.
- ça c'est passé en automne et ce jour là nous avons essuyé un gros orage.
- d'accord... et les incendies de forêt sur lesquels vous étiez en déjà opération alors ? insista Veronica. Comment ont-ils pu prendre et se propager suffisamment pour vous empêcher d'intervenir ici si comme vous venez de le dire il avait plu la semaine précédente ?... c'est incohérent !
- C'est la foudre qui a déclenché l'incendie, le fait que l'éteindre nous ai retenu autant n'est du qu'au simple fait qu'il s'agissait de pins et que c'est un bois très inflammable... rien d'autre.
- Alors on en revient toujours au même point, pourquoi et comment les pins autour de la maison ont-il pu résister au feu ?
Mathias ne sut que répondre à Veronica qui se tourna, le regard interrogateur vers le Capitaine Estienne.
- Je n'ai rien dans le dossier à ce sujet non plus confirma-t-il
Soupirant longuement Veronica se dirigea vers la voiture quand soudain elle fit face aux trois hommes qui l'avaient suivi et s'adressa à Estienne.
- Capitaine, pouvez-vous me passer le résultat de l'analyse ADN des deux corps s'il vous plait.
- euh... ça ne va pas être possible.
- Et pourquoi ça demanda Logan.
- Aucune analyse ADN n'a pu être pratiqué. Nous n'avons pas retrouvé les corps. Du moins si... mais ça n'était plus qu'un tas de cendres absolument impossible à analyser.
- Je croyais qu'ils avaient parfaitement été identifié s'étonna Veronica.
- Oui tout à fait, nous avons retrouvé tous les bijoux de Madame Dufrancatel ainsi que la montre, l'alliance et le médaillon de Monsieur Dufrancatel. Ce qui n'a laissé aucun doute quant à l'identité des corps.
- bien répondit Veronica soucieuse. Nous n'avons plus rien à faire ici. Nous devons rentrer à l'hôtel maintenant, j'ai encore deux ou trois choses à vérifier ajouta-t-elle à l'attention d'Estienne. Ensuite nous reprendrons le train pour Paris.
Après avoir échangé rapidement ses coordonnées avec Mathias et l'avoir remercier pour son aide, Veronica monta dans la voiture suivit de Logan et du Capitaine qui, une fois tout le monde à bord, reprit le chemin vers Aix.
Veronica, le visage tourné vers le bas côté qui défilait à tout allure, tournait et retournait le scénario que les derniers éléments lui avaient permis d'échafauder. Elle sentait qu'elle approchait du but mais ne parvenait pas encore à faire le lien avec Emmanuelle, du moins pas directement et cela l'agaçait prodigieusement.
- Il faut que j'arrive à joindre Mac quand nous serons à l'hôtel fit-elle tout à coup.
Assis à l'avant, Logan tourna la tête vers elle.
- Tu penses avoir trouvé quelque chose ?
- peut-être... répondit-elle la tête rejetée en arrière sur l'appui-tête, le regard tourné vers la vitre. Pouvez-vous faire un tour par le centre ville avant de rentrer sur Aix Capitaine ? demanda-t-elle soudain en se redressant.
- Pas de problème répondit Estienne en tournant sur la droite en direction du centre ville de Carpentras.
Nothing like You and I... 5.5
Logan émergea des brumes du sommeil épuisé et désorienté. Il avait encore rêvé de Veronica. Cette fois son inconscient lui avait suggéré un scénario très très érotique. Il s'était vu dans un lit avec elle, la couvrant de baisers et de caresses toujours plus audacieuses jusqu'à ce qu'étourdie de désir, elle lui fasse subir à son tour les plus subtiles des tortures.
Parviendrait-il donc jamais à s'arracher Veronica du coeur ?
Soudain il prit conscience qu'un corps était lové contre lui. Avec peine, il tenta de se souvenir avec qui il avait passé la nuit, où il l'avait rencontrée, dans quel bar il l'avait soulevé...
Ouvrant enfin les yeux, inquiet de découvrir qui il avait bien pu ramener au Neptune, il resta un instant interdit avant que sa mémoire ne se remette correctement à fonctionner. Il était à Paris... non, il était à Aix dans une chambre d'hôtel... non... dans la chambre d'hôtel de Veronica... Veronica ????
Baissant les yeux vers la tête blottie dans le creux de son épaule il l'aperçu.
- Qu'est qu'il y a Echolls ? Des soucis de mémoire ?... demanda-t-elle en se redressant et en le fixant dans une moue ironique...
- Quoi ? demanda-t-il se demandant un instant si elle n'avait pas déjà posé un micro dans sa tête pendant son sommeil tant sa remarque tapait juste.
- Je t'ai senti te raidir pendant que tu me palpais... j'en ai déduis que tu avais un doute quant à mon identité !... je me trompe ?? demanda-t-elle en se levant
- Je...
- Laisse tomber Echolls, je comprends que certains réflexes aient la vie dure... lança-t-elle moqueusement depuis la salle de bain. Par contre si tu pouvais attérir ne serait-ce que deux secondes le temps de rejoindre ta chambre pour prendre ta douche avant qu'Estienne ne passe nous prendre...
Retrouvant enfin tous ces esprits Logan se leva précipitamment et fila se préparer. Il était déjà tard. Il leur restait dix minutes avant qu'Estienne ne les emmène à Carpentras dans le village qui avait vu grandir les filles Dufrancatel et mourir leurs parents...
Parviendrait-il donc jamais à s'arracher Veronica du coeur ?
Soudain il prit conscience qu'un corps était lové contre lui. Avec peine, il tenta de se souvenir avec qui il avait passé la nuit, où il l'avait rencontrée, dans quel bar il l'avait soulevé...
Ouvrant enfin les yeux, inquiet de découvrir qui il avait bien pu ramener au Neptune, il resta un instant interdit avant que sa mémoire ne se remette correctement à fonctionner. Il était à Paris... non, il était à Aix dans une chambre d'hôtel... non... dans la chambre d'hôtel de Veronica... Veronica ????
Baissant les yeux vers la tête blottie dans le creux de son épaule il l'aperçu.
- Qu'est qu'il y a Echolls ? Des soucis de mémoire ?... demanda-t-elle en se redressant et en le fixant dans une moue ironique...
- Quoi ? demanda-t-il se demandant un instant si elle n'avait pas déjà posé un micro dans sa tête pendant son sommeil tant sa remarque tapait juste.
- Je t'ai senti te raidir pendant que tu me palpais... j'en ai déduis que tu avais un doute quant à mon identité !... je me trompe ?? demanda-t-elle en se levant
- Je...
- Laisse tomber Echolls, je comprends que certains réflexes aient la vie dure... lança-t-elle moqueusement depuis la salle de bain. Par contre si tu pouvais attérir ne serait-ce que deux secondes le temps de rejoindre ta chambre pour prendre ta douche avant qu'Estienne ne passe nous prendre...
Retrouvant enfin tous ces esprits Logan se leva précipitamment et fila se préparer. Il était déjà tard. Il leur restait dix minutes avant qu'Estienne ne les emmène à Carpentras dans le village qui avait vu grandir les filles Dufrancatel et mourir leurs parents...
jeudi 28 juin 2007
Nothing like You and I... 5.4
Épuisés, Veronica et Logan se firent déposer devant leur hôtel. Le trajet jusqu'à Aix et la soirée passée à absorber les décibels déversées par les énormes haut-parleurs planqués dans les murs de la boîte... c'était plus qu'il n'en fallait à Veronica et elle n'aspirait qu'à une chose : dormir !
- ça va ? s'inquiéta Logan alors qu'ils rejoignaient respectivement leur chambre par le grand escalier qui surplombait la réception.
- fatiguée arriva-t-elle seulement à articuler.
- On oublie la lecture des dossiers remis par Estienne si tu veux... on remet ça à demain matin avant de partir pour Carpentras. proposa Logan.
- Ah oui... j'avais complètement oublié cette histoire de dossiers... non, il faut que j'en prenne connaissance ce soir, j'ai besoin de savoir ce qu'ils contiennent, j'ai le cerveau en miette à force de retourner tout ce que l'on a dans tous les sens, il me faut du sang neuf, peut être que nous trouverons quelque chose à nous mettre sous là dent là dedans répondit-elle dans un pauvre sourire.
- ok, allons dans ta chambre alors, comme ça si tu joue ta belle au bois dormant, avachie sur un des dossiers, je n'aurai pas à te porter jusque dans ton lit ajouta Logan dans un clin d'oeil malicieux.
- Je reconnais bien là ta galanterie Echolls rétorqua Veronica en le bousculant de l'épaule.
Profitant de son geste Logan passa un bras réconfortant sur ses épaules et l'attira contre lui tandis qu'ils rejoignaient la chambre de Veronica.
- es-tu sûre de vouloir faire ça ce soir insista-t-il tandis que Veronica s'écartant de lui, s'affalait les bras en croix sur son lit.
- Echolls... tu as mieux à me proposer pour faire avancer cette enquête ? questionna-t-elle sans se redresser, les yeux fermés et dans un long soupir.
Un sourire coquin naquit sur les lèvres de Logan alors qu'il se glissait lentement près d'elle.
- Je peux savoir ce que tu fais Echolls demanda-t-elle sans se donner la peine d'ouvrir les yeux.
- Je me disais que j'avais bien une autre suggestion à te faire et que je ne trouverai pas de meilleure occasion que celle-là à savoir toi allongée là incapable de m'expédier ad patres.
- Dégage Echolls ! rétorqua-t-elle en n'ouvrant qu'un seul oeil. C'est vraiment pas le moment...
- je n'en vois pas de meilleur souffla Logan d'une voix rauque tandis que la tête posée sur son bras replié il posait une main aventureuse sur sa gorge laissant courir ses doigts jusqu'au creux de son ventre.
Insidieusement le pouls de Veronica se mit à battre plus fort, accélérant son souffle. Sa fatigue semblait soudain envolée et elle n'avait qu'une envie, s'abandonner dans ses bras et retrouver la chaleur de ses caresses.
- je ne pense pas que ça soit une très bonne idée tenta-t-elle dans un murmure tandis qu'elle ouvrait les yeux et tournait son visage vers Logan plongeant son regard dans le sien...
- donne moi une seule bonne raison demanda Logan en s'approchant plus près encore, caressant de sa bouche le contour des lèvres de Veronica qui retenait son souffle.
- On a déjà essayé et ça n'a pas marché...
Prenant conscience qu'elle ne parlait pas de sexe mais bien de leur relation, Logan se rejeta en arrière à ses mots puis se levant, se passant une main dans les cheveux, accablé.
- Je pense qu'il est temps que nous parlions fit-il d'une voix grave.
Entre temps Veronica qui regrettait déjà d'avoir laissé ses vieilles angoisses revenir à la charge s'était assise sur le bord du lit.
- Je ne crois pas. On a déjà parlé et... tu as vu le résultat... on en revient toujours au même point argua-t-elle doucement.
- Je te dois des excuses... lâcha Logan brusquement alors qu'un long silence s'était installé entre eux.
- Des excuses ??
- Oui... pour avoir pris notre relation avec trop de légèreté... j'ai cru qu'être près de toi suffisait... Je ne sais pas comment t'expliquer ça... je crois que je ne me suis pas assez impliqué... ou alors que je n'ai tout simplement pas cru à notre histoire ou pas suffisamment...
- ...ou parce que je ne t'ai pas laissé y croire, que je ne t'ai pas laissé assez de place, que je ne t'ai pas accordé assez de crédibilité... acheva Veronica dans un murmure comme pour elle-même. S'était... difficile après tout ce que nous avions traversé... d'imaginer que tu puisses être là, près de moi, avec moi... c'était comme un non sens...
- J'avais juste peur que tu disparaisses comme Lily et qu'il ne me reste à nouveau plus rien, ni personne... m'engager... c'était me rendre à nouveau vulnérable et risquer d'avoir mal... encore
Logan s'interrompit un instant. Debout devant la fenêtre de la chambre de Veronica il fixait un point sans le voir. Brusquement il pivota sur lui-même et vint la rejoindre sur le bord du lit.
Veronica était restée là, tétanisée par l'aveu de Logan... c'était tellement difficile d'imaginer qu'il ait pu ressentir les mêmes peurs qu'elle après le départ de sa mère et la mort de Lily... tellement bouleversant... ; elle ne put s'empêcher de frémir lorsqu'il s'asseya à côté d'elle, si près qu'elle pouvait le sentir contre sa cuisse.
Logan demeura ainsi de longues minutes à la regarder sans rien dire quand soudain, incapable de résister, il posa un doigt sous son menton tournant son visage vers lui, puis se penchant alors en avant, posa ses lèvres sur les siennes. Peu à peu il oublia tout ses doutes, toutes ses craintes et se fit plus gourmand.
Veronica s'abandonna instantanément. C'est là qu'avait toujours été sa place, elle le savait maintenant et rien n'y personne ne pourrait plus rien y changer.
Faisant table rase de tout ce qui avait pu les séparer, les heurter et les blesser, elle promena sa main le long de son torse puis, d'un geste, sortit le t-shirt de son jean avant d'y glisser une main caressante et avide. Avec un sourire Logan souleva très doucement le pull de Veronica et commença à promener sa langue sur son ventre tandis que rejetant sa tête en arrière elle s'abandonnait à ses baisers. C'était si bon que plus rien n'avait d'importance, plus rien sauf eux et ce lien indéfinissable qui les unissait au-delà de tout.
Lorsqu'elle sentit la main de Logan se glisser sous son soutien-gorge, elle se cambra pour l'inviter à aller plus loin. Affamée elle se colla à lui plus près encore tandis que Logan laissait courir sa langue entre ses seins.
- Déshabille toi lui chuchota-t-elle d'une voix sensuelle lorsque sa bouche vint titiller le lobe de son oreille.
Logan se redressa, et sans la quitter des yeux, ôta tous ses vêtements. Veronica n'arrivait pas à détacher son regard de ce corps qu'elle aimait tant. Elle le contemplait, fascinée et sentait qu'elle n'allait pas pouvoir résister beaucoup plus longtemps, elle avait besoin de le toucher, de le caresser, de le sentir... un frisson de désir la parcourut. Elle se leva à son tour pour se déshabiller et vint enfouir son visage dans le cou de Logan avant de l'embrasser. Puis, lentement, sans quitter Logan des yeux, elle fit glisser une bretelle de soutien-gorge sur son épaule avant de l'inviter à faire la même chose avec la seconde bretelle.
- Dépêche-toi souffla-t-elle, j'ai trop envie de toi.
- Tu sais fit-il en la pressant contre lui, je voulais vraiment qu'on parle, une vraie conversation d'adulte...
- Ah oui, et que s'est-il passé pour que tu ne le fasses pas ? demanda-t-elle d'une voix mutine.
- Je crois bien que j'ai perdu la tête répondit-il avant de fermer les yeux, envoûté par les caresses de Veronica. Mais c'est de ta faute...
Ils tombèrent alors sur le lit, emportés par le tourbillon d'une passion qui les garda à l'abri derrière les quatre murs de leur chambre d'hôtel jusqu'à une heure avancée de la nuit..
- ça va ? s'inquiéta Logan alors qu'ils rejoignaient respectivement leur chambre par le grand escalier qui surplombait la réception.
- fatiguée arriva-t-elle seulement à articuler.
- On oublie la lecture des dossiers remis par Estienne si tu veux... on remet ça à demain matin avant de partir pour Carpentras. proposa Logan.
- Ah oui... j'avais complètement oublié cette histoire de dossiers... non, il faut que j'en prenne connaissance ce soir, j'ai besoin de savoir ce qu'ils contiennent, j'ai le cerveau en miette à force de retourner tout ce que l'on a dans tous les sens, il me faut du sang neuf, peut être que nous trouverons quelque chose à nous mettre sous là dent là dedans répondit-elle dans un pauvre sourire.
- ok, allons dans ta chambre alors, comme ça si tu joue ta belle au bois dormant, avachie sur un des dossiers, je n'aurai pas à te porter jusque dans ton lit ajouta Logan dans un clin d'oeil malicieux.
- Je reconnais bien là ta galanterie Echolls rétorqua Veronica en le bousculant de l'épaule.
Profitant de son geste Logan passa un bras réconfortant sur ses épaules et l'attira contre lui tandis qu'ils rejoignaient la chambre de Veronica.
- es-tu sûre de vouloir faire ça ce soir insista-t-il tandis que Veronica s'écartant de lui, s'affalait les bras en croix sur son lit.
- Echolls... tu as mieux à me proposer pour faire avancer cette enquête ? questionna-t-elle sans se redresser, les yeux fermés et dans un long soupir.
Un sourire coquin naquit sur les lèvres de Logan alors qu'il se glissait lentement près d'elle.
- Je peux savoir ce que tu fais Echolls demanda-t-elle sans se donner la peine d'ouvrir les yeux.
- Je me disais que j'avais bien une autre suggestion à te faire et que je ne trouverai pas de meilleure occasion que celle-là à savoir toi allongée là incapable de m'expédier ad patres.
- Dégage Echolls ! rétorqua-t-elle en n'ouvrant qu'un seul oeil. C'est vraiment pas le moment...
- je n'en vois pas de meilleur souffla Logan d'une voix rauque tandis que la tête posée sur son bras replié il posait une main aventureuse sur sa gorge laissant courir ses doigts jusqu'au creux de son ventre.
Insidieusement le pouls de Veronica se mit à battre plus fort, accélérant son souffle. Sa fatigue semblait soudain envolée et elle n'avait qu'une envie, s'abandonner dans ses bras et retrouver la chaleur de ses caresses.
- je ne pense pas que ça soit une très bonne idée tenta-t-elle dans un murmure tandis qu'elle ouvrait les yeux et tournait son visage vers Logan plongeant son regard dans le sien...
- donne moi une seule bonne raison demanda Logan en s'approchant plus près encore, caressant de sa bouche le contour des lèvres de Veronica qui retenait son souffle.
- On a déjà essayé et ça n'a pas marché...
Prenant conscience qu'elle ne parlait pas de sexe mais bien de leur relation, Logan se rejeta en arrière à ses mots puis se levant, se passant une main dans les cheveux, accablé.
- Je pense qu'il est temps que nous parlions fit-il d'une voix grave.
Entre temps Veronica qui regrettait déjà d'avoir laissé ses vieilles angoisses revenir à la charge s'était assise sur le bord du lit.
- Je ne crois pas. On a déjà parlé et... tu as vu le résultat... on en revient toujours au même point argua-t-elle doucement.
- Je te dois des excuses... lâcha Logan brusquement alors qu'un long silence s'était installé entre eux.
- Des excuses ??
- Oui... pour avoir pris notre relation avec trop de légèreté... j'ai cru qu'être près de toi suffisait... Je ne sais pas comment t'expliquer ça... je crois que je ne me suis pas assez impliqué... ou alors que je n'ai tout simplement pas cru à notre histoire ou pas suffisamment...
- ...ou parce que je ne t'ai pas laissé y croire, que je ne t'ai pas laissé assez de place, que je ne t'ai pas accordé assez de crédibilité... acheva Veronica dans un murmure comme pour elle-même. S'était... difficile après tout ce que nous avions traversé... d'imaginer que tu puisses être là, près de moi, avec moi... c'était comme un non sens...
- J'avais juste peur que tu disparaisses comme Lily et qu'il ne me reste à nouveau plus rien, ni personne... m'engager... c'était me rendre à nouveau vulnérable et risquer d'avoir mal... encore
Logan s'interrompit un instant. Debout devant la fenêtre de la chambre de Veronica il fixait un point sans le voir. Brusquement il pivota sur lui-même et vint la rejoindre sur le bord du lit.
Veronica était restée là, tétanisée par l'aveu de Logan... c'était tellement difficile d'imaginer qu'il ait pu ressentir les mêmes peurs qu'elle après le départ de sa mère et la mort de Lily... tellement bouleversant... ; elle ne put s'empêcher de frémir lorsqu'il s'asseya à côté d'elle, si près qu'elle pouvait le sentir contre sa cuisse.
Logan demeura ainsi de longues minutes à la regarder sans rien dire quand soudain, incapable de résister, il posa un doigt sous son menton tournant son visage vers lui, puis se penchant alors en avant, posa ses lèvres sur les siennes. Peu à peu il oublia tout ses doutes, toutes ses craintes et se fit plus gourmand.
Veronica s'abandonna instantanément. C'est là qu'avait toujours été sa place, elle le savait maintenant et rien n'y personne ne pourrait plus rien y changer.
Faisant table rase de tout ce qui avait pu les séparer, les heurter et les blesser, elle promena sa main le long de son torse puis, d'un geste, sortit le t-shirt de son jean avant d'y glisser une main caressante et avide. Avec un sourire Logan souleva très doucement le pull de Veronica et commença à promener sa langue sur son ventre tandis que rejetant sa tête en arrière elle s'abandonnait à ses baisers. C'était si bon que plus rien n'avait d'importance, plus rien sauf eux et ce lien indéfinissable qui les unissait au-delà de tout.
Lorsqu'elle sentit la main de Logan se glisser sous son soutien-gorge, elle se cambra pour l'inviter à aller plus loin. Affamée elle se colla à lui plus près encore tandis que Logan laissait courir sa langue entre ses seins.
- Déshabille toi lui chuchota-t-elle d'une voix sensuelle lorsque sa bouche vint titiller le lobe de son oreille.
Logan se redressa, et sans la quitter des yeux, ôta tous ses vêtements. Veronica n'arrivait pas à détacher son regard de ce corps qu'elle aimait tant. Elle le contemplait, fascinée et sentait qu'elle n'allait pas pouvoir résister beaucoup plus longtemps, elle avait besoin de le toucher, de le caresser, de le sentir... un frisson de désir la parcourut. Elle se leva à son tour pour se déshabiller et vint enfouir son visage dans le cou de Logan avant de l'embrasser. Puis, lentement, sans quitter Logan des yeux, elle fit glisser une bretelle de soutien-gorge sur son épaule avant de l'inviter à faire la même chose avec la seconde bretelle.
- Dépêche-toi souffla-t-elle, j'ai trop envie de toi.
- Tu sais fit-il en la pressant contre lui, je voulais vraiment qu'on parle, une vraie conversation d'adulte...
- Ah oui, et que s'est-il passé pour que tu ne le fasses pas ? demanda-t-elle d'une voix mutine.
- Je crois bien que j'ai perdu la tête répondit-il avant de fermer les yeux, envoûté par les caresses de Veronica. Mais c'est de ta faute...
Ils tombèrent alors sur le lit, emportés par le tourbillon d'une passion qui les garda à l'abri derrière les quatre murs de leur chambre d'hôtel jusqu'à une heure avancée de la nuit..
Nothing like You and I... 5.3
Vers 18h, le TGV en provenance de Paris entrait en Gare d'Aix-en-Provence.
Après avoir rejoint la station de taxi, Veronica et Logan commencèrent par se trouver un hôtel dans le centre ville pour la nuit avant de rejoindre le commissariat où les attendait le capitaine de Police Estienne, le seul de l'équipe à parler couramment anglais.
La salutations et les remerciements d'usage expédiés, Veronica et Logan communiquèrent toutes leurs informations sur l'affaire ainsi que leurs hypothèses et reçurent en échange une copie des dossiers concernant la famille Dufrancatel-De Saint Almont, à savoir le rapport d'enquête sur l'incendie de la maison des parents d'Emmanuelle, celui sur l'accident de voiture de Valentine de Saint Almont et enfin celui du meurtre de Damien de Saint Almont ainsi qu'une carte de la région avec le lieu des drames marqués au feutre rouge.
Ainsi équipés, Veronica et Logan prirent tout d'abord la direction de la boîte de nuit que tenait précédemment Damien de Saint Almont. Pas que ça soit ce qu'ils auraient choisi de faire en premier lieu s'ils avaient eu plus de temps devant eux mais là, le temps justement leur était compté et puis quoi de mieux pour tenter de retrouver des personnes ayant connu les protagonistes de l'affaire et travaillant dans un club que de se montrer pendant les heures de travail !
Ils arrivèrent en taxi devant La boîte de nuit aux alentours de 20h. Il n'y avait encore personne devant pour attendre que le Club ouvre ses portes. Normal, ça n'était pas encore l'heure pour les habitués de venir s'encanailler et oublier les tracas de leur journée dans des déhanchements sans fin au son d'une musique électronique sur laquelle se déchaînaient des gogos danseuses affolantes. Choisissant de ne pas attendre l'ouverture pour rencontrer le propriétaire et son personnel, Logan et Veronica firent le tour du bâtiment avant d'apercevoir sur un de ses côtés une porte à laquelle Ils frappèrent. Ne voyant personne venir, il la poussèrent et s'engagèrent dans un long couloir éclairé par une ampoule blafarde avant de déboucher sur une petite pièce sans fenêtre, encombrée de costumes de scène brillants et colorés suspendus à des casiers qui faisaient face à des coiffeuses rudimentaires croulant sous le poids d'un nombre incalculable de maquillage et cosmétiques en tout genre. Apercevant une petite porte dérobée à la vue par un paravent, ils traversèrent la pièce et ouvrir la porte.
Ce fut comme entrer dans un palais des mille et une nuit. Tout ici était penser pour le plaisir des yeux et des sens. Un sol laqué noir parsemé de toutes petites étoiles lumineuses et colorées rappelant le plafond bleue nuit étoilé d'argent sur lequel venait savamment se refléter la lumière renvoyée par les boules à facettes disséminer dans la salle. Tout autour d'eux, une multitudes de poufs et de canapés aux couleurs chaudes et chatoyantes enserraient de petits guéridons au centre desquels de factices bougies diffusaient une lumière douce et tamisée incitant aux rapprochements et aux confidences. Plus loin sur leur droite, à l'opposé de la cabine du DJ, et encadré par des estrades de hauteurs différentes où devait s'exhiber les danseuses, un long bar laqué noir et argent trônait comme un bijou dans son écrin.
- Je peux vous renseigner ?
Logan et Veronica pivotèrent de concert. Absorbés par la découverte de l'endroit, ils n'avaient pas entendu s'approcher le propriétaire des lieux.
Maîtrisant parfaitement la langue de Shakespeare, Arturo, le propriétaire compris rapidement de quoi il retournait et leur expliqua alors que lorsqu'il avait racheté le bâtiment il n'avait eu affaire qu'à des avocats et que c'était son propre personnel qui était venu le rejoindre à l'ouverture du Club. En résumé, il n'avait jamais eu affaire, de près ou de loin à la famille Dufrancatel-De Saint Almont et en était sincèrement désolé pour les recherches de Veronica et Logan.
- Cependant vous êtes mes invités pour ce soir. Peut être que la chance vous sourira et vous permettra de rencontrer d'anciens clients présent à l'époque de De Saint Almont. Qui sait ?
Sur ces mots, alors que le personnel commençait à prendre place et que le DJ lançait le premier morceau de la soirée, il conduisit Logan et Veronica vers un douillet canapé avant de leur faire porter une bouteille de champagne couchée sur son lit de glace et deux flûte en cristal de bohème...
- Offert par la maison leur signifia la serveuse dans un sourire éblouissant avant de rejoindre le bar.
Un peu déboussolée par tant d'ostentation, Veronica jeta un regard à Logan qui lui semblait parfaitement à l'aise dans cet environnement. Rassurée par le sourire détendu qu'il lui adressa elle s'adossa enfin au dossier du canapé, se détendant enfin. Tout autour d'eux les premiers clients s'installaient tandis que les danseuses entamaient leurs danses envoûtantes de reines de la nuit.
Cela faisait bientôt deux heures maintenant et la fête autour d'eux battait son plein, le capitaine de Police Estienne était venu les rejoindre après son service accompagné d'une collègue mais malgré leurs efforts pour lier connaissance avec les habitués du club il n'avait toujours pas rencontré qui que ce soit pour leur parler des anciens propriétaires. Tout le monde semblait avoir noyé ses souvenirs dans l'alcool et la débauche. Veronica commençait à trouver le temps long et la musique poussée à son maximum, à lui taper sérieusement sur les nerfs.
- Je ne pense pas que nous trouverons quelqu'un pour nous renseigner maintenant lança-t-elle en tentant de couvrir le bruit ambiant.
- Quoi ? demanda Logan en approchant son oreille de la bouche de Veronica.
- Je disais, qu'à cette heure là, nous ne trouverons plus personne de suffisamment sobre pour nous renseigner répéta-t-elle
- Peut-être, tu veux partir lui glissa-t-il dans l'oreille
- Je commence à avoir mal à la tête avec tout ce bruit et la fumée des cigarettes.
- On y va alors.
Se levant, Logan donna le signe du départ et tous le suivirent vers la sortie quand un petit homme ratatiné en veston bleu électrique et chemise à jabot blanc les intercepta.
- Arturo m'a dit que je pourrais peut être vous aider. Vous chercher des renseignements sur les De Saint Almont n'est-ce pas ? articula-t-il fortement pour se faire entendre.
- Oui répondit le capitaine Estienne. Venez, suivez-nous ajouta-t-il en entraînant le petit bonhomme vers la sortie.
Dehors le silence de la nature contrastait étrangement avec le brouhaha du Club et ils mirent un certain temps à retrouver l'usage de leurs tympans. C'est le petit bonhomme qui donna le coup d'envoi.
- Qu'est-ce que vous voulez savoir demanda-t-il
- Que savez-vous de la mort de Damien de Saint Almont commença Logan tandis qu'Estienne traduisait.
- Pas plus que ce qu'en on dit les journaux. Il a été retrouvé mort charcuté par les pales de la broyeuse dans l'usine agro-alimentaire dont vous apercevez les sillots là-bas répondit-il en leur désignant les ombres se découpant à l'horizon.
- On dit qu'il faisait parti de la pègre marseillaise et des éléments le prouvent, savez-vous s'il avait eu maille à partir avec eux avant son décès ? interrogea à son tour Veronica.
- Non, Damien prospérait, ses affaires rapportaient beaucoup et le club était devenu un des hauts lieux de rencontre des hommes d'affaires liés à la pègre. Personne ne l'ignorait. La veille de sa mort il était encore parvenu à rallier à leur cause deux hommes d'affaires américains et il s'en félicitait ouvertement.
- Que savez-vous de sa femme ?
- Laquelle ?
- A vous de me le dire.
- Valentine était gentille et discrète mais elle ne semblait pas heureuse avec lui et venait que très rarement au club. Emmanuelle par contre avait plus de tempérament et ne mâchait pas ses mots. Damien était dur et violent avec elle. Il la voulait comme Valentine, soumise et docile, mais elle n'était pas faite de ce bois là. Je comprends qu'elle est filé.
- Vous connaissiez Emmanuelle avant qu'elle n'épouse Damien. Par exemple quand elle venait rendre visite à sa soeur.
- Damien ne laissait jamais personne approcher de Valentine. Pas plus Emmanuelle que leurs parents. Ensuite quand ce fut le tour d'Emmanuelle le problème ne se posa pas puisqu'elle n'avait plus de famille.
Estimant qu'il avait raconté tout ce qu'il savait, l'homme les salua et retourna à l'intérieur du Club.
- Nous voilà pas plus avancé soupira Veronica en se retournant vers Logan, le capitaine et sa collègue.
- Attendez que nous rencontrions les anciens voisin des Dufrancatel à Carpentras demain, vous en apprendrez peut être davantage renchérit Estienne en se dirigeant vers sa voiture garée tout près. Je vous raccompagne ?
- Oui merci répondirent ensemble Veronica et Logan.
Après avoir rejoint la station de taxi, Veronica et Logan commencèrent par se trouver un hôtel dans le centre ville pour la nuit avant de rejoindre le commissariat où les attendait le capitaine de Police Estienne, le seul de l'équipe à parler couramment anglais.
La salutations et les remerciements d'usage expédiés, Veronica et Logan communiquèrent toutes leurs informations sur l'affaire ainsi que leurs hypothèses et reçurent en échange une copie des dossiers concernant la famille Dufrancatel-De Saint Almont, à savoir le rapport d'enquête sur l'incendie de la maison des parents d'Emmanuelle, celui sur l'accident de voiture de Valentine de Saint Almont et enfin celui du meurtre de Damien de Saint Almont ainsi qu'une carte de la région avec le lieu des drames marqués au feutre rouge.
Ainsi équipés, Veronica et Logan prirent tout d'abord la direction de la boîte de nuit que tenait précédemment Damien de Saint Almont. Pas que ça soit ce qu'ils auraient choisi de faire en premier lieu s'ils avaient eu plus de temps devant eux mais là, le temps justement leur était compté et puis quoi de mieux pour tenter de retrouver des personnes ayant connu les protagonistes de l'affaire et travaillant dans un club que de se montrer pendant les heures de travail !
Ils arrivèrent en taxi devant La boîte de nuit aux alentours de 20h. Il n'y avait encore personne devant pour attendre que le Club ouvre ses portes. Normal, ça n'était pas encore l'heure pour les habitués de venir s'encanailler et oublier les tracas de leur journée dans des déhanchements sans fin au son d'une musique électronique sur laquelle se déchaînaient des gogos danseuses affolantes. Choisissant de ne pas attendre l'ouverture pour rencontrer le propriétaire et son personnel, Logan et Veronica firent le tour du bâtiment avant d'apercevoir sur un de ses côtés une porte à laquelle Ils frappèrent. Ne voyant personne venir, il la poussèrent et s'engagèrent dans un long couloir éclairé par une ampoule blafarde avant de déboucher sur une petite pièce sans fenêtre, encombrée de costumes de scène brillants et colorés suspendus à des casiers qui faisaient face à des coiffeuses rudimentaires croulant sous le poids d'un nombre incalculable de maquillage et cosmétiques en tout genre. Apercevant une petite porte dérobée à la vue par un paravent, ils traversèrent la pièce et ouvrir la porte.
Ce fut comme entrer dans un palais des mille et une nuit. Tout ici était penser pour le plaisir des yeux et des sens. Un sol laqué noir parsemé de toutes petites étoiles lumineuses et colorées rappelant le plafond bleue nuit étoilé d'argent sur lequel venait savamment se refléter la lumière renvoyée par les boules à facettes disséminer dans la salle. Tout autour d'eux, une multitudes de poufs et de canapés aux couleurs chaudes et chatoyantes enserraient de petits guéridons au centre desquels de factices bougies diffusaient une lumière douce et tamisée incitant aux rapprochements et aux confidences. Plus loin sur leur droite, à l'opposé de la cabine du DJ, et encadré par des estrades de hauteurs différentes où devait s'exhiber les danseuses, un long bar laqué noir et argent trônait comme un bijou dans son écrin.
- Je peux vous renseigner ?
Logan et Veronica pivotèrent de concert. Absorbés par la découverte de l'endroit, ils n'avaient pas entendu s'approcher le propriétaire des lieux.
Maîtrisant parfaitement la langue de Shakespeare, Arturo, le propriétaire compris rapidement de quoi il retournait et leur expliqua alors que lorsqu'il avait racheté le bâtiment il n'avait eu affaire qu'à des avocats et que c'était son propre personnel qui était venu le rejoindre à l'ouverture du Club. En résumé, il n'avait jamais eu affaire, de près ou de loin à la famille Dufrancatel-De Saint Almont et en était sincèrement désolé pour les recherches de Veronica et Logan.
- Cependant vous êtes mes invités pour ce soir. Peut être que la chance vous sourira et vous permettra de rencontrer d'anciens clients présent à l'époque de De Saint Almont. Qui sait ?
Sur ces mots, alors que le personnel commençait à prendre place et que le DJ lançait le premier morceau de la soirée, il conduisit Logan et Veronica vers un douillet canapé avant de leur faire porter une bouteille de champagne couchée sur son lit de glace et deux flûte en cristal de bohème...
- Offert par la maison leur signifia la serveuse dans un sourire éblouissant avant de rejoindre le bar.
Un peu déboussolée par tant d'ostentation, Veronica jeta un regard à Logan qui lui semblait parfaitement à l'aise dans cet environnement. Rassurée par le sourire détendu qu'il lui adressa elle s'adossa enfin au dossier du canapé, se détendant enfin. Tout autour d'eux les premiers clients s'installaient tandis que les danseuses entamaient leurs danses envoûtantes de reines de la nuit.
Cela faisait bientôt deux heures maintenant et la fête autour d'eux battait son plein, le capitaine de Police Estienne était venu les rejoindre après son service accompagné d'une collègue mais malgré leurs efforts pour lier connaissance avec les habitués du club il n'avait toujours pas rencontré qui que ce soit pour leur parler des anciens propriétaires. Tout le monde semblait avoir noyé ses souvenirs dans l'alcool et la débauche. Veronica commençait à trouver le temps long et la musique poussée à son maximum, à lui taper sérieusement sur les nerfs.
- Je ne pense pas que nous trouverons quelqu'un pour nous renseigner maintenant lança-t-elle en tentant de couvrir le bruit ambiant.
- Quoi ? demanda Logan en approchant son oreille de la bouche de Veronica.
- Je disais, qu'à cette heure là, nous ne trouverons plus personne de suffisamment sobre pour nous renseigner répéta-t-elle
- Peut-être, tu veux partir lui glissa-t-il dans l'oreille
- Je commence à avoir mal à la tête avec tout ce bruit et la fumée des cigarettes.
- On y va alors.
Se levant, Logan donna le signe du départ et tous le suivirent vers la sortie quand un petit homme ratatiné en veston bleu électrique et chemise à jabot blanc les intercepta.
- Arturo m'a dit que je pourrais peut être vous aider. Vous chercher des renseignements sur les De Saint Almont n'est-ce pas ? articula-t-il fortement pour se faire entendre.
- Oui répondit le capitaine Estienne. Venez, suivez-nous ajouta-t-il en entraînant le petit bonhomme vers la sortie.
Dehors le silence de la nature contrastait étrangement avec le brouhaha du Club et ils mirent un certain temps à retrouver l'usage de leurs tympans. C'est le petit bonhomme qui donna le coup d'envoi.
- Qu'est-ce que vous voulez savoir demanda-t-il
- Que savez-vous de la mort de Damien de Saint Almont commença Logan tandis qu'Estienne traduisait.
- Pas plus que ce qu'en on dit les journaux. Il a été retrouvé mort charcuté par les pales de la broyeuse dans l'usine agro-alimentaire dont vous apercevez les sillots là-bas répondit-il en leur désignant les ombres se découpant à l'horizon.
- On dit qu'il faisait parti de la pègre marseillaise et des éléments le prouvent, savez-vous s'il avait eu maille à partir avec eux avant son décès ? interrogea à son tour Veronica.
- Non, Damien prospérait, ses affaires rapportaient beaucoup et le club était devenu un des hauts lieux de rencontre des hommes d'affaires liés à la pègre. Personne ne l'ignorait. La veille de sa mort il était encore parvenu à rallier à leur cause deux hommes d'affaires américains et il s'en félicitait ouvertement.
- Que savez-vous de sa femme ?
- Laquelle ?
- A vous de me le dire.
- Valentine était gentille et discrète mais elle ne semblait pas heureuse avec lui et venait que très rarement au club. Emmanuelle par contre avait plus de tempérament et ne mâchait pas ses mots. Damien était dur et violent avec elle. Il la voulait comme Valentine, soumise et docile, mais elle n'était pas faite de ce bois là. Je comprends qu'elle est filé.
- Vous connaissiez Emmanuelle avant qu'elle n'épouse Damien. Par exemple quand elle venait rendre visite à sa soeur.
- Damien ne laissait jamais personne approcher de Valentine. Pas plus Emmanuelle que leurs parents. Ensuite quand ce fut le tour d'Emmanuelle le problème ne se posa pas puisqu'elle n'avait plus de famille.
Estimant qu'il avait raconté tout ce qu'il savait, l'homme les salua et retourna à l'intérieur du Club.
- Nous voilà pas plus avancé soupira Veronica en se retournant vers Logan, le capitaine et sa collègue.
- Attendez que nous rencontrions les anciens voisin des Dufrancatel à Carpentras demain, vous en apprendrez peut être davantage renchérit Estienne en se dirigeant vers sa voiture garée tout près. Je vous raccompagne ?
- Oui merci répondirent ensemble Veronica et Logan.
Nothing like You and I... 5.2
Le TGV s'élançaient à peine que Veronica et Logan, confortablement installés en vis à vis près de la fenêtre, confrontaient déjà leur théorie sur l'affaire.
- Et si Emmanuelle était à l'origine de l'incendie de ses parents ? lança Veronica
- et pourquoi pas de l'accident de sa soeur tant que tu y es ! répliqua Logan
- n'empêche, tu ne trouves pas curieux qu'on la découvre marié à son beau-frère ?
- les femmes sont retors c'est bien connu la taquina Logan... mais delà à avoir fait disparaître sa soeur... c'est un peu tordu tu ne crois pas ?
- non justement, moi je trouve que ça se tient. Le tout serait de connaître ce qui aurait pu la pousser à commettre tous ces crimes mais sinon ça se tient !
- très bien... pourquoi pas... alors pourquoi nous avoir servi cette histoire de mari indélicat trempant dans des affaires louches ?
- c'est peut être pas si éloigné de la vérité que ça, c'est peut être un des déclencheurs... tu ne trouves pas bizarre qu'après avoir découvert son mari une arme à la main elle s'enfuit plutôt que de se réfugier à la police ?...
- Elle avait peut être très peur tout simplement !
- ok... alors explique-moi pourquoi elle ne nous a pas parlé de sa procédure de divorce et aussi pourquoi le jugement a été rendu en la faveur de son mari plus qu'en la sienne... je te signale au passage que les enfants lui ont été retiré sans garde prévue pour caractère instable et immature... tu entends bien ! Instable... Il suffirait juste que nous puissions avoir accès au compte rendu du jugement... ça nous permettrai peut être de comprendre les raisons pour lesquelles la garde de ses filles ne lui a pas été attribué !
- Et si elle nous avait dit la vérité. Si c'était son mari qui avait tout manigancé pour avoir la garde des filles et qu'elle est choisi de s'enfuir avec elles avant qu'il ne vienne les récupérer... ça expliquerai qu'elle se soit sauvée en les emmenant avec elle et donc qu'elle n'ait rien dit à la police. En imaginant par la suite qu'elle n'ait pas su que son mari était mort, on peut supposer qu'elle s'est à nouveau enfuie après notre visite pensant que si nous l'avions retrouvé lui le pourrait aussi... ça n'est certes pas légale mais c'est légitime...
- il n'y a rien qui colle Logan soupira Veronica en renversant sa tête en arrière. Rien du tout en tout cas avec l'histoire qu'elle nous a raconté !
- Vas-y, développe... quelle est ta théorie ?
- Imagine que cette jeune femme soit plus ou moins déséquilibrée et que pour une raison que l'on ignore encore elle décide de faire disparaître ses parents et non seulement elle y parvient mais en plus elle n'est même pas inquiétée... lorsqu'elle s'entiche du mari de sa soeur ça ne lui pose plus aucun problème de se débarrasser d'elle puisque ça a marché avec ses parents ! et c'est ce qu'elle fait. Je te signale au passage qu'il est précisé sur le rapport d'enquête que le câble de frein de la voiture de Valentine a été sectionné ! Bref comme là encore personne ne la soupçonne, elle se débrouille pour se faire épouser et met au monde ses deux petites filles. Jusque là tout va bien... sauf que le mari s'avère être un cavaleur notoire alors elle demande le divorce mais elle n'obtient rien de lui, ni la garde de ses filles, ni compensation financière. Un peu coincé parce que là elle à affaire à plus forte partie, la mafia marseillaise entre autre, elle fuit vers Paris où elle ne tarde pas à trouver un pigeon pour payer ses factures et se refaire financièrement. Là pour tout te dire, son raisonnement m'échappe un peu mais admettons qu'elle apprenne par hasard que son mari à confier l'éducation de ses filles à sa tante et qu'elle décide de les récupérer. Vu que tout le monde pense qu'elle a quitté le pays elle en profite pour se débarrasser de Damien de Saint Almont puis monte à Paris et se débarrasse de la tante... ensuite il lui suffit de trouver la bonne personne pour lui fabriquer de faux papiers pour ses filles et d'attendre le bon moment pour retourner aux Etats-Unis et trouver une histoire à faire pleurer à servir à Morgan Armstrong... Ni vu ni connu je t'embrouille et l'affaire est dans le sac ajouta Veronica satisfaite de son raisonnement.
- tu oublies juste une toute petite chose... deux même !
- lesquelles ?
- Hélène Roussel qui est décédée avant l'arrivée d'Emmanuelle sur le territoire français d'une part et la fameuse carte d'assuré sociale au nom de Michel Dufrancatel qui a réapparu d'on ne sait où comme par hasard à l'époque ou quelqu'un cherchait à joindre Emmanuelle au Crazy...
Accablée Veronica saisit sa tête entre ses mains.
- Ah oui... je l'avais oublié celui-là... il n'y a peut être pas de rapport entre la carte et la visite au Crazy... et puis peut être qu'Emmanuelle nous a menti sur la date de décès d'Hélène Roussel... après tout elle n'est plus à un mensonge près...
- oui... peut être...
- Et si Emmanuelle était à l'origine de l'incendie de ses parents ? lança Veronica
- et pourquoi pas de l'accident de sa soeur tant que tu y es ! répliqua Logan
- n'empêche, tu ne trouves pas curieux qu'on la découvre marié à son beau-frère ?
- les femmes sont retors c'est bien connu la taquina Logan... mais delà à avoir fait disparaître sa soeur... c'est un peu tordu tu ne crois pas ?
- non justement, moi je trouve que ça se tient. Le tout serait de connaître ce qui aurait pu la pousser à commettre tous ces crimes mais sinon ça se tient !
- très bien... pourquoi pas... alors pourquoi nous avoir servi cette histoire de mari indélicat trempant dans des affaires louches ?
- c'est peut être pas si éloigné de la vérité que ça, c'est peut être un des déclencheurs... tu ne trouves pas bizarre qu'après avoir découvert son mari une arme à la main elle s'enfuit plutôt que de se réfugier à la police ?...
- Elle avait peut être très peur tout simplement !
- ok... alors explique-moi pourquoi elle ne nous a pas parlé de sa procédure de divorce et aussi pourquoi le jugement a été rendu en la faveur de son mari plus qu'en la sienne... je te signale au passage que les enfants lui ont été retiré sans garde prévue pour caractère instable et immature... tu entends bien ! Instable... Il suffirait juste que nous puissions avoir accès au compte rendu du jugement... ça nous permettrai peut être de comprendre les raisons pour lesquelles la garde de ses filles ne lui a pas été attribué !
- Et si elle nous avait dit la vérité. Si c'était son mari qui avait tout manigancé pour avoir la garde des filles et qu'elle est choisi de s'enfuir avec elles avant qu'il ne vienne les récupérer... ça expliquerai qu'elle se soit sauvée en les emmenant avec elle et donc qu'elle n'ait rien dit à la police. En imaginant par la suite qu'elle n'ait pas su que son mari était mort, on peut supposer qu'elle s'est à nouveau enfuie après notre visite pensant que si nous l'avions retrouvé lui le pourrait aussi... ça n'est certes pas légale mais c'est légitime...
- il n'y a rien qui colle Logan soupira Veronica en renversant sa tête en arrière. Rien du tout en tout cas avec l'histoire qu'elle nous a raconté !
- Vas-y, développe... quelle est ta théorie ?
- Imagine que cette jeune femme soit plus ou moins déséquilibrée et que pour une raison que l'on ignore encore elle décide de faire disparaître ses parents et non seulement elle y parvient mais en plus elle n'est même pas inquiétée... lorsqu'elle s'entiche du mari de sa soeur ça ne lui pose plus aucun problème de se débarrasser d'elle puisque ça a marché avec ses parents ! et c'est ce qu'elle fait. Je te signale au passage qu'il est précisé sur le rapport d'enquête que le câble de frein de la voiture de Valentine a été sectionné ! Bref comme là encore personne ne la soupçonne, elle se débrouille pour se faire épouser et met au monde ses deux petites filles. Jusque là tout va bien... sauf que le mari s'avère être un cavaleur notoire alors elle demande le divorce mais elle n'obtient rien de lui, ni la garde de ses filles, ni compensation financière. Un peu coincé parce que là elle à affaire à plus forte partie, la mafia marseillaise entre autre, elle fuit vers Paris où elle ne tarde pas à trouver un pigeon pour payer ses factures et se refaire financièrement. Là pour tout te dire, son raisonnement m'échappe un peu mais admettons qu'elle apprenne par hasard que son mari à confier l'éducation de ses filles à sa tante et qu'elle décide de les récupérer. Vu que tout le monde pense qu'elle a quitté le pays elle en profite pour se débarrasser de Damien de Saint Almont puis monte à Paris et se débarrasse de la tante... ensuite il lui suffit de trouver la bonne personne pour lui fabriquer de faux papiers pour ses filles et d'attendre le bon moment pour retourner aux Etats-Unis et trouver une histoire à faire pleurer à servir à Morgan Armstrong... Ni vu ni connu je t'embrouille et l'affaire est dans le sac ajouta Veronica satisfaite de son raisonnement.
- tu oublies juste une toute petite chose... deux même !
- lesquelles ?
- Hélène Roussel qui est décédée avant l'arrivée d'Emmanuelle sur le territoire français d'une part et la fameuse carte d'assuré sociale au nom de Michel Dufrancatel qui a réapparu d'on ne sait où comme par hasard à l'époque ou quelqu'un cherchait à joindre Emmanuelle au Crazy...
Accablée Veronica saisit sa tête entre ses mains.
- Ah oui... je l'avais oublié celui-là... il n'y a peut être pas de rapport entre la carte et la visite au Crazy... et puis peut être qu'Emmanuelle nous a menti sur la date de décès d'Hélène Roussel... après tout elle n'est plus à un mensonge près...
- oui... peut être...
Nothing like You and I... 5.1
Après le déjeuner, Keith se mit en rapport avec le commissariat du 6ème arrondissement concernant la "disparition" d'Emmanuelle Dufrancatel, estimant qu'au regard des dernières informations fournies par Mac cela les concernait aussi. Pendant ce temps, après avoir rapidement préparé un sac de voyage, Veronica et Logan filaient vers la Gare de Lyon pour attraper le TGV en partance pour Aix-en-Provence. Il leur faudrait 3h pour arriver ce qui leur laissait toute la soirée et la journée du lendemain sur place pour confirmer ou non les informations qu'ils avaient avant de revenir sur Paris. Heureusement un appel de Keith alors qu'ils entraient dans la gare leur assura la collaboration de la police sur place
Emmanuelle s'était bel et bien envolée, emportant avec elle les deux fillettes et cette disparition était plus que suspecte.
Veronica en était maintenant quasiment convaincue et, Logan et son père partageaient son sentiment, Emmanuelle Dufrancatel avait quelque chose à voir avec tous les décès qui l'entouraient, mais à quel point ?, il s'agissait maintenant de le trouver, de le prouver, de la retrouver et de la confondre... une véritable partie de plaisir !
Emmanuelle s'était bel et bien envolée, emportant avec elle les deux fillettes et cette disparition était plus que suspecte.
Veronica en était maintenant quasiment convaincue et, Logan et son père partageaient son sentiment, Emmanuelle Dufrancatel avait quelque chose à voir avec tous les décès qui l'entouraient, mais à quel point ?, il s'agissait maintenant de le trouver, de le prouver, de la retrouver et de la confondre... une véritable partie de plaisir !
mardi 26 juin 2007
Nothing like You and I... 4.9
- Flash-back -
Alors que Logan descendait de voiture et se dirigeait pour rejoindre Keith qui l'avait aperçu et l'attendait au pied des escaliers, la sonnerie du téléphone de Veronica retentit dans la voiture. Se saisissant de son sac pour récupérer son portable, Veronica décrocha rapidement lorsqu'elle lu le nom de Mac sur l'écran.
- Mac ? Désolée pour tout à l'heure. Alors, tu me disais ?
Veronica s'empara à nouveau de son ordinateur portable et repris la saisi des informations que lui communiquait Mac au fur et à mesure :
Emmanuelle Dufrancatel.
Mariée à Damien de Saint Almont
- Tu es sûre de cela ? demanda Veronica sidérée
- Tout à fait répondit Mac à l'autre bout du téléphone. J'ai eu beaucoup de mal à trouver des infos sur cette famille... mais ça en valait vraiment la peine. Savais-tu que le rapport d'enquête sur l'incendie des parents de ta fugueuse indique qu'il s'agissait d'un incendie criminel ?
- Serais-tu en train de me dire qu'il y a beaucoup de décès autour d'Emmanuelle Dufrancatel ? plaisanta ironiquement Veronica.
- Je ne sais pas s'il y en a beaucoup mais je peux au moins te dire que L'enquête n'a jamais aboutie faute de preuve et puis j'ai trouvé autre chose : Emmanuelle de Saint Almont avait engagé une procédure de divorce contre son mari pour abandon de domicile conjugal. Procédure qu'elle aurait du remporter s'il ne s'était avéré qu'il avait effectivement quitté le domicile conjugal en emportant leurs filles pour les protéger d'une mère au caractère instable et immature. Elle n'a même pas obtenu de garde partielle. Elle a fini par quitter la région. A partir de ce moment là je n'ai plus trace d'elle nul part.
"Et pour cause !" songea Veronica.
- Et où je peux le trouver ce Damien de Saint Almont. J'aurai bien deux ou trois questions à lui poser...
- Au cimetière d'Aix-en-Provence. Il a été retrouvé mort... et c'est là que ça devient vraiment gore... Il a été retrouvé dans une usine d'agro-alimentaire... et au vu du rapport d'enquête c'était vraiment moche.
- moche comment ? s'enquit Veronica.
- moche comme quelqu'un qui aurait été poussé dans la cuve d'un silo à grain et qui aurait été saigné à blanc par ses énormes lames métalliques qui réduisent le grain en poudre...
- Arf... et les conclusions de l'enquête ?
- Là non plus tu ne vas pas être beaucoup aidé. La seule chose que j'ai pu trouvé c'est que quelqu'un l'aurait emmené en haut de la cuve et l'aurait poussé. Le garde-fou a été retrouvé brisé comme s'il avait cédé sous le poids de quelque chose... ou de quelqu'un.
- et c'était quand ça tu dis ?
- Il y a à peine plus de deux ans. L'enquête a conclu à un règlement de compte qui aurait mal tourné. Il semblerait que Damien de Saint Almont fricotait pas mal avec la pègre marseillaise.
- ok... tu as accompli un travail de titan Mac, je ne sais pas comment je pourrai te remercier cette fois...
- peut-être en arrêtant de me raconter des salades !... ça serait un bon début !
- Des salades ?... comment ça des salades ?
- Logan Echolls !
- Encore lui ! Mais qu'a-t-il donc encore fait ? feignit Veronica
- Je sais très bien qu'il est avec toi Veronica... J'ai eu un doute quand tu as commencé à plaisanter sur sa disparition de Neptune et il ne m'a pas fallu beaucoup de temps ensuite pour consulter la liste des passagers embarqués sur ton vol à destination de Paris et y lire le nom de Logan !... petite cachottière !
- Ne commence pas à te faire des films. Il est uniquement là à la demande de mon père et jusqu'à ce que nous embarquions je ne savais même pas qu'il nous accompagnait !
- si tu le dis !... ironisa Mac. Au fait, j'allai oublier deux petites choses peut-être sans importance. Les filles d'Emmanuelle Dufrancatel ont été confié à la garde d'une tante de Damien Dufrancatel...
- Je pari que je connais son nom ! s'exclama Veronica.
- Vas-y puisque tu es si forte la taquina Mac
- Hélène Roussel... Je me trompe ?
- Tout juste Auguste. ça t'intéresse de connaître l'autre information ou tu penses déjà la savoir ?
- non, vas-y...
- Il semblerait que la carte d'assuré social au nom de Michel Dufrancatel, décédé dans l'incendie de sa maison il y a 7 ans, soit réapparue aux guichets de certaines pharmacies de Paris depuis une dizaine de jours. ça peut te servir à quelque chose ?
- Michel Dufrancatel... le père de Valentine et d'Emmanuelle ?... c'est curieux. Il est bien mort dans l'incendie de sa maison au moins ?
- Le rapport indique que les deux corps des parents ont été retrouvés et bien identifiés.
- Je ne comprends pas encore le rapprochement entre ce fait insolite et mon affaire, mais c'est toujours bon à prendre en tout cas... je m'occuperai de cela plus tard. je te remercie encore Mac, et surtout tiens moi au courant si tu trouves autre chose d'intéressant !
- Promis à condition que tu me racontes tout pour toi et Logan ! se moqua Mac
Veronica soupira en levant les yeux au ciel.
- Mais il n'y a rien à raconter ! Je t'assure !
- Mais bien sûr... Attention Veronica... pas de détails... pas d'infos ! menaça Mac.
- ok ok ok.... disons qu'un rapprochement semble avoir opéré entre nous...
- A quel point le rapprochement ?
- Au point ou deux minutes plus tard l'autre soir et nous finissions au poste de police pour atteinte à la pudeur... ça te va comme réponse ?!...
- Aaaah... il s'agit donc d'un rapprochement... très très rapproché !!!
- on peut voir ça comme ça...
- Et tu en es où toi par rapport à tout ça ?
Veronica pris la peine de réfléchir un long moment avant de répondre.
- Disons que j'en suis au point où j'ai peur... j'ai peur de faire un truc à la noix comme laisser échapper un "je t'aime" ou quelque chose dans ce registre là... confia Veronica.
- Parce que tu l'aimes ?
La question raisonna dans la tête de Veronica comme une nouvelle inattendue difficile à assimiler.
- J'en ai bien peur répondit-elle enfin... "Ai-je seulement cessé un jour ?" songea-t-elle.
- Fin du Flash Back -
Alors que Logan descendait de voiture et se dirigeait pour rejoindre Keith qui l'avait aperçu et l'attendait au pied des escaliers, la sonnerie du téléphone de Veronica retentit dans la voiture. Se saisissant de son sac pour récupérer son portable, Veronica décrocha rapidement lorsqu'elle lu le nom de Mac sur l'écran.
- Mac ? Désolée pour tout à l'heure. Alors, tu me disais ?
Veronica s'empara à nouveau de son ordinateur portable et repris la saisi des informations que lui communiquait Mac au fur et à mesure :
Emmanuelle Dufrancatel.
Mariée à Damien de Saint Almont
- Tu es sûre de cela ? demanda Veronica sidérée
- Tout à fait répondit Mac à l'autre bout du téléphone. J'ai eu beaucoup de mal à trouver des infos sur cette famille... mais ça en valait vraiment la peine. Savais-tu que le rapport d'enquête sur l'incendie des parents de ta fugueuse indique qu'il s'agissait d'un incendie criminel ?
- Serais-tu en train de me dire qu'il y a beaucoup de décès autour d'Emmanuelle Dufrancatel ? plaisanta ironiquement Veronica.
- Je ne sais pas s'il y en a beaucoup mais je peux au moins te dire que L'enquête n'a jamais aboutie faute de preuve et puis j'ai trouvé autre chose : Emmanuelle de Saint Almont avait engagé une procédure de divorce contre son mari pour abandon de domicile conjugal. Procédure qu'elle aurait du remporter s'il ne s'était avéré qu'il avait effectivement quitté le domicile conjugal en emportant leurs filles pour les protéger d'une mère au caractère instable et immature. Elle n'a même pas obtenu de garde partielle. Elle a fini par quitter la région. A partir de ce moment là je n'ai plus trace d'elle nul part.
"Et pour cause !" songea Veronica.
- Et où je peux le trouver ce Damien de Saint Almont. J'aurai bien deux ou trois questions à lui poser...
- Au cimetière d'Aix-en-Provence. Il a été retrouvé mort... et c'est là que ça devient vraiment gore... Il a été retrouvé dans une usine d'agro-alimentaire... et au vu du rapport d'enquête c'était vraiment moche.
- moche comment ? s'enquit Veronica.
- moche comme quelqu'un qui aurait été poussé dans la cuve d'un silo à grain et qui aurait été saigné à blanc par ses énormes lames métalliques qui réduisent le grain en poudre...
- Arf... et les conclusions de l'enquête ?
- Là non plus tu ne vas pas être beaucoup aidé. La seule chose que j'ai pu trouvé c'est que quelqu'un l'aurait emmené en haut de la cuve et l'aurait poussé. Le garde-fou a été retrouvé brisé comme s'il avait cédé sous le poids de quelque chose... ou de quelqu'un.
- et c'était quand ça tu dis ?
- Il y a à peine plus de deux ans. L'enquête a conclu à un règlement de compte qui aurait mal tourné. Il semblerait que Damien de Saint Almont fricotait pas mal avec la pègre marseillaise.
- ok... tu as accompli un travail de titan Mac, je ne sais pas comment je pourrai te remercier cette fois...
- peut-être en arrêtant de me raconter des salades !... ça serait un bon début !
- Des salades ?... comment ça des salades ?
- Logan Echolls !
- Encore lui ! Mais qu'a-t-il donc encore fait ? feignit Veronica
- Je sais très bien qu'il est avec toi Veronica... J'ai eu un doute quand tu as commencé à plaisanter sur sa disparition de Neptune et il ne m'a pas fallu beaucoup de temps ensuite pour consulter la liste des passagers embarqués sur ton vol à destination de Paris et y lire le nom de Logan !... petite cachottière !
- Ne commence pas à te faire des films. Il est uniquement là à la demande de mon père et jusqu'à ce que nous embarquions je ne savais même pas qu'il nous accompagnait !
- si tu le dis !... ironisa Mac. Au fait, j'allai oublier deux petites choses peut-être sans importance. Les filles d'Emmanuelle Dufrancatel ont été confié à la garde d'une tante de Damien Dufrancatel...
- Je pari que je connais son nom ! s'exclama Veronica.
- Vas-y puisque tu es si forte la taquina Mac
- Hélène Roussel... Je me trompe ?
- Tout juste Auguste. ça t'intéresse de connaître l'autre information ou tu penses déjà la savoir ?
- non, vas-y...
- Il semblerait que la carte d'assuré social au nom de Michel Dufrancatel, décédé dans l'incendie de sa maison il y a 7 ans, soit réapparue aux guichets de certaines pharmacies de Paris depuis une dizaine de jours. ça peut te servir à quelque chose ?
- Michel Dufrancatel... le père de Valentine et d'Emmanuelle ?... c'est curieux. Il est bien mort dans l'incendie de sa maison au moins ?
- Le rapport indique que les deux corps des parents ont été retrouvés et bien identifiés.
- Je ne comprends pas encore le rapprochement entre ce fait insolite et mon affaire, mais c'est toujours bon à prendre en tout cas... je m'occuperai de cela plus tard. je te remercie encore Mac, et surtout tiens moi au courant si tu trouves autre chose d'intéressant !
- Promis à condition que tu me racontes tout pour toi et Logan ! se moqua Mac
Veronica soupira en levant les yeux au ciel.
- Mais il n'y a rien à raconter ! Je t'assure !
- Mais bien sûr... Attention Veronica... pas de détails... pas d'infos ! menaça Mac.
- ok ok ok.... disons qu'un rapprochement semble avoir opéré entre nous...
- A quel point le rapprochement ?
- Au point ou deux minutes plus tard l'autre soir et nous finissions au poste de police pour atteinte à la pudeur... ça te va comme réponse ?!...
- Aaaah... il s'agit donc d'un rapprochement... très très rapproché !!!
- on peut voir ça comme ça...
- Et tu en es où toi par rapport à tout ça ?
Veronica pris la peine de réfléchir un long moment avant de répondre.
- Disons que j'en suis au point où j'ai peur... j'ai peur de faire un truc à la noix comme laisser échapper un "je t'aime" ou quelque chose dans ce registre là... confia Veronica.
- Parce que tu l'aimes ?
La question raisonna dans la tête de Veronica comme une nouvelle inattendue difficile à assimiler.
- J'en ai bien peur répondit-elle enfin... "Ai-je seulement cessé un jour ?" songea-t-elle.
- Fin du Flash Back -
Nothing like You and I... 4.8
Une vingtaine de minutes plus tard Veronica et Logan se retrouvaient à nouveau installés dans la voiture.
Marly, trop heureuse d'avoir la possibilité de reposer ses tentacules sur Logan avait accepter de leur répondre sans difficulté et s'est confortée dans sa réflexion que Veronica avait demandé à Logan de retourner à l'hôtel. Il fallait qu'elle parle à son père avant qu'il n'appelle Morgan Armstrong. Et puis ce qu'elle venait d'apprendre allait sûrement beaucoup l'intéresser à condition qu'elle puisse à nouveau joindre Mac pour vérifier ses hypothèses.
- A quoi tu penses demanda Logan au bout d'un long moment trouvant que le silence de Veronica s'éternisait.
- j'essaye de faire le point sur tout ce que l'on a trouvé depuis que nous sommes arrivés en France... j'aimerai apercevoir un semblant de cohérence...
- tes yeux brillent comme des étoiles Mars... ça t'excites tout ça n'est-ce pas ?
- Tout ça quoi ? Le fait de chercher à comprendre et d'avoir le sentiment d'approcher de la vérité sans la saisir... non !... ça m'agacerai plutôt, tu vois !
- Non, pas uniquement... je pense plutôt au fait de te tenir si près d'une situation qui pourrait s'avérer dangereuse...
- il n'y a rien de dangereux dans cette histoire...
- pour le moment... insista Logan en prêtant à nouveau attention au signal d'alarme que la tournure des évènements venait insidieusement d'allumer dans sa tête.
- Écoute Logan, nous avons déjà eu cette conversation. Il faut que tu comprennes que vivre de toute façon c'est prendre des risques. A moins de s'enfermer dans un cocon, on peut se faire renverser en traversant une rue, avoir un accident de voiture, même respirer de nos jours s'avère dangereux ! répondit Veronica avec énervement.
- Et moi j'ai dû rêver toutes ces histoires de mecs flingués pour avoir fourré leur nez trop près d'affaires qu'il aurait mieux valu qu'ils ignorent. C'est bien connu... les méchants ne se tuent qu'entre eux, pas question de blesser ou de toucher ne serait-ce qu'un cheveux à un gentil trop curieux ! s'emporta Logan.
- Bien sûr que non... mais je fais attention et...
- tu fais attention à quoi Veronica ? Vas y répond moi ? Tu sais exactement d'où peut venir le danger dans cette histoire qui semble de plus en plus sordide au fur et à mesure que ton enquête avance ?
- Non... mais tu sais bien que je suis prudente, c'est même mon deuxième prénom tenta-t-elle avec humour. Fais moi un peu confiance ! ajouta Veronica qui s'était radoucie en lisant l'inquiétude sur le visage de Logan.
- Ce n'est pas en toi que je n'ai pas confiance Veronica. Oh non. Mais en tout ceux que tu approches pour la nécessité de tes enquêtes et sur celle-là s'est pire encore, parce que tu n'as personne pour assurer tes arrières, ni wallace, ni mac, ni...
- eh... je t'ai toi ! le coupa doucement Veronica.
- oui, parce que nous sommes loin de Neptune et que tu es obligée de m'écarter de la liste de tes suspects par la force des choses et le fait que nous soyons arrivés par le même vol. Mais dans la même situation en Californie, tu aurais déjà trouvé un prétexte ou une excuse pour m'écarter de ton chemin quitte à te retrouver le dos plaqué sur un billard avec Fitzpatrick au-dessus de toi te dressant la liste de toutes les choses sympathiques qu'il te ferait une fois qu'il aurait commencé à s'occuper personnellement de ton cas. Si je t'avais écouté ce jour là, je serai resté sagement à l'intérieur de la voiture à t'attendre pendant que tu te faisais peut-être violer ou torturer, voire peut être les deux juste parce que tu refusais catégoriquement que je te suive.
- pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ça n'a pas grand chose à voir avec l'affaire qui nous intéresse et que tu saisis juste l'occasion pour vider ton sac et me dire mes quatre vérités Echolls ? demanda Veronica en posant sa main sur le bras de Logan.
Logan ferma les yeux une demi seconde en soupirant avant de reporter à nouveau son attention sur la route.
- laisse tomber... c'est sans importance en fait. Nous arrivons, tu devrais essayer de rappeler Mac.
Veronica continua de fixer un long instant le profil soucieux de Logan avant de se ressaisir.
- ok... j'appelle... mais il faudra que nous terminions cette conversation Echolls... ajouta-t-elle d'un regard entendu tandis que Logan s'engageait sur le parking de l'hôtel.
- regarde, c'est ton père là-bas l'interrompit Logan en désignant Keith qui venait de descendre de sa voiture de location.
- Il faut que je parle à Mac d'abord.
- ok, je te laisse, je vais lui donner les infos que nous avons récoltés ce matin, tu nous rejoins au bar ?
- J'arrive !
Alors que Logan descendait de voiture et se dirigeait pour rejoindre Keith qui l'avait aperçu et l'attendait au pied des escaliers, la sonnerie du téléphone de Veronica retentit dans la voiture. Se saisissant de son sac pour récupérer son portable, Veronica décrocha rapidement lorsqu'elle lu le nom de Mac sur l'écran.
- Mac ? Désolée pour tout à l'heure. Alors, tu me disais ?
Arrivé près de Keith, Logan le mit rapidement au courant de la situation avant que ce dernier ne prenne la parole à son tour pour expliquer ce qu'il avait appris depuis qu'ils s'étaient séparés.
- J'ai appelé Morgan Armstrong mais je ne suis pas encore parvenu à le joindre informa Keith tandis qu'ils s'installaient au bar de l'hôtel et que le barman leur servait un café.
- tant mieux rétorqua Logan. Je crois que Veronica à une petite idée derrière la tête et qu'elle souhaitait vous en parler avant que vous ne l'appeliez. Et pour Valentine ?
- Justement, j'en reviens. Je n'ai trouvé personne à l'adresse que vous m'avez indiqué. J'ai été interrogé les voisins et personne ne connaît cette femme, ni même ne l'a déjà vu dans l'immeuble. Ils ne savaient même pas que quelqu'un occupait cet appartement et étaient très surpris de l'apprendre car tous les locataires ont reçu des propositions de relogement. L'immeuble a été racheté par la ville et va être réhabilité et transformé en bureaux. Vous êtes sûrs de m'avoir donné la bonne adresse demanda Keith en tendant le papier sur lequel Veronica avait inscrit l'adresse où ils avaient rencontré Valentine la veille.
- Oui, c'est bien celle-là indiqua Logan après avoir parcouru l'écriture fine de Veronica.
- Bon... eh bien nous voilà à nouveau au point de départ s'exclama Keith désabusé.
- Pas tant que ça papa mais je pense qu'un petit voyage du côté d'Aix en Provence s'impose lança Veronica qui venait d'arriver près d'eux. J'ai des infos... inquiétantes, mais très intéressantes ! ajouta-t-elle en grimpant sur le tabouret de bar près de Logan
Marly, trop heureuse d'avoir la possibilité de reposer ses tentacules sur Logan avait accepter de leur répondre sans difficulté et s'est confortée dans sa réflexion que Veronica avait demandé à Logan de retourner à l'hôtel. Il fallait qu'elle parle à son père avant qu'il n'appelle Morgan Armstrong. Et puis ce qu'elle venait d'apprendre allait sûrement beaucoup l'intéresser à condition qu'elle puisse à nouveau joindre Mac pour vérifier ses hypothèses.
- A quoi tu penses demanda Logan au bout d'un long moment trouvant que le silence de Veronica s'éternisait.
- j'essaye de faire le point sur tout ce que l'on a trouvé depuis que nous sommes arrivés en France... j'aimerai apercevoir un semblant de cohérence...
- tes yeux brillent comme des étoiles Mars... ça t'excites tout ça n'est-ce pas ?
- Tout ça quoi ? Le fait de chercher à comprendre et d'avoir le sentiment d'approcher de la vérité sans la saisir... non !... ça m'agacerai plutôt, tu vois !
- Non, pas uniquement... je pense plutôt au fait de te tenir si près d'une situation qui pourrait s'avérer dangereuse...
- il n'y a rien de dangereux dans cette histoire...
- pour le moment... insista Logan en prêtant à nouveau attention au signal d'alarme que la tournure des évènements venait insidieusement d'allumer dans sa tête.
- Écoute Logan, nous avons déjà eu cette conversation. Il faut que tu comprennes que vivre de toute façon c'est prendre des risques. A moins de s'enfermer dans un cocon, on peut se faire renverser en traversant une rue, avoir un accident de voiture, même respirer de nos jours s'avère dangereux ! répondit Veronica avec énervement.
- Et moi j'ai dû rêver toutes ces histoires de mecs flingués pour avoir fourré leur nez trop près d'affaires qu'il aurait mieux valu qu'ils ignorent. C'est bien connu... les méchants ne se tuent qu'entre eux, pas question de blesser ou de toucher ne serait-ce qu'un cheveux à un gentil trop curieux ! s'emporta Logan.
- Bien sûr que non... mais je fais attention et...
- tu fais attention à quoi Veronica ? Vas y répond moi ? Tu sais exactement d'où peut venir le danger dans cette histoire qui semble de plus en plus sordide au fur et à mesure que ton enquête avance ?
- Non... mais tu sais bien que je suis prudente, c'est même mon deuxième prénom tenta-t-elle avec humour. Fais moi un peu confiance ! ajouta Veronica qui s'était radoucie en lisant l'inquiétude sur le visage de Logan.
- Ce n'est pas en toi que je n'ai pas confiance Veronica. Oh non. Mais en tout ceux que tu approches pour la nécessité de tes enquêtes et sur celle-là s'est pire encore, parce que tu n'as personne pour assurer tes arrières, ni wallace, ni mac, ni...
- eh... je t'ai toi ! le coupa doucement Veronica.
- oui, parce que nous sommes loin de Neptune et que tu es obligée de m'écarter de la liste de tes suspects par la force des choses et le fait que nous soyons arrivés par le même vol. Mais dans la même situation en Californie, tu aurais déjà trouvé un prétexte ou une excuse pour m'écarter de ton chemin quitte à te retrouver le dos plaqué sur un billard avec Fitzpatrick au-dessus de toi te dressant la liste de toutes les choses sympathiques qu'il te ferait une fois qu'il aurait commencé à s'occuper personnellement de ton cas. Si je t'avais écouté ce jour là, je serai resté sagement à l'intérieur de la voiture à t'attendre pendant que tu te faisais peut-être violer ou torturer, voire peut être les deux juste parce que tu refusais catégoriquement que je te suive.
- pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ça n'a pas grand chose à voir avec l'affaire qui nous intéresse et que tu saisis juste l'occasion pour vider ton sac et me dire mes quatre vérités Echolls ? demanda Veronica en posant sa main sur le bras de Logan.
Logan ferma les yeux une demi seconde en soupirant avant de reporter à nouveau son attention sur la route.
- laisse tomber... c'est sans importance en fait. Nous arrivons, tu devrais essayer de rappeler Mac.
Veronica continua de fixer un long instant le profil soucieux de Logan avant de se ressaisir.
- ok... j'appelle... mais il faudra que nous terminions cette conversation Echolls... ajouta-t-elle d'un regard entendu tandis que Logan s'engageait sur le parking de l'hôtel.
- regarde, c'est ton père là-bas l'interrompit Logan en désignant Keith qui venait de descendre de sa voiture de location.
- Il faut que je parle à Mac d'abord.
- ok, je te laisse, je vais lui donner les infos que nous avons récoltés ce matin, tu nous rejoins au bar ?
- J'arrive !
Alors que Logan descendait de voiture et se dirigeait pour rejoindre Keith qui l'avait aperçu et l'attendait au pied des escaliers, la sonnerie du téléphone de Veronica retentit dans la voiture. Se saisissant de son sac pour récupérer son portable, Veronica décrocha rapidement lorsqu'elle lu le nom de Mac sur l'écran.
- Mac ? Désolée pour tout à l'heure. Alors, tu me disais ?
Arrivé près de Keith, Logan le mit rapidement au courant de la situation avant que ce dernier ne prenne la parole à son tour pour expliquer ce qu'il avait appris depuis qu'ils s'étaient séparés.
- J'ai appelé Morgan Armstrong mais je ne suis pas encore parvenu à le joindre informa Keith tandis qu'ils s'installaient au bar de l'hôtel et que le barman leur servait un café.
- tant mieux rétorqua Logan. Je crois que Veronica à une petite idée derrière la tête et qu'elle souhaitait vous en parler avant que vous ne l'appeliez. Et pour Valentine ?
- Justement, j'en reviens. Je n'ai trouvé personne à l'adresse que vous m'avez indiqué. J'ai été interrogé les voisins et personne ne connaît cette femme, ni même ne l'a déjà vu dans l'immeuble. Ils ne savaient même pas que quelqu'un occupait cet appartement et étaient très surpris de l'apprendre car tous les locataires ont reçu des propositions de relogement. L'immeuble a été racheté par la ville et va être réhabilité et transformé en bureaux. Vous êtes sûrs de m'avoir donné la bonne adresse demanda Keith en tendant le papier sur lequel Veronica avait inscrit l'adresse où ils avaient rencontré Valentine la veille.
- Oui, c'est bien celle-là indiqua Logan après avoir parcouru l'écriture fine de Veronica.
- Bon... eh bien nous voilà à nouveau au point de départ s'exclama Keith désabusé.
- Pas tant que ça papa mais je pense qu'un petit voyage du côté d'Aix en Provence s'impose lança Veronica qui venait d'arriver près d'eux. J'ai des infos... inquiétantes, mais très intéressantes ! ajouta-t-elle en grimpant sur le tabouret de bar près de Logan
Nothing like You and I... 4.7
Tandis qu'ils redescendaient les escaliers de l'immeuble pour rejoindre leur voiture, le cerveau de Veronica tournait à plein régime.
Valentine de Saint Almont alias Emmanuelle Dufrancatel semblait bien mystérieuse tout à coup. Rien à voir avec la jeune femme éthérée qu'ils avaient rencontré la veille.
- portable !...
Devant le regard vide que lui renvoya Veronica, Logan répéta en lui désignant son sac du doigt
- ton portable !... il sonne !
Réalisant soudain que Logan s'adressait à elle, Veronica farfouilla dans son sac à la recherche de son cellulaire avant de décrocher.
- Allo ! Mac ?... déjà !... génial... vas-y je t'écoute...
Ils s'installaient dans la voiture que Veronica était toujours suspendue à son cellulaire ne perdant rien des informations que lui transmettait Mac, quand Logan la vit se saisir de son ordinateur et se mettre à pianoter sur le clavier. Poussé par la curiosité il se pencha sur son épaule et commença à lire ce qui s'affichait sur l'écran.
Morgan Armstrong.
Homme d'affaire californien résidant à Neptune.
Grosse fortune amassée dans la construction de gros chantiers : routes, pont, building...
Sans antécédent judiciaire.
Excellente réputation de sérieux et de droiture.
Valentine de Saint Almont née Dufrancatel de Michel Dufrancatel et Marie Dumont décédés dans l'incendie de leur maison il y a 8 ans. Soeur d'Emmanuelle Dufrancatel - Épouse de Damien de Saint Almont.
Décédée il y a 7 ans dans un accident de voiture.
Cause de l'accident : Câble de frein sectionné.
- sectionné tu dis ?... s'exclama soudain Veronica. Quelles ont été les conclusions de l'enquête ? Aucune piste..., pas de suspect..., pas de mobile... énuméra-t-elle tout en continuant d'inscrire les précieuses informations dans son ordinateur. Dis moi ce que tu as trouvé sur Emmanuelle Dufrancatel.
Emmanuelle Dufrancatel.
Mariée à
- Oh non s'écria Veronica en regardant l'écran de cellulaire. Nous avons été coupé. Je n'ai plus de réseau... c'est pas possible ! pesta-t-elle.
- Attends que nous soyons arrivés à l'hôtel, tu auras plus de chance de joindre Mac lui conseilla Logan tandis qu'il allait mettre le moteur en route.
- Non non... attends. Regarde. Il y a quelque chose qui cloche...
Logan se pencha à nouveau sur les informations que Veronica avait enregistré et relu consciencieusement la liste des éléments trouvés par Mac.
- Elle a vraiment pas de bol cette fille quand même, ses parents, sa soeur... ça fait beaucoup pour une seule et même personne !
- oui... beaucoup trop justement... ça en devient suspect !... Tu ne vois rien d'autre qui te gêne interrogea à nouveau Veronica...
- Non... je ne vois rien d'autre... mais... comment Mac a-t-elle pu trouver des informations sur Valentine de Saint Almont alors que ce nom a été inventé de toutes pièces ? s'exclama tout à coup Logan.
- Exactement ! Emmanuelle nous a raconté des cracks. De Saint Almont n'était pas le nom de jeune fille de sa mère, mais le nom de femme mariée de sa soeur. Pourquoi nous l'avoir caché ? ça n'a aucun sens !
- sauf si elle cherche à brouiller les pistes pour gagner du temps ! Nous devrions retourner rendre une petite visite à Emmanuelle...
- Je suis d'accord, mais avant il me reste une dernière chose à faire...
- Ah oui ? et quoi ? demanda Logan surpris.
- Retourner voir notre charmante hôtesse répondit Veronica dans une grimace significative alors que Logan écarquillait les yeux. Histoire d'avoir son opinion sur l'âge approximatif du type qui à réclamé après Valentine au cabaret. Quelque chose me dit que ça va très rapidement s'avérer utile...
Valentine de Saint Almont alias Emmanuelle Dufrancatel semblait bien mystérieuse tout à coup. Rien à voir avec la jeune femme éthérée qu'ils avaient rencontré la veille.
- portable !...
Devant le regard vide que lui renvoya Veronica, Logan répéta en lui désignant son sac du doigt
- ton portable !... il sonne !
Réalisant soudain que Logan s'adressait à elle, Veronica farfouilla dans son sac à la recherche de son cellulaire avant de décrocher.
- Allo ! Mac ?... déjà !... génial... vas-y je t'écoute...
Ils s'installaient dans la voiture que Veronica était toujours suspendue à son cellulaire ne perdant rien des informations que lui transmettait Mac, quand Logan la vit se saisir de son ordinateur et se mettre à pianoter sur le clavier. Poussé par la curiosité il se pencha sur son épaule et commença à lire ce qui s'affichait sur l'écran.
Morgan Armstrong.
Homme d'affaire californien résidant à Neptune.
Grosse fortune amassée dans la construction de gros chantiers : routes, pont, building...
Sans antécédent judiciaire.
Excellente réputation de sérieux et de droiture.
Valentine de Saint Almont née Dufrancatel de Michel Dufrancatel et Marie Dumont décédés dans l'incendie de leur maison il y a 8 ans. Soeur d'Emmanuelle Dufrancatel - Épouse de Damien de Saint Almont.
Décédée il y a 7 ans dans un accident de voiture.
Cause de l'accident : Câble de frein sectionné.
- sectionné tu dis ?... s'exclama soudain Veronica. Quelles ont été les conclusions de l'enquête ? Aucune piste..., pas de suspect..., pas de mobile... énuméra-t-elle tout en continuant d'inscrire les précieuses informations dans son ordinateur. Dis moi ce que tu as trouvé sur Emmanuelle Dufrancatel.
Emmanuelle Dufrancatel.
Mariée à
- Oh non s'écria Veronica en regardant l'écran de cellulaire. Nous avons été coupé. Je n'ai plus de réseau... c'est pas possible ! pesta-t-elle.
- Attends que nous soyons arrivés à l'hôtel, tu auras plus de chance de joindre Mac lui conseilla Logan tandis qu'il allait mettre le moteur en route.
- Non non... attends. Regarde. Il y a quelque chose qui cloche...
Logan se pencha à nouveau sur les informations que Veronica avait enregistré et relu consciencieusement la liste des éléments trouvés par Mac.
- Elle a vraiment pas de bol cette fille quand même, ses parents, sa soeur... ça fait beaucoup pour une seule et même personne !
- oui... beaucoup trop justement... ça en devient suspect !... Tu ne vois rien d'autre qui te gêne interrogea à nouveau Veronica...
- Non... je ne vois rien d'autre... mais... comment Mac a-t-elle pu trouver des informations sur Valentine de Saint Almont alors que ce nom a été inventé de toutes pièces ? s'exclama tout à coup Logan.
- Exactement ! Emmanuelle nous a raconté des cracks. De Saint Almont n'était pas le nom de jeune fille de sa mère, mais le nom de femme mariée de sa soeur. Pourquoi nous l'avoir caché ? ça n'a aucun sens !
- sauf si elle cherche à brouiller les pistes pour gagner du temps ! Nous devrions retourner rendre une petite visite à Emmanuelle...
- Je suis d'accord, mais avant il me reste une dernière chose à faire...
- Ah oui ? et quoi ? demanda Logan surpris.
- Retourner voir notre charmante hôtesse répondit Veronica dans une grimace significative alors que Logan écarquillait les yeux. Histoire d'avoir son opinion sur l'âge approximatif du type qui à réclamé après Valentine au cabaret. Quelque chose me dit que ça va très rapidement s'avérer utile...
Nothing like You and I... 4.6
Après avoir grimpés les deux étages qui les séparaient de l'appartement, Veronica et Logan se retrouvèrent devant la porte de Marly Jones.
- je m'y colle ou tu t'y colles demanda Veronica à Logan en désignant le bouton de la sonnette.
- euh fit-il en jetant un oeil sur sa montre. Il est 8h30 du matin... tu t'y colles ! j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les femmes au réveil.
- Pourquoi ? demanda Veronica taquine en appuyant sur le bouton. Parce qu'elles sont trop déçues par tes exploits qui ne collent pas à tes dires ou parce que tu n'es jamais là pour le voir tant tu t'es empressé de te sauver une fois la bagatelle expédiée ? ajouta-t-elle moqueuse.
- Sache Mars que personne n'est encore jamais venu se plaindre de mes exploits sur l'oreiller... même pas toi. Que le verbe "expédier" quand il s'agit de sexe avec moi ne fait pas parti de mon vocabulaire et encore moins de mes actes. Et surtout que je découche rarement hors de chez moi, que ce sont elles qui viennent et s'accrochent comme des pieuvres au matin et que je suis obligé, tu entends j'ai dit obligé, de leur signifier leur départ... ce qui explique mes difficultés avec les femmes au réveil !
- pauvre, pauvre petite chose ironisa Veronica tandis que le timbre de la porte retentissait dans l'appartement.
Logan allait répliquer lorsque la porte s'ouvrit sur une femme à priori tirée du lit et peu enclin à faire la conversation.
- c'est pour quoi ? demanda Marly sèchement.
- nous aurions des questions à vous poser... commença Veronica.
- vous êtes qui d'abord ?... On aurait rejouer le débarquement américain et on ne m'aurait pas prévenu ? ajouta-elle sur un ton acide.
- Logan Echolls répondit Veronica en désignant Logan du doigt et je suis Veronica Mars. Mon père est venu vous voir hier.
- Il est parti depuis belle lurette si c'est lui que vous cherchez !
- non non précisa précipitamment Veronica alors que Marly s'apprêtait à refermer la porte sur eux. Nous voulions avoir des précisions à propos de Valentine de Saint Almont indiqua-t-elle ne sachant pas encore si Marly connaissait la véritable identité de Valentine.
- J'ai déjà répondu à votre père. Je ne sais rien de plus. Maintenant laissez moi je n'ai dormi qu'à peine deux heures et j'ai encore deux spectacles ce soir ajouta Marly en refermant la porte.
Heureusement Logan avait été plus rapide et avait glissé son pied dans l'interstice de façon à l'empêcher de se rabattre.
- S'il vous plait Mademoiselle Jones. Il faut absolument que vous répondiez à nos questions. ça ne prendra que quelques minutes je vous le promet insista Logan dégainant sa carte du charme.
Sensible à sa voix, Marly fatiguée mais coquette malgré tout, battit des cils et rouvrit la porte dans un sourire aguichant qu'elle ne destina qu'à Logan.
- Que quelques minutes c'est promis n'est-ce pas ? demanda-t-elle d'une moue enfantine tandis qu'elle posait sa main manucurée sur le torse de Logan et que par dessous ses longs cils noirs son regard balayait avec gourmandise la silhouette du jeune homme.
- Promis lui susurra-t-il d'une voix rauque avant d'entrer à sa suite dans l'appartement.
Veronica restée sur le palier hallucinait encore de la rapidité avec laquelle il avait retourné le cerveau de la pauvre femme quand il l'interpella discrètement.
- Mars !... C'est à l'intérieur que ça se passe maintenant, arrive !
Se secouant sous l'injonction elle le rejoignit précipitamment et s'installa sur le fauteuil que lui indiqua Marly, à l'extrême opposé du canapé ou elle invita Logan à la rejoindre, collant, faussement involontairement sa cuisse presque nue à la sienne.
A l'aise, Logan commença à interroger la jeune femme sur l'homme dont avait parlé Melissa.
Un regard à Veronica et il surpris son regard fixé avec insistance sur leurs deux cuisses accolées. Amusé il ne bougea pas d'un pouce et n'éloigna pas non plus la main caressante de Marly lorsque, sous prétexte de lui expliquer pourquoi tout le monde ce souvenait de cet homme, elle la posa sur son genoux la laissant, comme par mégarde, lentement remontée le long de sa cuisse, presque jusqu'à l'aine.
- je me souviens très bien de cet homme expliquait Marly. Il aurait pu passer inaperçu s'il n'avait pas eu tout le côté droit du visage entièrement défiguré. C'était horrible à voir. Il était effrayant. Nous étions bien contentes qu'il s'intéresse exclusivement à Valentine et qu'elle ne soit plus là pour le voir.
- Avez-vous la moindre idée de ce pourquoi il tenait absolument à voir Valentine ?
- Non pas la moindre. Nous, danseuses nous avons l'habitude d'être plus ou moins harcelé par les clients vous savez...
- Et vous êtes ABSOLUMENT CERTAINE que vous ne l'aviez jamais vu avant ?... A l'époque où elle travaillait encore avec vous ?
- Certaine ! Avec une tête comme ça c'est absolument impossible de passer inaperçu et je vous jure que vous ne pouvez pas ne pas vous en souvenir lorsque vous l'avez croisé au moins une fois ! Ajouta Marly véhémente
- Vous avez expliqué à Monsieur Mars que Valentine s'était représentée au Crazy pour y retravailler dernièrement, ce qu'elle nous a confirmé... savez-vous pour quelles raisons exactement votre patron refuse-t-il de la reprendre ?
- oooooh... Valentine et Édouard... c'est une longue histoire entre ces deux là. Oh non rien de sexuel trouva-t-elle utile de préciser devant le regard inquisiteur de Logan. C'est juste qu'il y a 2 ans, peu avant qu'elle ne nous plante pour partir vivre avec son américain, elle a débarqué un matin avec une jambe dans le plâtre, des côtes cassées et le visage tuméfié. Elle avait raté une marche dans l'escalier de son immeuble. Comme elle ne pouvait plus danser Ed lui a proposé de le seconder le temps qu'elle récupère. Et puis après les choses se sont enchaînées, quelques semaines ont suffi pour faire disparaître son plâtre mais elle ne pouvait toujours pas reprendre le show à cause de ses côtes alors elle s'est un peu installée dans son rôle d'assistante, passant la plupart de ses soirées aux tables des clients, les incitant à consommer et à revenir le lendemain avec des amis. C'est comme ça qu'elle a ferré Morgan Armstrong.
- Et pourquoi cela pose-t-il un problème à Monsieur... enfin à Ed ? Interrogea Veronica à son tour. C'est plutôt commercial non ?
- Sauf qu'à cette époque nous avons eu pas mal de plaintes de clients nous accusant de profiter du temps qu'ils passaient au Crazy pour vider leur poches... et pas seulement en rapport avec le prix du spectacle et des consommations !... curieusement il s'agissait toujours des clients harponnés par Valentine... mais Ed malgré ses soupçons n'a jamais rien pu prouver... et puis de toute façon elle s'était envolée pour la Californie avant même qu'il puisse entreprendre quoique ce soit. C'est pour ça qu'elle n'arrivera pas à le faire changer d'avis cette fois !
- Vous saviez que Valentine avait des jumelles ?... deux petites filles de 5 ans ?
- Valentine ?... des enfants ?... laissez moi rire... rien que la vue d'une femme enceinte dans la salle les soirs de spectacle lui donnait la nausée...
- Et pourtant...
- Je n'y crois pas ! Vous me faites marcher là ?... non ? demanda Marly apparemment éberluée.
- Bien, nous allons vous laissez vous remettre de cette nouvelle répondit Veronica en se levant, prenant la direction de la porte non sans avoir jeté un regard appuyé à Logan l'exhortant à la suivre alors que Marly-la-pieuvre se collait plus près de lui encore. "Enfin... si c'est possible de faire encore plus !" songea-t-elle agacée.
- je m'y colle ou tu t'y colles demanda Veronica à Logan en désignant le bouton de la sonnette.
- euh fit-il en jetant un oeil sur sa montre. Il est 8h30 du matin... tu t'y colles ! j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les femmes au réveil.
- Pourquoi ? demanda Veronica taquine en appuyant sur le bouton. Parce qu'elles sont trop déçues par tes exploits qui ne collent pas à tes dires ou parce que tu n'es jamais là pour le voir tant tu t'es empressé de te sauver une fois la bagatelle expédiée ? ajouta-t-elle moqueuse.
- Sache Mars que personne n'est encore jamais venu se plaindre de mes exploits sur l'oreiller... même pas toi. Que le verbe "expédier" quand il s'agit de sexe avec moi ne fait pas parti de mon vocabulaire et encore moins de mes actes. Et surtout que je découche rarement hors de chez moi, que ce sont elles qui viennent et s'accrochent comme des pieuvres au matin et que je suis obligé, tu entends j'ai dit obligé, de leur signifier leur départ... ce qui explique mes difficultés avec les femmes au réveil !
- pauvre, pauvre petite chose ironisa Veronica tandis que le timbre de la porte retentissait dans l'appartement.
Logan allait répliquer lorsque la porte s'ouvrit sur une femme à priori tirée du lit et peu enclin à faire la conversation.
- c'est pour quoi ? demanda Marly sèchement.
- nous aurions des questions à vous poser... commença Veronica.
- vous êtes qui d'abord ?... On aurait rejouer le débarquement américain et on ne m'aurait pas prévenu ? ajouta-elle sur un ton acide.
- Logan Echolls répondit Veronica en désignant Logan du doigt et je suis Veronica Mars. Mon père est venu vous voir hier.
- Il est parti depuis belle lurette si c'est lui que vous cherchez !
- non non précisa précipitamment Veronica alors que Marly s'apprêtait à refermer la porte sur eux. Nous voulions avoir des précisions à propos de Valentine de Saint Almont indiqua-t-elle ne sachant pas encore si Marly connaissait la véritable identité de Valentine.
- J'ai déjà répondu à votre père. Je ne sais rien de plus. Maintenant laissez moi je n'ai dormi qu'à peine deux heures et j'ai encore deux spectacles ce soir ajouta Marly en refermant la porte.
Heureusement Logan avait été plus rapide et avait glissé son pied dans l'interstice de façon à l'empêcher de se rabattre.
- S'il vous plait Mademoiselle Jones. Il faut absolument que vous répondiez à nos questions. ça ne prendra que quelques minutes je vous le promet insista Logan dégainant sa carte du charme.
Sensible à sa voix, Marly fatiguée mais coquette malgré tout, battit des cils et rouvrit la porte dans un sourire aguichant qu'elle ne destina qu'à Logan.
- Que quelques minutes c'est promis n'est-ce pas ? demanda-t-elle d'une moue enfantine tandis qu'elle posait sa main manucurée sur le torse de Logan et que par dessous ses longs cils noirs son regard balayait avec gourmandise la silhouette du jeune homme.
- Promis lui susurra-t-il d'une voix rauque avant d'entrer à sa suite dans l'appartement.
Veronica restée sur le palier hallucinait encore de la rapidité avec laquelle il avait retourné le cerveau de la pauvre femme quand il l'interpella discrètement.
- Mars !... C'est à l'intérieur que ça se passe maintenant, arrive !
Se secouant sous l'injonction elle le rejoignit précipitamment et s'installa sur le fauteuil que lui indiqua Marly, à l'extrême opposé du canapé ou elle invita Logan à la rejoindre, collant, faussement involontairement sa cuisse presque nue à la sienne.
A l'aise, Logan commença à interroger la jeune femme sur l'homme dont avait parlé Melissa.
Un regard à Veronica et il surpris son regard fixé avec insistance sur leurs deux cuisses accolées. Amusé il ne bougea pas d'un pouce et n'éloigna pas non plus la main caressante de Marly lorsque, sous prétexte de lui expliquer pourquoi tout le monde ce souvenait de cet homme, elle la posa sur son genoux la laissant, comme par mégarde, lentement remontée le long de sa cuisse, presque jusqu'à l'aine.
- je me souviens très bien de cet homme expliquait Marly. Il aurait pu passer inaperçu s'il n'avait pas eu tout le côté droit du visage entièrement défiguré. C'était horrible à voir. Il était effrayant. Nous étions bien contentes qu'il s'intéresse exclusivement à Valentine et qu'elle ne soit plus là pour le voir.
- Avez-vous la moindre idée de ce pourquoi il tenait absolument à voir Valentine ?
- Non pas la moindre. Nous, danseuses nous avons l'habitude d'être plus ou moins harcelé par les clients vous savez...
- Et vous êtes ABSOLUMENT CERTAINE que vous ne l'aviez jamais vu avant ?... A l'époque où elle travaillait encore avec vous ?
- Certaine ! Avec une tête comme ça c'est absolument impossible de passer inaperçu et je vous jure que vous ne pouvez pas ne pas vous en souvenir lorsque vous l'avez croisé au moins une fois ! Ajouta Marly véhémente
- Vous avez expliqué à Monsieur Mars que Valentine s'était représentée au Crazy pour y retravailler dernièrement, ce qu'elle nous a confirmé... savez-vous pour quelles raisons exactement votre patron refuse-t-il de la reprendre ?
- oooooh... Valentine et Édouard... c'est une longue histoire entre ces deux là. Oh non rien de sexuel trouva-t-elle utile de préciser devant le regard inquisiteur de Logan. C'est juste qu'il y a 2 ans, peu avant qu'elle ne nous plante pour partir vivre avec son américain, elle a débarqué un matin avec une jambe dans le plâtre, des côtes cassées et le visage tuméfié. Elle avait raté une marche dans l'escalier de son immeuble. Comme elle ne pouvait plus danser Ed lui a proposé de le seconder le temps qu'elle récupère. Et puis après les choses se sont enchaînées, quelques semaines ont suffi pour faire disparaître son plâtre mais elle ne pouvait toujours pas reprendre le show à cause de ses côtes alors elle s'est un peu installée dans son rôle d'assistante, passant la plupart de ses soirées aux tables des clients, les incitant à consommer et à revenir le lendemain avec des amis. C'est comme ça qu'elle a ferré Morgan Armstrong.
- Et pourquoi cela pose-t-il un problème à Monsieur... enfin à Ed ? Interrogea Veronica à son tour. C'est plutôt commercial non ?
- Sauf qu'à cette époque nous avons eu pas mal de plaintes de clients nous accusant de profiter du temps qu'ils passaient au Crazy pour vider leur poches... et pas seulement en rapport avec le prix du spectacle et des consommations !... curieusement il s'agissait toujours des clients harponnés par Valentine... mais Ed malgré ses soupçons n'a jamais rien pu prouver... et puis de toute façon elle s'était envolée pour la Californie avant même qu'il puisse entreprendre quoique ce soit. C'est pour ça qu'elle n'arrivera pas à le faire changer d'avis cette fois !
- Vous saviez que Valentine avait des jumelles ?... deux petites filles de 5 ans ?
- Valentine ?... des enfants ?... laissez moi rire... rien que la vue d'une femme enceinte dans la salle les soirs de spectacle lui donnait la nausée...
- Et pourtant...
- Je n'y crois pas ! Vous me faites marcher là ?... non ? demanda Marly apparemment éberluée.
- Bien, nous allons vous laissez vous remettre de cette nouvelle répondit Veronica en se levant, prenant la direction de la porte non sans avoir jeté un regard appuyé à Logan l'exhortant à la suivre alors que Marly-la-pieuvre se collait plus près de lui encore. "Enfin... si c'est possible de faire encore plus !" songea-t-elle agacée.
Nothing like You and I... 4.5
Curieusement Veronica sentait que son père avait raison. Quelque chose clochait dans cette histoire et elle n'aurait su dire quoi... peut être la facilité avec laquelle ils avaient retrouvé Emmanuelle Dufrancatel... et puis pourquoi Monsieur Armstrong n'avait-il pas jugé utile d'indiquer à son père que lorsqu'il avait rencontré Emmanuelle, elle travaillait comme danseuse au Crazy Horse ?... "Oui pourquoi ?"
Veronica avait beau retourner tous les éléments qu'elle avait en sa possession dans tous les sens elle ne voyait décidément pas ce qui buggait... pourtant elle en aurait mis sa main au feu... quelque chose leur échappait... quelque chose d'important.
"Pourquoi ne sommes nous pas à Neptune !... les choses seraient tellement plus simples...". En un clic et un appel, elle aurai eu le pedigree de tous les protagonistes de cette affaire et le tour aurait été joué... ou du moins elle aurait su exactement à qui elle avait affaire alors que là...
- Alors ? demanda Logan en lui ouvrant la portière de la voiture, l'interrompant dans ses réflexions. Quel est le programme de la journée ?
- j'hésite... Le cabaret ne sera pas ouvert à une telle heure et pourtant il faut absolument que nous trouvions plus d'éléments sur l'homme dont a parlé la copine du gérant.
- Melissa.
- Quoi ? Quoi Melissa ?
- Le prénom de la copine du gérant est Melissa !
Veronica regarda Logan un instant sans comprendre avant que le jour se fasse dans son esprit.
- Ah... parce que... elle aussi tu... enfin...
- Te casse pas, j'ai très bien compris ce à quoi tu penses ! Répliqua Logan en refermant la portière sur Veronica tandis qu'elle ouvrait sa vitre pour entendre sa réponse.
- Et ? Cria-t-elle tandis qu'il faisait le tour de la voiture pour la rejoindre côté conducteur.
- Et quoi Veronica ? demanda-t-il d'un ton légèrement agacé, une fois installé, les deux mains de chaque côté du volant et la tête penchée vers Veronica. Tu crois vraiment, mais vraiment qu'il a pu se passer quoique ce soit avec qui que ce soit dans ce fichu cabaret l'autre soir ? Réponds moi Veronica. Ajouta-t-il en lui saisissant le menton pour qu'elle le regarde alors qu'elle tentait désespérément de détourner la tête.
- oui... bon ça va... je demandai c'est tout ! répondit Veronica d'un ton voulu léger en levant les yeux au ciel.
- C'était stupide Mars ! Rétorqua Logan en démarrant la voiture.
Ils roulèrent ainsi quelques minutes dans le silence le plus total. Lui occupé à conduire tout en ruminant sur la manière qu'avait Veronica de toujours douter de lui. Et elle plongée dans la lecture des notes qu'elle avait prises sur son ordinateur portable, tout en se disant que Logan pouvait bien jouer les offensés maintenant, il lui avait quand même déjà prouvé à maintes reprises qu'elle avait de quoi douter de lui.
Arrivés au même stade de leur réflexion, ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
- On fait la paix ? Proposa Logan en levant la main droite.
- oui répondit-elle en frappant la main tendue avec la sienne. Nous ne sommes que deux idiots... je suis désolée pour tout à l'heure.
- laisse tomber, c'est moi l'idiot... désolé d'avoir pris la mouche. Mais avoue quand même que parfois tu abuses ! Ajouta-t-il d'un ton taquin.
- N'en profite pas Echolls ! Le menaça-t-elle sur le même ton.
- ok !... en attendant je roule, je roule, mais je ne sais toujours pas où nous allons !
- Attends !... Marly Jones !...
- Quoi Marly Jones, c'est pas une adresse ça !
- Je sais bien idiot !... Mais voilà mon raisonnement, et tu me dis si je me trompe, mais si le Cabaret est fermé à cette heure parce que ouvert jusque très tard dans la nuit, cela signifie donc que ses danseuses n'y sont pas. Et qu'est ce qu'on fait quand on est morte de fatigue après une nuit de travail ?... Allez Echolls tu n'as droit qu'à une seule réponse... j'attends...
- huuuum... laisse moi réfléchir deux secondes... on fait venir une masseuse thaïlandaise et on s'offre le plus sensuel des massages ?
- mauvaise réponse !
- Non non ne dis rien... j'ai trouvé !... On m'appelle et je me charge de tenir la demoiselle éveillée encore quelques heures ! C'est ça ? Dis c'est ça, c'est ça ajouta Logan mimant l'excitation.
- pfffffffff... mais non Echolls... on dort ! répliqua Veronica en articulant les deux derniers mots comme si elle s'adressait à une personne mentalement déficiente. Et tu sais où on dort quand on est épuisé ?... non non par pitié ne répond pas ! Je ne veux même pas savoir où tu dors quand tu es dans cet état !... On dort dans son lit... et tout seul !!!
- Je savais bien que certaines coutumes féminines m'avaient échappé...
- c'est ballot ! N'empêche qu'à cette heure si nous voulons une réponse à nos questions, la seule bien placée et localisable pour ça doit se trouver au chaud sous sa couette dans son appartement du quartier Latin ajouta Veronica en entrant les données dans le GPS. Allez zou Echolls, y'a plus qu'à !... et pendant que tu nous y conduis... je vais prendre la température de Neptune !
En entendant la fin de sa phrase, Logan se tourna légèrement vers elle, surprit.
- La route Echolls, la route... regarde la route ! l'admonesta-t-elle tandis qu'après avoir composé un numéro elle attendait que son interlocuteur décroche.
- Mac c'est toi ?... Je ne t'entends pas bien... c'est Veronica. Je dis c'est Ve-ro-ni-ca !... tu m'entends mieux là ? demanda Veronica. Mac je vais avoir besoin de toi. Est-ce que tu pourrais essayer de me trouver des infos sur les noms que je vais te donner ? Bien... alors notes : Morgan Armstrong. Valentine de Saint Almont, Emmanuelle Dufrancatel, Marly Jones mais aussi regarde si il n'y aurai pas eu d'incident notoire ces 7 dernières années au Cabaret Le Crazy Horse, avenue Georges V à Paris 8ème. Je sais bien que tu ne pourras sans doute pas avoir accès à grand chose pour certains... mais essaye de m'en trouver le plus possible, j'en ai vraiment besoin ! S'il le faut fais toi aider par Léo, c'est notre seul complice au bureau du sheriff maintenant que Van Lowe joue les caïds de la police à Neptune. Merci Mac. Oui tout se passe très bien ici, oui je ferai des tas de photos et je te les ramènerai c'est promis. Ah bon ? Logan a disparu s'étonna Veronica en lançant un regard amusé à Logan qui gesticula dans tous les sens au volant de la voiture en comprenant qu'on le cherchait à Neptune, se mimant en train de se chercher dans le cendrier, sous les sièges, sur la banquette arrière...
Non non, je ne sais pas Mac, il doit être en train de cuver dans un coin mal famé de Neptune... à moins qu'il ne soit en train de réchauffer les draps d'une sulfureuse blonde décérébrée... tu sais comment il est... est-ce que l'autre moitié de son cerveau est encore parmi vous ?... Bien sûr que je parle de Dick !... oui ?... Echolls ne doit pas être bien loin alors ajouta Veronica en narguant Logan. Ok ! Tu me rappelles vite surtout d'accord ? Merci Mac ! Et pour Logan ne vous inquiétez pas trop, il adore se plonger dans les ennuis alors si ce n'est pas vous qui le retrouvez le bureau du Sheriff le fera pour vous sous peu ne put-elle s'empêcher d'ajouter avant de raccrocher tandis que Logan la mimait le poignardant au coeur.
- Tu pensais à quelle blonde en parlant d'une blonde décérébrée ? demanda-t-il moqueur
- Pas à moi en tout cas si c'est ce à quoi tu penses Echolls ! Renchérit Veronica en rangeant son cellulaire.
- Dommage, je me serait bien vu réchauffer tes draps de blonde sulfureuse, hélas pas si décérébrée que ça. Aoutch ! s'exclama-t-il alors qu'elle venait de lui asséner un coup de poing bien senti dans l'épaule.
Veronica avait beau retourner tous les éléments qu'elle avait en sa possession dans tous les sens elle ne voyait décidément pas ce qui buggait... pourtant elle en aurait mis sa main au feu... quelque chose leur échappait... quelque chose d'important.
"Pourquoi ne sommes nous pas à Neptune !... les choses seraient tellement plus simples...". En un clic et un appel, elle aurai eu le pedigree de tous les protagonistes de cette affaire et le tour aurait été joué... ou du moins elle aurait su exactement à qui elle avait affaire alors que là...
- Alors ? demanda Logan en lui ouvrant la portière de la voiture, l'interrompant dans ses réflexions. Quel est le programme de la journée ?
- j'hésite... Le cabaret ne sera pas ouvert à une telle heure et pourtant il faut absolument que nous trouvions plus d'éléments sur l'homme dont a parlé la copine du gérant.
- Melissa.
- Quoi ? Quoi Melissa ?
- Le prénom de la copine du gérant est Melissa !
Veronica regarda Logan un instant sans comprendre avant que le jour se fasse dans son esprit.
- Ah... parce que... elle aussi tu... enfin...
- Te casse pas, j'ai très bien compris ce à quoi tu penses ! Répliqua Logan en refermant la portière sur Veronica tandis qu'elle ouvrait sa vitre pour entendre sa réponse.
- Et ? Cria-t-elle tandis qu'il faisait le tour de la voiture pour la rejoindre côté conducteur.
- Et quoi Veronica ? demanda-t-il d'un ton légèrement agacé, une fois installé, les deux mains de chaque côté du volant et la tête penchée vers Veronica. Tu crois vraiment, mais vraiment qu'il a pu se passer quoique ce soit avec qui que ce soit dans ce fichu cabaret l'autre soir ? Réponds moi Veronica. Ajouta-t-il en lui saisissant le menton pour qu'elle le regarde alors qu'elle tentait désespérément de détourner la tête.
- oui... bon ça va... je demandai c'est tout ! répondit Veronica d'un ton voulu léger en levant les yeux au ciel.
- C'était stupide Mars ! Rétorqua Logan en démarrant la voiture.
Ils roulèrent ainsi quelques minutes dans le silence le plus total. Lui occupé à conduire tout en ruminant sur la manière qu'avait Veronica de toujours douter de lui. Et elle plongée dans la lecture des notes qu'elle avait prises sur son ordinateur portable, tout en se disant que Logan pouvait bien jouer les offensés maintenant, il lui avait quand même déjà prouvé à maintes reprises qu'elle avait de quoi douter de lui.
Arrivés au même stade de leur réflexion, ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
- On fait la paix ? Proposa Logan en levant la main droite.
- oui répondit-elle en frappant la main tendue avec la sienne. Nous ne sommes que deux idiots... je suis désolée pour tout à l'heure.
- laisse tomber, c'est moi l'idiot... désolé d'avoir pris la mouche. Mais avoue quand même que parfois tu abuses ! Ajouta-t-il d'un ton taquin.
- N'en profite pas Echolls ! Le menaça-t-elle sur le même ton.
- ok !... en attendant je roule, je roule, mais je ne sais toujours pas où nous allons !
- Attends !... Marly Jones !...
- Quoi Marly Jones, c'est pas une adresse ça !
- Je sais bien idiot !... Mais voilà mon raisonnement, et tu me dis si je me trompe, mais si le Cabaret est fermé à cette heure parce que ouvert jusque très tard dans la nuit, cela signifie donc que ses danseuses n'y sont pas. Et qu'est ce qu'on fait quand on est morte de fatigue après une nuit de travail ?... Allez Echolls tu n'as droit qu'à une seule réponse... j'attends...
- huuuum... laisse moi réfléchir deux secondes... on fait venir une masseuse thaïlandaise et on s'offre le plus sensuel des massages ?
- mauvaise réponse !
- Non non ne dis rien... j'ai trouvé !... On m'appelle et je me charge de tenir la demoiselle éveillée encore quelques heures ! C'est ça ? Dis c'est ça, c'est ça ajouta Logan mimant l'excitation.
- pfffffffff... mais non Echolls... on dort ! répliqua Veronica en articulant les deux derniers mots comme si elle s'adressait à une personne mentalement déficiente. Et tu sais où on dort quand on est épuisé ?... non non par pitié ne répond pas ! Je ne veux même pas savoir où tu dors quand tu es dans cet état !... On dort dans son lit... et tout seul !!!
- Je savais bien que certaines coutumes féminines m'avaient échappé...
- c'est ballot ! N'empêche qu'à cette heure si nous voulons une réponse à nos questions, la seule bien placée et localisable pour ça doit se trouver au chaud sous sa couette dans son appartement du quartier Latin ajouta Veronica en entrant les données dans le GPS. Allez zou Echolls, y'a plus qu'à !... et pendant que tu nous y conduis... je vais prendre la température de Neptune !
En entendant la fin de sa phrase, Logan se tourna légèrement vers elle, surprit.
- La route Echolls, la route... regarde la route ! l'admonesta-t-elle tandis qu'après avoir composé un numéro elle attendait que son interlocuteur décroche.
- Mac c'est toi ?... Je ne t'entends pas bien... c'est Veronica. Je dis c'est Ve-ro-ni-ca !... tu m'entends mieux là ? demanda Veronica. Mac je vais avoir besoin de toi. Est-ce que tu pourrais essayer de me trouver des infos sur les noms que je vais te donner ? Bien... alors notes : Morgan Armstrong. Valentine de Saint Almont, Emmanuelle Dufrancatel, Marly Jones mais aussi regarde si il n'y aurai pas eu d'incident notoire ces 7 dernières années au Cabaret Le Crazy Horse, avenue Georges V à Paris 8ème. Je sais bien que tu ne pourras sans doute pas avoir accès à grand chose pour certains... mais essaye de m'en trouver le plus possible, j'en ai vraiment besoin ! S'il le faut fais toi aider par Léo, c'est notre seul complice au bureau du sheriff maintenant que Van Lowe joue les caïds de la police à Neptune. Merci Mac. Oui tout se passe très bien ici, oui je ferai des tas de photos et je te les ramènerai c'est promis. Ah bon ? Logan a disparu s'étonna Veronica en lançant un regard amusé à Logan qui gesticula dans tous les sens au volant de la voiture en comprenant qu'on le cherchait à Neptune, se mimant en train de se chercher dans le cendrier, sous les sièges, sur la banquette arrière...
Non non, je ne sais pas Mac, il doit être en train de cuver dans un coin mal famé de Neptune... à moins qu'il ne soit en train de réchauffer les draps d'une sulfureuse blonde décérébrée... tu sais comment il est... est-ce que l'autre moitié de son cerveau est encore parmi vous ?... Bien sûr que je parle de Dick !... oui ?... Echolls ne doit pas être bien loin alors ajouta Veronica en narguant Logan. Ok ! Tu me rappelles vite surtout d'accord ? Merci Mac ! Et pour Logan ne vous inquiétez pas trop, il adore se plonger dans les ennuis alors si ce n'est pas vous qui le retrouvez le bureau du Sheriff le fera pour vous sous peu ne put-elle s'empêcher d'ajouter avant de raccrocher tandis que Logan la mimait le poignardant au coeur.
- Tu pensais à quelle blonde en parlant d'une blonde décérébrée ? demanda-t-il moqueur
- Pas à moi en tout cas si c'est ce à quoi tu penses Echolls ! Renchérit Veronica en rangeant son cellulaire.
- Dommage, je me serait bien vu réchauffer tes draps de blonde sulfureuse, hélas pas si décérébrée que ça. Aoutch ! s'exclama-t-il alors qu'elle venait de lui asséner un coup de poing bien senti dans l'épaule.
Nothing like You and I... 4.4
Le lendemain matin, c'est mal à l'aise que Veronica rejoignit son père et Logan dans la salle du restaurant pour mettre en commun tout ce qu'ils avaient pu récolter comme informations le jour précédent.
Tandis qu'elle s'avançait entre les tables, Veronica repensa à la veille.
Après le contrôle de routine de la Gendarmerie qui leur avait juste précisé en partant, de ne pas resté là car le coin n'était pas très sur, Logan et elle s'étaient remis en route dans un silence gêné qui ne les avait pas quitté si ce n'est pour se souhaiter "bonsoir" chacun sur le pas de sa chambre avant d'y entrer... sauf que, tendue comme un arc, de frustration, elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit et qu'elle sentait ce matin qu'il n'allait pas falloir la chercher bien longtemps pour qu'elle se mette en travers !!!
- Hey fit-elle en s'installant enfin à leur table.
- Bien dormi ma chérie demanda Keith en lui servant un verre de jus d'orange.
A ces mots Veronica rougit violemment avant de jeter un regard en coin à un Logan qui contenait mal un sourire tout en laissant aller ses yeux de son visage empourpré à la naissance de ses seins.
"...et que tu le saches"
Se souvenant soudain de ces mots, Veronica posa instinctivement une de ses mains pour dissimuler sa poitrine tout en manquant de s'étrangler avec une gorgée de jus d'orange tandis que son père, aveugle à ce qui se passait, attendait toujours une réponse.
- ça ne va pas Chérie ? S'inquiéta Keith
- Hein ? Quoi ?... si si... ça va très bien, bien sûr, j'ai dormi comme un loir, j'en ai même raté mon réveil ajouta-t-elle d'un regard appuyé à l'attention de Logan, dont le sourire, indiquant qu'il n'était pas dupe, s'afficha franchement donnant à Veronica l'irrésistible envie de lui jeter le verre de jus d'orange qu'elle tenait toujours.
- Tu me rassures. Ça n'est pas grave. Logan était déjà installé lorsque je suis descendu et il m'a déjà fait un compte-rendu de votre journée. Il semblerait que l'excitation due à la découverte que vous avez faite hier lui ai coupé le sommeil.
Veronica redressa la tête en entendant cette phrase, un sourire de revanche éclatant sur les lèvres. D'un coup sa mauvaise humeur sembla s'envoler : "Alors comme ça Echolls tu n'as pas dormi non plus... à cause d'Emmanuelle ?... mais bien sur !" pensa-t-elle dans un regard moqueur qu'elle adressa à Logan tandis qu'il levait les yeux au ciel bon perdant.
- Moi par contre je n'ai pas trouvé grand-chose, si une chose finalement semble tout de même intéressante au regard de ce que vous avez trouvé. Poursuivit Keith. La copine du gérant m'a parlé d'un homme venu il y a quelques semaines, plusieurs soirs de suite et qui aurait demandé, à chaque fois, à voir Valentine de Saint Almont bien que les filles lui aient expliqué qu'elle ne travaillait plus là. Il a fini par disparaître quand agacé l'une d'elle lui aurait lancé qu'elle était parti vivre en Californie avec son américain de petit ami et qu'il ne la reverrait plus ici.
- Intéressant fit Veronica de nouveau concentré sur ce qu'expliquait son père. Tu penses qu'il s'agit de son mari ?
- je ne sais pas, ça collerai avec votre histoire mais en même temps, ça me parait incongru aussi. Elle vous a bien dit qu'elle n'avait plus jamais eu de nouvelles de son mari n'est-ce pas ?
- oui tout a fait
- et que c'était bien à cause de la maladie de son amie qu'elle était revenue ?
- oui c'est ça
- ça n'était peut-être vraiment qu'un client comme les autres après tout ajouta Keith qui semblait réfléchir à voix haute.
- à côté de ça, la fille ne t'a pas dit si elle l'avait déjà vu avant ou non...
- tout de même c'est bizarre... avec tous les hommes qu'elles croisent chaque soir qu'est ce qui a fait qu'elle se soit souvenu de cet homme là en particulier, justement... même après quelques semaines ? Se risqua Logan.
- son insistance peut-être. Proposa Veronica.
- Vous devriez allez revoir cette jeune femme et lui poser la question. C'est vrai que là ça manque de précisions tout ça. En même temps je ne savais pas trop ce que j'allai chercher en me rendant là-bas hier soir. En tout cas félicitations, il ne vous a pas fallu longtemps pour retrouver la demoiselle.
- oui... et toi tu vas faire quoi maintenant ? demanda Veronica.
- Par rapport à Mr Armstrong tu veux dire ?
- oui...
- Tu sais très bien que je n'ai pas le choix et que je dois l'informer de l'avancée de mes recherches. Je vais devoir lui dire que vous avez retrouvez Emmanuelle, et c'est lui qui me précisera ce qu'il compte faire.
- on ne pourrait pas attendre un peu, faire coffrer le mari qui ne pourra plus réclamer la garde de ses filles et l'informer ensuite ? demanda Veronica tout en connaissant déjà la réponse.
- La seule chose que je puisse faire pour nous faire gagner du temps, le temps justement qu'on avance un peu sur cette histoire de mari, c'est de juste lui préciser que nous avons retrouvé Mademoiselle de Saint Almont en lui disant que je ne l'ai pas encore rencontré, ce qui est juste. Ça vous laisse la journée pour trouver des infos. J'espère que vous vous rendez compte de la difficulté que vous allez rencontrer pour obtenir des informations dans un pays dont vous ne maîtrisez pas la langue !
- c'est rien du tout lança Veronica en se levant. Non rien du tout à côté de celle d'obtenir des informations à près de 800 kilomètres de l'endroit où est supposé vivre et sévir le mari ! précisa-t-elle en roulant des yeux.
Tandis qu'elle s'avançait entre les tables, Veronica repensa à la veille.
Après le contrôle de routine de la Gendarmerie qui leur avait juste précisé en partant, de ne pas resté là car le coin n'était pas très sur, Logan et elle s'étaient remis en route dans un silence gêné qui ne les avait pas quitté si ce n'est pour se souhaiter "bonsoir" chacun sur le pas de sa chambre avant d'y entrer... sauf que, tendue comme un arc, de frustration, elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit et qu'elle sentait ce matin qu'il n'allait pas falloir la chercher bien longtemps pour qu'elle se mette en travers !!!
- Hey fit-elle en s'installant enfin à leur table.
- Bien dormi ma chérie demanda Keith en lui servant un verre de jus d'orange.
A ces mots Veronica rougit violemment avant de jeter un regard en coin à un Logan qui contenait mal un sourire tout en laissant aller ses yeux de son visage empourpré à la naissance de ses seins.
"...et que tu le saches"
Se souvenant soudain de ces mots, Veronica posa instinctivement une de ses mains pour dissimuler sa poitrine tout en manquant de s'étrangler avec une gorgée de jus d'orange tandis que son père, aveugle à ce qui se passait, attendait toujours une réponse.
- ça ne va pas Chérie ? S'inquiéta Keith
- Hein ? Quoi ?... si si... ça va très bien, bien sûr, j'ai dormi comme un loir, j'en ai même raté mon réveil ajouta-t-elle d'un regard appuyé à l'attention de Logan, dont le sourire, indiquant qu'il n'était pas dupe, s'afficha franchement donnant à Veronica l'irrésistible envie de lui jeter le verre de jus d'orange qu'elle tenait toujours.
- Tu me rassures. Ça n'est pas grave. Logan était déjà installé lorsque je suis descendu et il m'a déjà fait un compte-rendu de votre journée. Il semblerait que l'excitation due à la découverte que vous avez faite hier lui ai coupé le sommeil.
Veronica redressa la tête en entendant cette phrase, un sourire de revanche éclatant sur les lèvres. D'un coup sa mauvaise humeur sembla s'envoler : "Alors comme ça Echolls tu n'as pas dormi non plus... à cause d'Emmanuelle ?... mais bien sur !" pensa-t-elle dans un regard moqueur qu'elle adressa à Logan tandis qu'il levait les yeux au ciel bon perdant.
- Moi par contre je n'ai pas trouvé grand-chose, si une chose finalement semble tout de même intéressante au regard de ce que vous avez trouvé. Poursuivit Keith. La copine du gérant m'a parlé d'un homme venu il y a quelques semaines, plusieurs soirs de suite et qui aurait demandé, à chaque fois, à voir Valentine de Saint Almont bien que les filles lui aient expliqué qu'elle ne travaillait plus là. Il a fini par disparaître quand agacé l'une d'elle lui aurait lancé qu'elle était parti vivre en Californie avec son américain de petit ami et qu'il ne la reverrait plus ici.
- Intéressant fit Veronica de nouveau concentré sur ce qu'expliquait son père. Tu penses qu'il s'agit de son mari ?
- je ne sais pas, ça collerai avec votre histoire mais en même temps, ça me parait incongru aussi. Elle vous a bien dit qu'elle n'avait plus jamais eu de nouvelles de son mari n'est-ce pas ?
- oui tout a fait
- et que c'était bien à cause de la maladie de son amie qu'elle était revenue ?
- oui c'est ça
- ça n'était peut-être vraiment qu'un client comme les autres après tout ajouta Keith qui semblait réfléchir à voix haute.
- à côté de ça, la fille ne t'a pas dit si elle l'avait déjà vu avant ou non...
- tout de même c'est bizarre... avec tous les hommes qu'elles croisent chaque soir qu'est ce qui a fait qu'elle se soit souvenu de cet homme là en particulier, justement... même après quelques semaines ? Se risqua Logan.
- son insistance peut-être. Proposa Veronica.
- Vous devriez allez revoir cette jeune femme et lui poser la question. C'est vrai que là ça manque de précisions tout ça. En même temps je ne savais pas trop ce que j'allai chercher en me rendant là-bas hier soir. En tout cas félicitations, il ne vous a pas fallu longtemps pour retrouver la demoiselle.
- oui... et toi tu vas faire quoi maintenant ? demanda Veronica.
- Par rapport à Mr Armstrong tu veux dire ?
- oui...
- Tu sais très bien que je n'ai pas le choix et que je dois l'informer de l'avancée de mes recherches. Je vais devoir lui dire que vous avez retrouvez Emmanuelle, et c'est lui qui me précisera ce qu'il compte faire.
- on ne pourrait pas attendre un peu, faire coffrer le mari qui ne pourra plus réclamer la garde de ses filles et l'informer ensuite ? demanda Veronica tout en connaissant déjà la réponse.
- La seule chose que je puisse faire pour nous faire gagner du temps, le temps justement qu'on avance un peu sur cette histoire de mari, c'est de juste lui préciser que nous avons retrouvé Mademoiselle de Saint Almont en lui disant que je ne l'ai pas encore rencontré, ce qui est juste. Ça vous laisse la journée pour trouver des infos. J'espère que vous vous rendez compte de la difficulté que vous allez rencontrer pour obtenir des informations dans un pays dont vous ne maîtrisez pas la langue !
- c'est rien du tout lança Veronica en se levant. Non rien du tout à côté de celle d'obtenir des informations à près de 800 kilomètres de l'endroit où est supposé vivre et sévir le mari ! précisa-t-elle en roulant des yeux.
Nothing like You and I... 4.3
Encore sous le coup du récit que venait de leur faire Emmanuelle, Logan et Veronica prirent la direction de leur hôtel.
- Quelle histoire ! s'exclama Veronica au bout d'un moment.
- Oui... c'est clair. Et maintenant que nous l'avons retrouvé, ton père va faire quoi ? Informer son fiancé ? Lui apprendre qu'elle lui à cacher l'existence de ses filles et de son mafioso de mari ?...
- Je ne sais pas... de toute façon un problème se pose toujours : comment va-t-elle obtenir le divorce avec à la clef la garde entière de ses filles si son mari est vraiment celui qu'elle pense qu'il est ?
- pauvre fille... certains n'ont vraiment pas de chance dans leur vie...
Veronica se tourna vers Logan, l'observant en silence.
- quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Mars... Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Demanda Logan sans détourner son regard de la route bordée d'arbres qui défilaient à toute allure.
- je me disais que... toi non plus tu n'as pas eu tant de chance que ça...
- Garde ta pitié Mars ! Rétorqua Logan, une nuance de colère dans la voix. A moins que tu n'ai des projets pour tenter de me faire oublier ma si lamentable existence... ajouta-t-il radouci, tandis qu'un sourire coquin étirait ses lèvres.
- Echolls... pesta Veronica agacée en se réinstallant correctement sur son siège. Décidément tu ne penses qu'à ça !
Soudain, sans que rien ne le laisse prévoir, Logan bifurqua brusquement dans un des chemins forestiers qu'annonçait un panneau quelques instants plus tôt, coupa le moteur et se tourna vers Veronica.
- Non Mars, je ne pense pas qu'à ça... je pense à ça aussi ajouta-t-il avant de venir poser ses lèvres sur les siennes, la prenant totalement au dépourvu.
Les mots semblaient avoir complètement déserté son cerveau. Il lui en aurait fallu de nouveaux de toute façon pour exprimer ce qu'elle ressentait à l'instant précis et même alors, tout ce qu'elle aurait pu dire lui semblait dérisoire par rapport à l'émotion qui l'envahissait.
- Je veux goûter le sel de ta peau continua Logan alors que sa langue suivait un chemin invisible et brûlant de son oreille à la naissance de ses seins. Je veux sentir battre ton pouls, tes muscles se tendrent... et je veux que tu le saches...
Il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes. C'était un baiser différent songea-t-elle. Pas une caresse fougueuse pour attiser son désir mais comme une déclaration.
Elle aurait pu se révolter contre la possessivité contenue dans ce baiser mais elle n'en fit rien. Un instinct primaire plus puissant avait pris le dessus. Elle ne ressentait que le besoin urgent d'être comblée par cet homme qui embrasait ses sens.
Un coup frappé au carreau de la voiture les arrêta brutalement. Tandis que Logan abandonnant à contre coeur les lèvres de Veronica baissait la vitre. Celle-ci se rendit compte en rougissant, que pris par le feu de leur passion ils n'avaient même par remarqué le véhicule de police, tous gyrophares allumés qui s'était garé juste derrière eux sur le chemin.
- Bonjour messieurs dames, Gendarmerie Nationale. Contrôle d'identité. Pouvez-vous nous présenter vos papiers et ceux du véhicule s'il vous plait.
- Quelle histoire ! s'exclama Veronica au bout d'un moment.
- Oui... c'est clair. Et maintenant que nous l'avons retrouvé, ton père va faire quoi ? Informer son fiancé ? Lui apprendre qu'elle lui à cacher l'existence de ses filles et de son mafioso de mari ?...
- Je ne sais pas... de toute façon un problème se pose toujours : comment va-t-elle obtenir le divorce avec à la clef la garde entière de ses filles si son mari est vraiment celui qu'elle pense qu'il est ?
- pauvre fille... certains n'ont vraiment pas de chance dans leur vie...
Veronica se tourna vers Logan, l'observant en silence.
- quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Mars... Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Demanda Logan sans détourner son regard de la route bordée d'arbres qui défilaient à toute allure.
- je me disais que... toi non plus tu n'as pas eu tant de chance que ça...
- Garde ta pitié Mars ! Rétorqua Logan, une nuance de colère dans la voix. A moins que tu n'ai des projets pour tenter de me faire oublier ma si lamentable existence... ajouta-t-il radouci, tandis qu'un sourire coquin étirait ses lèvres.
- Echolls... pesta Veronica agacée en se réinstallant correctement sur son siège. Décidément tu ne penses qu'à ça !
Soudain, sans que rien ne le laisse prévoir, Logan bifurqua brusquement dans un des chemins forestiers qu'annonçait un panneau quelques instants plus tôt, coupa le moteur et se tourna vers Veronica.
- Non Mars, je ne pense pas qu'à ça... je pense à ça aussi ajouta-t-il avant de venir poser ses lèvres sur les siennes, la prenant totalement au dépourvu.
Les mots semblaient avoir complètement déserté son cerveau. Il lui en aurait fallu de nouveaux de toute façon pour exprimer ce qu'elle ressentait à l'instant précis et même alors, tout ce qu'elle aurait pu dire lui semblait dérisoire par rapport à l'émotion qui l'envahissait.
- Je veux goûter le sel de ta peau continua Logan alors que sa langue suivait un chemin invisible et brûlant de son oreille à la naissance de ses seins. Je veux sentir battre ton pouls, tes muscles se tendrent... et je veux que tu le saches...
Il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes. C'était un baiser différent songea-t-elle. Pas une caresse fougueuse pour attiser son désir mais comme une déclaration.
Elle aurait pu se révolter contre la possessivité contenue dans ce baiser mais elle n'en fit rien. Un instinct primaire plus puissant avait pris le dessus. Elle ne ressentait que le besoin urgent d'être comblée par cet homme qui embrasait ses sens.
Un coup frappé au carreau de la voiture les arrêta brutalement. Tandis que Logan abandonnant à contre coeur les lèvres de Veronica baissait la vitre. Celle-ci se rendit compte en rougissant, que pris par le feu de leur passion ils n'avaient même par remarqué le véhicule de police, tous gyrophares allumés qui s'était garé juste derrière eux sur le chemin.
- Bonjour messieurs dames, Gendarmerie Nationale. Contrôle d'identité. Pouvez-vous nous présenter vos papiers et ceux du véhicule s'il vous plait.
Nothing like You and I... 4.2
- Mon nom de jeune fille est Dufrancatel. De Saint Almont était celui de ma mère. Et mon prénom n'est pas Valentine mais Emmanuelle. Valentine était ma soeur aînée et la seule famille qu'il me restait. Elle s'est tuée dans un accident de voiture il y a 7 ans du côté d'Avignon. Quant à moi, à la mort de ma soeur je n'avais que 18 ans et pas grand chose dans la tête. Et je me suis retrouver entièrement seule à gérer les obsèques de ma soeur dans un premier lieu puis tout ce dont elle avait du s'occuper avant sans que ça ne m'ait jamais intéressé le moins du monde. J'étais jeune, naïve et surtout... inconséquente. Nous habitions Carpentras à cette époque, dans un petit deux pièces modeste mais confortable. Passionnée par la danse dont ma soeur avait jusque là financé les cours, je me suis retrouvée du jour au lendemain sans un sou avec un loyer à régler, un frigo à remplir, et rien d'autre à mon actif professionnel que quelques stages de danse intensifs. A l'époque je voulais devenir danseuse dans une compagnie professionnelle. Autant vous dire qu'après la mort de Valentine il m'a bien vite fallu réajuster mes ambitions en fonction de mes finances et faire ce que je savais faire mais contre un salaire cette fois. C'est comme ça que je me suis retrouvée gogo danseuse dans une boîte de nuit du côté d'Aix-en-Provence et que je suis partie m'installée là-bas après avoir rendu l'appartement. Tout se passait très bien. J'avais un studio au-dessus de la boîte et Le patron était correct, jeune et plutôt beau garçon. Il payait bien les filles, nous offrait de jolies tenues sexy, remplissait nos frigos... bref il ne lui a pas fallu faire beaucoup plus pour que je tombe dans ses filets. Je venais d'avoir 19 ans et imaginait qu'un avenir tout en rose venait de s'ouvrir devant moi lorsqu'il me demanda de l'épouser... la belle illusion !
Se levant brusquement de son siège la jeune femme se passa une main fatiguée sur le visage avant d'aller se servir un verre d'eau dans la cuisine.
- vous voulez boire quelque chose demanda-t-elle en réalisant qu'elle ne leur avait encore rien proposé.
- non, non merci, continuez s'il vous plait insista Veronica que le récit de la jeune femme captivait.
Emmanuelle revint prendre place dans le grand fauteuil, avant de reprendre le cours de son récit.
- Et c'est comme ça que quelques semaines plus tard je descendais le parvis d'une église accroché au bras d'un homme que je croyais être le plus merveilleux des hommes. Après un voyage de noce inoubliable sur une île du pacifique et quelques mois d'un mariage sans nuage, je me rendis compte que j'étais enceinte à la grande joie du futur père. Ma grossesse se déroula normalement dans les meilleurs conditions possible et neuf mois plus tard je donnai naissance aux deux adorables petites filles que vous voyiez là : Clémence et Mathilde. C'est à ce moment là que les choses ont commencé à se gâter. Mon mari n'appréciai pas beaucoup de passer après mes filles, qui elles, par le simple fait qu'elles étaient deux, accaparaient tout mon temps et mon énergie. Il a commencé, à moins qu'il ne ce soit jamais arrêté et que je n'ai jamais rien voulu voir avant, il a commencé à déserter sérieusement la maison familiale qu'il nous avait acheté comme cadeau de mariage. Et puis des rumeurs ont commencé à circuler sur le fait que s'il découchait ça n'était jamais seul, que ses critères de sélection des gogos danseuses passait par un passage obligatoire dans son lit... et je continuai de faire la sourde oreille refusant de voir ce qui sautait aux yeux. Mais un jour les choses se sont intensifiées, les filles allaient fêter leur un an et depuis quelques semaines déjà on racontait partout que mon mari avait rejoint le milieu marseillais, que sa boîte n'était qu'une façade pour le blanchiment d'argent arrivant tout droit d'un cartel colombien, qu'il faisait parti d'un réseau de prostitution sur la côté niçoise, qu'il affrétait des navires transportant de la marchandise de contrebande... et toutes autres sortes de spéculations sur ses affaires qui me laissaient de moins en moins indifférente et de plus en plus inquiète. Un soir après qu'il ait découché une fois de plus et ce depuis déjà trois nuits, je confiai nos filles à une amie et décidai de le rejoindre à la boîte pour avoir une franche discussion avec lui. Je voulais absolument que notre mariage fonctionne. Je voulais qu'il me rassure sur ses sentiments... mais aussi sur la teneur exacte de ses affaires qui m'angoissaient de plus en plus... et je suis arrivée par la porte de derrière alors que la fête semblait battre son plein à l'intérieur. Je pensai m'installer discrètement dans son bureau en attendant qu'il le rejoigne un peu plus tard dans la nuit... Aussi qu'elle ne fut pas ma surprise que de le trouver debout face à un homme qu'il menaçait d'un révolver tandis que deux hommes de main qui tenaient déjà une mallettes pleine de billets de banque, s'emparaient de celle que l'homme tenait poser devant lui et qui était pleine de sachets remplis d'une substance blanche que je soupçonnai être de la drogue. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement cette nuit là pour lui, ni même ce qu'était exactement la substance, ou même cet homme qu'il tenait en joue, ce que je sais c'est qu'après que je me sois tenue à l'entrée de cette pièce et qu'il m'est entr'aperçue alors que je tournai les talons terrorisée, j'ai filé comme une folle récupérer mes filles et le liquide qu'il m'avait donné pour organiser leur fête d'anniversaire avant de sauter dans le premier vol au départ de l'aéroport de Marseille-Provence que j'ai pu trouvé, et ce fut pour Roissy Charles-de-Gaulle. J'allais avoir 21 ans, je n'avais presque plus un sou en poche, plus de boulot, je ne savais pas où aller, j'étais totalement perdue dans une ville que je ne connaissais absolument pas, j'avais mes deux bébés à m'occuper et je ne savais toujours rien faire d'autre de mes dix doigts que danser... j'étais anéantie.
S'interrompant, la jeune femme se leva à nouveau pour prendre une photo posée sur le comptoir de la cuisine.
- Les premières semaines il me restait assez d'argent pour payer une chambre au mois dans un bouiboui infâme en bordure d'aéroport. Mais sans adresse valide pour trouver un job et sans job pour assurer les rentrées d'argent je me suis vite retrouvée avec le couteau sous la gorge, à me demander à chaque fois que je passais sur le pont au-dessus de l'autoroute, si je ne ferai pas mieux de me balancer par-dessus... C'est alors que la Providence, le hasard... appelé ça comme vous voudrez, a mis cette femme sur ma route, ajouta-t-elle en désignant la femme sur la photo. Hélène Roussel, une sainte. Elle m'a aidé quand j'en avais le plus besoin et sans contrepartie. Elle nous a fourni le gîte et le couvert, m'a trouvé un emploi de caissière dans un supermarché tandis qu'elle s'occupait des filles, m'a encouragé lorsque les choses se sont un peu arrangées financièrement parlant pour nous pour que je reprenne des cours de danse, m'a suivi à Paris lorsque je me suis présentée au casting pour devenir danseuse de cabaret au Crazy Horse et c'est elle, en quittant tout pour nous suivre et continuer de s'occuper des enfants, qui a aussi financé notre installation dans le 8ème arrondissement lorsque j'ai été admise au recrutement. C'est à cette époque là également que j'ai repris le nom de jeune fille de ma mère et échangé mon prénom avec celui de ma soeur pour brouiller les pistes et échapper aux éventuels recherches que mon mari aurait pu entreprendre pour nous retrouver. Je venais de fêter mes vingt-deux ans.
- j'imagine que c'est à partir de maintenant que je vais comprendre votre refus d'épouser Mr Armstrong et votre fuite n'est-ce pas ? demanda doucement Veronica
- oui effectivement, c'est à partir de là que tout s'est enchaîné. Je recommençai à vivre, j'avais un job qui payait bien et que j'aimai, les filles grandissaient sans encombre entourées de mon affection et de celle qu'elles surnommaient affectueusement "Mani" n'ayant jamais été capable d'enchaîner les deux "m" de mamie. Elles allaient fêter leur trois ans et moi je vivais dans ma bulle. Je n'avais eu aucune nouvelle de mon mari et tout allait bien. J'étais heureuse et depuis quelque temps amoureuse aussi d'un américain nommé Morgan Armstrong, qui passait le plus clair de son temps au cabaret, multipliant les invitations à dîner et les attentions en tout genre. J'étais sous le charme... Mais ça n'a pas duré. Rappelé par ses affaires aux Etats-Unis, Morgan m'apprit un jour qu'il devait repartir et qu'il ne savait pas quand il pourrait revenir. Pour la troisième fois de ma vie j'étais anéantie... mais je devais bien continuer à survivre, si ce n'est pour moi tout au moins pour mes filles et Mani. Un après-midi où nous répétions la chorégraphie du dernier spectacle, je vis débarquer mon bel américain avec un bouquet de roses rouges dans une main et une invitation à partir vivre avec lui aux Etats-Unis dans l'autre. Je revivais... sauf que je ne lui avait jamais parlé de ma vie d'avant, du fait que j'étais mariée et que j'avais les jumelles. Ce jour là je le renvoyai dans sa chambre d'hôtel avec la promesse que je réfléchirai à sa proposition et que je lui donnerai une réponse le lendemain. Cette nuit là fut aussi une des plus difficile de ma vie. Je la passai attablée avec Mani autour d'une tasse de café. Mani voulait que j'écoute mon coeur, que je m'accorde un peu de bonheur, juste le temps de construire quelque chose de solide avec Morgan avant de lui parler de l'existence des filles et de mon mari. C'est elle qui fit mes valises cette nuit là et qui appela le taxi qui me conduisit auprès de Morgan. Je pleurai comme une fontaine de ne pas être capable d'avouer mon passé et Morgan cru que c'était de bonheur. Le surlendemain j'étais sur un vol en direction de Los Angeles. Mes filles avaient trois ans, moi vingt-trois et, hormis les appels téléphoniques quotidiens passés d'une cabine du centre de Neptune, je ne revis plus mes enfants, ni Mani jusqu'à la semaine passée.
- Que s'est-il passé ?
- Depuis quelques mois Morgan me pressait pour que nous officialisions notre couple et moi bien évidemment, ne trouvant toujours pas la force de lui raconter mon histoire par peur de le perdre définitivement, je freinais des deux pieds. Mais il mettait ça sur le compte du stress prénuptial et s'entêtait à continuer de tout organiser : cérémonie, banquet, fleurs, costumes... tout. Je me sentais de plus en plus mal. C'est le moment que choisi Mani pour m'informer qu'elle revenait de chez son cardiologue et que les choses ne s'annonçaient pas très bien pour elle. Qu'il fallait donc que j'envisage sérieusement de parler à Morgan, que la situation s'éternisait trop, qu'il fallait que je vienne chercher les filles, qu'elles allaient être obligées d'être scolarisées à la rentrée, que ça poserait des problèmes avec leur nom de famille si mon mari réapparaissait... bref qu'il était urgent que je reprenne les choses en main.
Acculée d'un côté par Morgan et pressée de l'autre par Mani, dont l'état de santé m'inquiétait, j'ai tout plaqué du jour au lendemain pour revenir en France, me rassurant en me disant qu'il était préférable de gérer les priorités et que quand j'arriverai à Neptune avec Mani et les filles sous le bras, il ne pourrait pas faire autrement que de nous accepter ou nous rejeter toutes et qu'alors même... j'étais plus forte maintenant et que j'y arriverai...
Sauf qu'à peine descendue de l'avion j'apprenais par la voisine de Mani chez qui je trouvais mes filles, que cette dernière était décédée pendant son sommeil la veille d'un arrêt du coeur.. A nouveau mon monde basculait, et une fois réglée la question des obsèques, je ne me sentais plus ni le courage ni la force d'affronter Morgan sans Mani. C'est pour ça que je me retrouve dans ce taudis aujourd'hui priant pour que le gérant du Crazy m'appelle pour me demander de reprendre ma place... Voilà... vous savez tout !Je n'ai pas d'autre choix. Je n'aurai jamais la force de retourner affronter mon mari pour lui demander le divorce risquant ainsi de perdre mes deux filles dans une bagarre de prétoire. Je ne peux pas...
Valentine de Saint Almont alias Emmanuelle Dufrancatel semblait effectivement épuisée, vidée par son récit. Veronica lança un regard discret à Logan et ils se levèrent tous les deux, prenant la direction de la porte.
- Excusez-moi s'inquiéta Emmanuelle... Vous allez faire quoi maintenant ?
Se concertant rapidement avec Veronica, Logan prit la parole.
- Nous allons remettre tous les éléments que vous nous avez donnez à Monsieur Mars qui s'occupe personnellement de l'enquête et nous vous tiendrons au courant de ce qui se passe à partir de maintenant, dés que nous aurons des informations. Par contre si vous pouviez éviter de disparaître à nouveau...
- Pas de danger, j'ai assez couru comme ça... ajouta-t-elle en enlaçant tendrement ses filles qui étaient revenues s'installer sur ses genoux.
Se levant brusquement de son siège la jeune femme se passa une main fatiguée sur le visage avant d'aller se servir un verre d'eau dans la cuisine.
- vous voulez boire quelque chose demanda-t-elle en réalisant qu'elle ne leur avait encore rien proposé.
- non, non merci, continuez s'il vous plait insista Veronica que le récit de la jeune femme captivait.
Emmanuelle revint prendre place dans le grand fauteuil, avant de reprendre le cours de son récit.
- Et c'est comme ça que quelques semaines plus tard je descendais le parvis d'une église accroché au bras d'un homme que je croyais être le plus merveilleux des hommes. Après un voyage de noce inoubliable sur une île du pacifique et quelques mois d'un mariage sans nuage, je me rendis compte que j'étais enceinte à la grande joie du futur père. Ma grossesse se déroula normalement dans les meilleurs conditions possible et neuf mois plus tard je donnai naissance aux deux adorables petites filles que vous voyiez là : Clémence et Mathilde. C'est à ce moment là que les choses ont commencé à se gâter. Mon mari n'appréciai pas beaucoup de passer après mes filles, qui elles, par le simple fait qu'elles étaient deux, accaparaient tout mon temps et mon énergie. Il a commencé, à moins qu'il ne ce soit jamais arrêté et que je n'ai jamais rien voulu voir avant, il a commencé à déserter sérieusement la maison familiale qu'il nous avait acheté comme cadeau de mariage. Et puis des rumeurs ont commencé à circuler sur le fait que s'il découchait ça n'était jamais seul, que ses critères de sélection des gogos danseuses passait par un passage obligatoire dans son lit... et je continuai de faire la sourde oreille refusant de voir ce qui sautait aux yeux. Mais un jour les choses se sont intensifiées, les filles allaient fêter leur un an et depuis quelques semaines déjà on racontait partout que mon mari avait rejoint le milieu marseillais, que sa boîte n'était qu'une façade pour le blanchiment d'argent arrivant tout droit d'un cartel colombien, qu'il faisait parti d'un réseau de prostitution sur la côté niçoise, qu'il affrétait des navires transportant de la marchandise de contrebande... et toutes autres sortes de spéculations sur ses affaires qui me laissaient de moins en moins indifférente et de plus en plus inquiète. Un soir après qu'il ait découché une fois de plus et ce depuis déjà trois nuits, je confiai nos filles à une amie et décidai de le rejoindre à la boîte pour avoir une franche discussion avec lui. Je voulais absolument que notre mariage fonctionne. Je voulais qu'il me rassure sur ses sentiments... mais aussi sur la teneur exacte de ses affaires qui m'angoissaient de plus en plus... et je suis arrivée par la porte de derrière alors que la fête semblait battre son plein à l'intérieur. Je pensai m'installer discrètement dans son bureau en attendant qu'il le rejoigne un peu plus tard dans la nuit... Aussi qu'elle ne fut pas ma surprise que de le trouver debout face à un homme qu'il menaçait d'un révolver tandis que deux hommes de main qui tenaient déjà une mallettes pleine de billets de banque, s'emparaient de celle que l'homme tenait poser devant lui et qui était pleine de sachets remplis d'une substance blanche que je soupçonnai être de la drogue. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement cette nuit là pour lui, ni même ce qu'était exactement la substance, ou même cet homme qu'il tenait en joue, ce que je sais c'est qu'après que je me sois tenue à l'entrée de cette pièce et qu'il m'est entr'aperçue alors que je tournai les talons terrorisée, j'ai filé comme une folle récupérer mes filles et le liquide qu'il m'avait donné pour organiser leur fête d'anniversaire avant de sauter dans le premier vol au départ de l'aéroport de Marseille-Provence que j'ai pu trouvé, et ce fut pour Roissy Charles-de-Gaulle. J'allais avoir 21 ans, je n'avais presque plus un sou en poche, plus de boulot, je ne savais pas où aller, j'étais totalement perdue dans une ville que je ne connaissais absolument pas, j'avais mes deux bébés à m'occuper et je ne savais toujours rien faire d'autre de mes dix doigts que danser... j'étais anéantie.
S'interrompant, la jeune femme se leva à nouveau pour prendre une photo posée sur le comptoir de la cuisine.
- Les premières semaines il me restait assez d'argent pour payer une chambre au mois dans un bouiboui infâme en bordure d'aéroport. Mais sans adresse valide pour trouver un job et sans job pour assurer les rentrées d'argent je me suis vite retrouvée avec le couteau sous la gorge, à me demander à chaque fois que je passais sur le pont au-dessus de l'autoroute, si je ne ferai pas mieux de me balancer par-dessus... C'est alors que la Providence, le hasard... appelé ça comme vous voudrez, a mis cette femme sur ma route, ajouta-t-elle en désignant la femme sur la photo. Hélène Roussel, une sainte. Elle m'a aidé quand j'en avais le plus besoin et sans contrepartie. Elle nous a fourni le gîte et le couvert, m'a trouvé un emploi de caissière dans un supermarché tandis qu'elle s'occupait des filles, m'a encouragé lorsque les choses se sont un peu arrangées financièrement parlant pour nous pour que je reprenne des cours de danse, m'a suivi à Paris lorsque je me suis présentée au casting pour devenir danseuse de cabaret au Crazy Horse et c'est elle, en quittant tout pour nous suivre et continuer de s'occuper des enfants, qui a aussi financé notre installation dans le 8ème arrondissement lorsque j'ai été admise au recrutement. C'est à cette époque là également que j'ai repris le nom de jeune fille de ma mère et échangé mon prénom avec celui de ma soeur pour brouiller les pistes et échapper aux éventuels recherches que mon mari aurait pu entreprendre pour nous retrouver. Je venais de fêter mes vingt-deux ans.
- j'imagine que c'est à partir de maintenant que je vais comprendre votre refus d'épouser Mr Armstrong et votre fuite n'est-ce pas ? demanda doucement Veronica
- oui effectivement, c'est à partir de là que tout s'est enchaîné. Je recommençai à vivre, j'avais un job qui payait bien et que j'aimai, les filles grandissaient sans encombre entourées de mon affection et de celle qu'elles surnommaient affectueusement "Mani" n'ayant jamais été capable d'enchaîner les deux "m" de mamie. Elles allaient fêter leur trois ans et moi je vivais dans ma bulle. Je n'avais eu aucune nouvelle de mon mari et tout allait bien. J'étais heureuse et depuis quelque temps amoureuse aussi d'un américain nommé Morgan Armstrong, qui passait le plus clair de son temps au cabaret, multipliant les invitations à dîner et les attentions en tout genre. J'étais sous le charme... Mais ça n'a pas duré. Rappelé par ses affaires aux Etats-Unis, Morgan m'apprit un jour qu'il devait repartir et qu'il ne savait pas quand il pourrait revenir. Pour la troisième fois de ma vie j'étais anéantie... mais je devais bien continuer à survivre, si ce n'est pour moi tout au moins pour mes filles et Mani. Un après-midi où nous répétions la chorégraphie du dernier spectacle, je vis débarquer mon bel américain avec un bouquet de roses rouges dans une main et une invitation à partir vivre avec lui aux Etats-Unis dans l'autre. Je revivais... sauf que je ne lui avait jamais parlé de ma vie d'avant, du fait que j'étais mariée et que j'avais les jumelles. Ce jour là je le renvoyai dans sa chambre d'hôtel avec la promesse que je réfléchirai à sa proposition et que je lui donnerai une réponse le lendemain. Cette nuit là fut aussi une des plus difficile de ma vie. Je la passai attablée avec Mani autour d'une tasse de café. Mani voulait que j'écoute mon coeur, que je m'accorde un peu de bonheur, juste le temps de construire quelque chose de solide avec Morgan avant de lui parler de l'existence des filles et de mon mari. C'est elle qui fit mes valises cette nuit là et qui appela le taxi qui me conduisit auprès de Morgan. Je pleurai comme une fontaine de ne pas être capable d'avouer mon passé et Morgan cru que c'était de bonheur. Le surlendemain j'étais sur un vol en direction de Los Angeles. Mes filles avaient trois ans, moi vingt-trois et, hormis les appels téléphoniques quotidiens passés d'une cabine du centre de Neptune, je ne revis plus mes enfants, ni Mani jusqu'à la semaine passée.
- Que s'est-il passé ?
- Depuis quelques mois Morgan me pressait pour que nous officialisions notre couple et moi bien évidemment, ne trouvant toujours pas la force de lui raconter mon histoire par peur de le perdre définitivement, je freinais des deux pieds. Mais il mettait ça sur le compte du stress prénuptial et s'entêtait à continuer de tout organiser : cérémonie, banquet, fleurs, costumes... tout. Je me sentais de plus en plus mal. C'est le moment que choisi Mani pour m'informer qu'elle revenait de chez son cardiologue et que les choses ne s'annonçaient pas très bien pour elle. Qu'il fallait donc que j'envisage sérieusement de parler à Morgan, que la situation s'éternisait trop, qu'il fallait que je vienne chercher les filles, qu'elles allaient être obligées d'être scolarisées à la rentrée, que ça poserait des problèmes avec leur nom de famille si mon mari réapparaissait... bref qu'il était urgent que je reprenne les choses en main.
Acculée d'un côté par Morgan et pressée de l'autre par Mani, dont l'état de santé m'inquiétait, j'ai tout plaqué du jour au lendemain pour revenir en France, me rassurant en me disant qu'il était préférable de gérer les priorités et que quand j'arriverai à Neptune avec Mani et les filles sous le bras, il ne pourrait pas faire autrement que de nous accepter ou nous rejeter toutes et qu'alors même... j'étais plus forte maintenant et que j'y arriverai...
Sauf qu'à peine descendue de l'avion j'apprenais par la voisine de Mani chez qui je trouvais mes filles, que cette dernière était décédée pendant son sommeil la veille d'un arrêt du coeur.. A nouveau mon monde basculait, et une fois réglée la question des obsèques, je ne me sentais plus ni le courage ni la force d'affronter Morgan sans Mani. C'est pour ça que je me retrouve dans ce taudis aujourd'hui priant pour que le gérant du Crazy m'appelle pour me demander de reprendre ma place... Voilà... vous savez tout !Je n'ai pas d'autre choix. Je n'aurai jamais la force de retourner affronter mon mari pour lui demander le divorce risquant ainsi de perdre mes deux filles dans une bagarre de prétoire. Je ne peux pas...
Valentine de Saint Almont alias Emmanuelle Dufrancatel semblait effectivement épuisée, vidée par son récit. Veronica lança un regard discret à Logan et ils se levèrent tous les deux, prenant la direction de la porte.
- Excusez-moi s'inquiéta Emmanuelle... Vous allez faire quoi maintenant ?
Se concertant rapidement avec Veronica, Logan prit la parole.
- Nous allons remettre tous les éléments que vous nous avez donnez à Monsieur Mars qui s'occupe personnellement de l'enquête et nous vous tiendrons au courant de ce qui se passe à partir de maintenant, dés que nous aurons des informations. Par contre si vous pouviez éviter de disparaître à nouveau...
- Pas de danger, j'ai assez couru comme ça... ajouta-t-elle en enlaçant tendrement ses filles qui étaient revenues s'installer sur ses genoux.
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