Tandis que Veronica assise dans la voiture de Marly, interrogeait Emmanuelle, Logan quant à lui emmenait les fillettes plus loin dans le parking souterrain improvisant rapidement un improbable concours : celui qui consistait à comptabiliser le plus vite possible le plus grand nombre d'autos présentes. Se prêtant énergiquement au jeu, les enfants ne mirent pas longtemps à écumer l'étage et se retrouvant à cours de véhicules, entraînèrent Logan à l'étage supérieur pour améliorer leur score.
C'est alors qu'un homme surgissant de derrière une colonne se saisit des deux fillettes et les maintint contre lui en leur bâillonnant la bouche.
- Hey cria Logan, que faites vous ? Lâchez ces enfants ? ajouta-t-il en s'élançant vers l'homme pour l'arrêter.
- Je vous conseille de ne pas faire un pas de plus ! le somma calmement une voix derrière lui tandis qu'un objet dur et froid venait s'appuyer entre ses omoplates l'arrêtant net dans son élan. "Richard emmène les gosses dans la voiture"
L'homme qui s'était emparé des deux fillettes tourna la tête vers son complice pour acquiescer. Deux yeux très clairs illuminaient un visage ravagé par une horrible tâche brunâtre. Sans nul doute s'agissait-il là de l'homme qui cherchait tant à retrouver Emmanuelle de Saint Almont songea Logan, juste avant qu'un violent choc à la tempe ne lui fasse perdre connaissance.
* * *
- Allons rejoindre vos filles, nous déciderons avec Logan comment nous organisés fit Veronica à Emmanuelle en sortant de la voiture, j'ai aussi mon père à voir.
- Moi je dois y aller fit Marly en sortant à son tour. Le premier spectacle commence dans quelques heures à peine.
- très bien, vous venez Emmanuelle ?
- oui oui, je vous suis.
Tandis que Marly disparaissait derrière la porte des escaliers qui conduisaient à quelques pas du Crazy Horse, Emmanuelle et Veronica partirent à la recherche de Logan et des jumelles.
Ne trouvant personne à leur étage, elles montèrent au niveau supérieur du parking, convaincues que Logan avait entraîné les fillettes là-haut par jeu, pour les distraire.
- Logan ? appela Veronica
- Clémence ? Mathilde ? c'est maman, venez mes chéries, vous avez assez joué, on doit y aller maintenant ajouta Emmanuelle en regardant entre chaque voiture.
Seul le bruit de la ventilation vint faire écho à leurs appels.
Placée au milieu de l'allée principale, Veronica pivota lentement à la recherche d'un indice pouvant lui indiquer l'endroit ou Logan et les enfants s'étaient réfugiés mais rien n'y fit, personne, il n'y avait absolument personne là non plus. "mais où les a-t-il emmené ?" s'interrogea Veronica tandis qu'Emmanuelle soudain inquiète du silence persistant s'époumonait en appelant ses filles.
- Mathilde ! Clémence ! Les filles ! Ou êtes-vous ? Répondez !
- Elles ne peuvent pas vous entendre Madame de Saint Almont, à moins que je ne doive vous appeler plutôt Mademoiselle Dufrancatel maintenant que votre époux a quitté ce monde lança un homme en sortant de derrière une camionnette garée plus loin.
Dans sa main une arme à feu luisait, menaçante, sous le reflet des néons, tenant en joue Emmanuelle. De toute évidence il n'hésiterait pas à s'en servir au moindre geste suspect de sa part.
- Ou sont mes filles ? lança Emmanuelle totalement paniquée. Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Je n'ai rien mais je vous donnerai tout ce que j'ai si vous me rendez mes filles, je vous en prie supplia-t-elle en pleurs. Elles sont si petites.
Alors que l'homme apostrophai Emmanuelle, Veronica pensant ne pas avoir encore été repérée tenta un pas sur le côté pour se rapprocher de lui, son teaser discrètement sorti de son sac, bien serré dans la paume de sa main.
- Je ne tenterai rien à votre place mademoiselle Mars !
Tournant brusquement la tête sur le côté d'où était sortie cette voix qui lui était familière, Veronica poussa un cri.
- Papa ?
* * *
Logan reprit conscience en pleine confusion, sa tête le faisait horriblement souffrir, comme le reste de son corps d'ailleurs. Il était allongé sur le sol froid d'un parking souterrain et il lui fallut plusieurs minutes pour se rappeler pourquoi et comment il en était arrivé là.
"les jumelles !"
Se redressant douloureusement en s'aidant de la voiture garée près de lui, il se releva et entreprit de partir à la rechercher des deux fillettes. Après avoir fouillé les alentours en les appelant en vain, il se précipita pour rejoindre Veronica à l'étage inférieur mais là encore, seul le silence répondit à ses appels.
* * *
- Morgan ? s'exclama Emmanuelle atterrée en apercevant à son tour l'homme qui se tenait dans l'ombre d'une colonne du parking, un bras passé autour du cou d'un homme tandis que l'autre armé d'un révolver était appuyé contre sa tempe.
L'homme s'avança dans la lumière.
- j'ai failli t'attendre Morgan fit l'homme qui tenait toujours Emmanuelle en joue.
- Monsieur Mars n'était pas très coopérant concernant le lieu du rendez-vous, j'ai du le secouer un peu répondit Morgan en poussant Keith devant lui, l'arme toujours braqué sur sa tête.
Horrifiée à la vue de l'oeil tuméfié et des nombreuses contusions sur le visage de son père, Veronica ne put se retenir de se précipiter près de son père avant qu'un troisième larron arrivé silencieusement derrière elle, ne vienne l'arrêter net dans son élan en la ceinturant à son tour.
- Richard ! on attendait plus que toi pour commencer les festivités. Tu t'es occupé des mioches ?
- Oui patron répondit l'homme qui tenait fermement Veronica.
- Mais qui êtes-vous ?, que voulez-vous ?, Qu'avez-vous fait à mes filles ? Morgan que se passe-t-il hurla à nouveau Emmanuelle en se débattant comme un beau diable.
- Logan... murmura Veronica.
- ne t'inquiète pas fillette souffla Richard près de son oreille, ton copain fait un petit somme pour le moment.
- Que lui avez-vous fait ? l'interrogea-t-elle. Qui êtes-vous ?
- Ah mais oui, je suis incorrigible, j'ai oublié de faire les présentations s'exclama ironiquement Morgan. Monsieur et Mademoiselle Mars je vous présente Richard et...
Alors que Veronica était jusque là restée muette d'incompréhension, la lumière se fit soudain dans son esprit quand une phrase du mail de Mac lui revint à la mémoire.
- Adam Show n'est ce pas ? demanda Veronica. Vous êtes Adam Show le propriétaire du Pasino d'Aix-en-Provence n'est ce pas répéta-t-elle plus fort en tournant le visage vers l'homme qui tenait Emmanuelle en respect avec son arme.
- Allons-y messieurs dames, Maître Tessier ne saurait attendre plus longtemps lança ce dernier, l'ignorant délibérément. Richard, tu t'occupes de ces deux là ajouta-t-il en désignant Veronica et son père.
- Fais gaffe, sois vigilant, cette petite fouineuse est réputée pour son répondant à Neptune renchérit Morgan à l'attention de Richard qui traînant Veronica par un bras, s'emparait déjà de Keith Mars. A nous deux ! ajouta-t-il à l'attention d'Emmanuelle tandis qu'il l'entraînait vers la sortie. On a plein de choses à se dire toi et moi ma p'tite chatte, tu m'as beaucoup manqué tu sais insista-t-il dans un éclat de rire.
* * *
Le jet privé loué par Dick se posa sur le tarmac du Bourget peu avant 15h. A son bord Mac et Dick avaient tout tenter pour joindre un des membres de la famille Mars ou Logan pour les prévenir de leur arrivée mais en vain.
Résignés à se débrouiller seuls pour rejoindre l'hôtel où étaient descendus leurs amis, Mac et Dick avait alors essuyé une seconde déception en apprenant de la réception de l'hôtel qu'aucun d'eux n'étaient présents. Heureusement la chance semblait enfin tournée à leur avantage : bien que l'hôtel fut complet, le réceptionniste avait pu tout de même leur trouver une chambre à l'étage de Veronica et Logan. Il serait toujours temps par la suite de s'arranger entre eux pour dormir.
- je ne comprends pas pourquoi Veronica ne répond ni à mes appels, ni à mes mails ? s'exclama Mac alors que rageuse, elle ajoutait une tentative supplémentaire à sa liste des appels restés sans réponses passés à Veronica.
- je ne répondrai pas non plus si j'étais moi aussi occupé à... daigna enfin lui répondre Dick assit près d'elle, occupé à poser des cacahuètes sur le bout de son nez avant de viser son verre vide et de les lancer dedans d'un mouvement de tête.
- ...???
- quoi ? fit-il sentant le regard de Mac fixé sur lui.
- ton sens de l'interprétation des situations ne cesse de me surprendre s'exclama enfin la jeune fille.
Haussant les épaules, Dick se concentra à nouveau sur son tir tandis que Mac, les yeux toujours rivés sur lui, secouait la tête hallucinée.
Décidant finalement que le cas de Dick était définitivement désespéré et qu'il n'avait à priori absolument pas besoin d'elle pour le moment, Mac retourna à la réception de l'hôtel pour tenter d'avoir des informations sur l'emploi du temps que s'étaient fixés Logan et Veronica pour la journée.
Quelques instants plus tard c'est un sourire éclatant sur les lèvres qu'elle subtilisait le verre de Dick alors que celui ci venait de tirer sa dernière cacahuète qui s'apprêtait à venir rejoindre les autres dans le verre.
- heyyy s'exclama Dick en voulant lui reprendre le verre. J'allais battre mon record !
- j'ai d'autres projets pour nous lui répondit Mac en tendant le verre au barman. Je n'ai pas pu apprendre où se trouvaient Logan et Veronica mais je sais quelle compagnie de taxi à emmener Monsieur Mars hors d'ici et aussi que Logan s'est renseigné comme nous sur le nom de cette compagnie. Ça laisse supposer qu'il cherchait à joindre Monsieur Mars. Nous allons donc suivre la même piste et les appeler pour savoir où ils ont conduit Monsieur Mars. Allez Casablanca, au boulot !
Moins de trente minutes plus tard, Mac et Dick montaient dans un taxi direction l'hôtel Georges V dans le 8ème arrondissement.
* * *
Logan avait arpenté l'ensemble du parking souterrain en vain. Aucune trace de Veronica et encore moins d'Emmanuelle et ses filles.
"Bon sang mais que c'est-il donc passé ici"
Soupçonnant l'homme qu'il avait vu s'en prendre aux enfants et celui qu'il devait remercier pour l'énorme bosse qui saillait sur sa tempe, il avait tenter de joindre Keith sur son portable aussitôt. Là encore seul le répondeur lui avait répondu.
Ne sachant plus que faire il décida de se rendre à l'hôtel Georges V. Après tout s'était là que se rendait Keith lorsqu'il avait quitté l'hôtel et Logan se doutait bien que Keith ne lui en voudrait pas de le déranger en plein rendez-vous, s'il s'agissait de retrouver Veronica. Le plus dur pour le moment était de garder la tête froide tandis que son coeur s'emballait sous le coup de la panique, la sonnerie d'alarme dans sa tête s'était remise en action et il sentait qu'il allait très rapidement avoir besoin de tout son sang froid pour faire face à cette nouvelle situation.
* * *
Richard avait décidément une poigne de fer songeait Veronica tandis qu'il les entraînait elle et son père vers une fourgonnette garée dans une des rues transversales en face du Crazy Horse. Son père marchait devant eux d'une démarche hésitante et mal assurée alors que Richard tenait appliquer un revolver à la hauteur de ses reims. "Si tu bouges ou fait quoique ce soit qui me laisserait penser à une tentative de ta part pour m'échapper, je tire et tu auras la mort de ton père sur la conscience" avait-il lancer à Veronica, un rictus mauvais sur les lèvres et le regard rendu plus menaçant encore par les chairs tuméfiées et boursouflées qui mangeait la majeure partie de son visage.
Veronica n'avait rien répondu, se contentant de caler son pas sur celui de son père et guettant tout autour d'elle un signe ou n'importe quoi qui lui permettrait de les sortir de là sain et sauf. Elle avait beau toujours tenir dans une de ses mains le teaser dont elle s'était emparé lorsque celui qu'elle soupçonnait être Adam Show s'en était pris à Emmanuelle, elle hésitait encore à s'en servir tant que son père était la cible de ce Richard. Elle n'avait eu aucun mal à se persuader qu'il ne plaisantait pas lorsqu'il lui avait dit qu'il n'hésiterai pas à tirer et ne tenait absolument pas à vérifier cette hypothèse, jusqu'au moment où il ouvrit la porte coulissante de la camionnette et ou il les poussa dedans, les envoyant rejoindre les deux fillettes d'Emmanuelle ligotées et bâillonnées. C'est à ce moment précis que Veronica, se saisissant avec force de son teaser, l'appliqua de toute ses forces sur l'estomac de l'homme qui emplit de satisfaction devant la tâche accompli, refermait machinalement la porte de la camionnette, songeant déjà à aller rejoindre ses complices pour la suite des opérations. Terrassé l'homme plié en deux se laissa tomber sur le trottoir la tête appuyée dans l'entrebâillement de la porte que Veronica lui referma violemment dessus le mettant pour un temps certain dans l'incapacité de leur causer plus d'ennuis. Tandis qu'elle se précipitait pour libérer les jumelles, Keith qui avait quelque peu récupéré ficelait le dit Richard comme un saucisson avec le rouleau de scotch qui avait servi à bâillonner les enfants et l'envoyait prendre leur place dans la camionnette avant de la refermer.
- Que fait-on maintenant demanda Veronica à son père. Ça va toi ?
- Ça va ne t'inquiète pas, je suis bon pour quelques côtes enfoncées et quelques bleus mais ça va. Ils ont parlé d'un certain Maître Tessier. Tu sais à quoi ils faisaient allusion ?
- Mac m'a envoyé un mail peu avant qu'on rejoigne le parking pour rencontrer Emmanuelle. Elle m'y parlait d'une enveloppe laissée à l'attention d'Emmanuelle dans le testament du père Dufrancatel. Emmanuelle me l'a confirmé mais elle m'a aussi dit qu'elle n'avait jamais été la récupéré. Mac pense qu'il s'agit de la clef du coffre que le père d'Emmanuelle avait pris dans une banque peu avant sa mort. Mais je n'ai pas pu obtenir plus d'informations et personne ne sait ce qu'il contient sauf à priori les trois zozos dont on vient d'avoir à faire. Quelle idiote, j'aurai du demander à cet abruti avant de l'assommer. Il devait savoir lui. Attends je vais lui demander fit Veronica en se retournant décidée vers la porte de la camionnette pour l'ouvrir.
- Attends fit Keith en arrêtant son geste. Il y a plus urgent. Il faut mettre ses deux enfants à l'abri. Je pense pour ma part que quoi qu'ils aient décidé de faire d'Emmanuelle, ils ont d'abord dû rejoindre la suite d'hôtel de Morgan Armstrong pour attendre ce Richard. Réglons le problème des fillettes et allons-y.
- Déposons les enfants à Marly. Elle nous a quitté peu avant que ne débarque Morgan pour se rendre au Crazy pour son travail. Les filles seront en sécurité avec elle et personne ne pensera à venir les chercher là si ça tourne au vinaigre.
- Ok, vas-y, j'en profite pour appeler la police.
- Ça ne prendra que quelques minutes. A tout de suite lança Veronica en entraînant les deux petites filles vers les coulisses du Crazy Horse de l'autre côté de la rue.
Veronica n'avait effectivement pas mis plus que quelques minutes pour confier les fillettes à Marly tout en lui résumant rapidement la situation et c'est à peine un quart d'heure plus tard qu'elle rejoignait son père qui l'attendait sur le trottoir devant le Crazy Horse.
- J'ai informé le commissariat, ils nous rejoignent là-haut l'informa Keith en lui indiquant du menton les étages du Georges V plus loin dans l'avenue. J'avais des messages de Logan et Mac mais je n'ai pas pu les lire ma batterie m'a lâché en interrogeant mon répondeur.
- Le mien c'est pareil s'exclama Veronica alors qu'elle consultait son cellulaire après l'avoir sorti de son sac toujours en bandoulière sur son épaule.
- Qu'importe, la police arrive, espérons que tout cela se termine vite et bien. Allons-y chérie ajouta-t-il en se dirigeant vers l'hôtel.
* * *
Logan venait d'entrée dans le hall de l'hôtel Georges V lorsqu'il avait aperçu Emmanuelle, encadrée par deux hommes, entrer dans un des ascenseurs. N'écoutant que son instinct, il s'était alors avancé vers l'hôtesse postée à l'accueil et avait demandé le numéro de la chambre de Monsieur Morgan Armstrong prétextant être attendu.
- Suite 224, 2ème étage sur votre droite lui avait-elle laconiquement répondu tout en décrochant le téléphone de la réception qui retentissait.
- Merci avait-il jeté rapidement avant de s'engouffrer à son tour dans le second ascenseur pour rejoindre le 2ème étage.
Arrivé au second étage il ne mit que quelques minutes pour repérer la porte de la suite de Morgan Armstrong et allait entrer sans frapper lorsqu'une exclamation de surprise le fit se retourner brusquement.
- Encore vous ! s'exclama Morgan Armstrong tenant Emmanuelle par le bras pendant que l'autre homme braquait son revolver sur Logan.
Surpris de les retrouver seulement là alors qu'ils les supposaient déjà dans la suite Logan ne prononça pas un mot.
- Décidément mon garçon tu aimes vivre dangereusement. Tu cherches quelque chose peut-être... ou quelqu'un ? N'es-tu pas Logan Echolls le fils du célèbre Aaron Echolls, violeur et assassin de petites filles ricana-t-il tandis qu'il passait devant Logan pour ouvrir la porte de la suite.
Le regard plein de haine Logan se contenta de serrer rageusement les poings, attendant avec une quasi délectation, le moment ou il pourrait reprendre le contrôle de la situation et écraser violemment son poing sur la figure de Morgan Armstrong. Mais pour l'heure, cette revanche n'était pas d'actualité, il s'agissait avant tout d'essayer de ne pas finir sous les balles de l'arme que l'autre homme lui appliqua violemment dans le dos pour le faire entrer dans la suite, derrière Morgan.
- Ton acharnement est tout à ton honneur mon garçon reprit Morgan après avoir poussé violemment Emmanuelle dans un des fauteuils en cuir de la suite. Mais tu ne nous laisses pas beaucoup le choix. Nous allons devoir nous débarrasser de toi. Nous attendons quelqu'un et ta présence n'est vraiment pas souhaitée.
Morgan finissait à peine sa phrase, qu'à nouveau une douleur venait exploser à l'arrière de la tête de Logan.
"Enferme-le à côté, le notaire va arriver" furent les derniers mots qui arrivèrent jusqu'à sa conscience avant qu'il ne s'écroule et perde connaissance. Ça et le net bruit de quelqu'un qui frappe à la porte.
* * *
Tandis qu'ils se rendaient jusqu'à l'hôtel Georges V à pied, Keith raconta rapidement ce qui s'était passé lors de son entretien avec Morgan Armstrong avant que la situation ne dégénère.
- Je devais d'abord passé au commissariat pour aller chercher le policier qui devait vous servir d'interprète pour votre enquête auprès des pharmacies lorsque j'ai reçu un appel de Armstrong me demandant si j'avais des nouvelles pour lui. C'est là que je lui ai dit que vous deviez rencontrer une des collègues de travail d'Emmanuelle à son sujet et qu'il m'a demandé s'il s'agissait bien de Marly Jones. Je pense que c'est à ce moment là qu'il a lancé son chien de garde, ce Richard aux trousses de Marly. Quel moyen, mieux que celui-ci pour remonter jusqu'à Emmanuelle.
- Oui c'est clair, après pour lui tout devenait facile.
- Exactement. Bref à la suite de cette conversation, il m'a demandé de le rejoindre dans sa suite pour lui confier les détails de l'enquête depuis notre arrivée en France. J'ai donc pris un taxi et me suis rendu dans sa suite d'hôtel au Georges V où il m'attendait. Ça faisait quelques minutes à peine que nous discutions lorsque mon téléphone à vibré pour m'informer de l'arrivée d'un message sur ma boite vocale. J'ai demandé à Armstrong si ça ne le dérangeait pas que je l'écoute parce que je pensais bien qu'il venait de toi. Il a eu l'air de comprendre et m'a fait signe d'écouter mes messages. Alors que je venais de raccrocher, je devais avoir l'air un peu soucieux parce qu'il m'a immédiatement demandé si ça allait, ce à quoi j'ai répondu que vous aviez retrouvé sa fiancée et que j'avais cru comprendre que vous deviez la rencontrer sauf que je n'avais pas eu la fin du message parce que l'appel avait été interrompu. Et là je dois dire que la réaction de Morgan qui a suivi m'a rapidement fait comprendre qu'il était pour quelque chose dans la disparition de sa fiancée. Il a commencé par me demander de réécouter ton message et comme ça ne donnait rien de plus il est alors devenu complètement incontrôlable jusqu'à ce que son autre acolyte vienne le rejoindre dans la suite et ne commence à s'acharner sur moi pour obtenir des informations que je n'avais pas à propos d'une mallette, de Michel Dufrancatel, de contrats, d'un magot... je n'ai pour te dire pas tout saisi de leur dialogue pendant qu'ils se défoulaient sur mes côtes et mes pommettes mais je dois dire qu'ils avaient l'air tous sauf très nets dans leur relation professionnelle. La seule chance que j'ai eu, enfin... si je puis dire... c'est lorsque le cellulaire de l'autre homme présent à sonner et qu'ils ont appris le lieu de votre rendez-vous à toi et à Emmanuelle. Je dois bien avouer qu'il m'a permis d'être encore là debout près de toi, sinon je pense qu'ils m'auraient laissé pour mort.
- Quels ordures ! J'espère qu'ils vont être là lorsque nous allons nous rendre dans la suite. j'espère que nous allons les prendre la main dans le sac et découvrir enfin le fin mot de l'histoire. Mais surtout ce que j'espère le plus c'est que j'aurai le temps avant l'arrivée de la police de leur faire tâter de mon teaser et de mon superbe lancé franc du pied droit s'exclama Veronica en poussant violemment les battants de porte du hall de réception du Georges V.
- Tout doux chérie. Pour le moment il s'agit avant tout de récupérer Emmanuelle et Logan, et si possible en vie.
Veronica stoppa net sa course vers la réceptionniste, semblant réaliser tout à coup que cette histoire n'était pas seulement qu'un mauvais scénario, mais aussi que les hommes qui détenaient Emmanuelle et Logan n'étaient pas étouffé par les scrupules, et n'avaient jusqu'alors jamais hésité à se débarrasser de personnes trop encombrantes ou qu'ils jugeaient comme telles et qu'il n'y avait pas de raison pour qu'à présent Ils se mettent à faire une exception avec Emmanuelle et Logan.
- Logan ! murmura Veronica le visage décomposé, avant de se précipiter à la suite de son père vers les ascenseurs.
* * *
- Comment veux-tu que l'on retrouve qui que ce soit ici ! s'exclama Dick planté au milieu de hall de l'hôtel Georges V, à l'attention de Mac
- Qui veux-tu que Keith Mars vienne rencontrer dans un tel hôtel au coeur de Paris répondit Mac sans se démonter. Réfléchis donc deux secondes Dick. Ne me dis pas que Logan à emporter tout votre cerveau avec lui... Je me doutais bien qu'il y avait des inconvénients en n'en posséder qu'un pour deux ajouta-t-elle dans un sourire moqueur en jetant un regard à Dick.
- Moques toi fillette, ça n'est pas de mon cerveau dont tu auras besoin quand tu te décideras à lâcher ton petit rat de l'informatique pour un vrai mâle ! lui répondit le surfeur le plus sérieusement du monde en gonflant ses pectoraux. Après tout tu n'as goûter qu'au côté pile des Casablanca, le côté obscure de la force, vient donc dans ma lumière que je te t'apprennes ce qu'est un vrai Casablanca !
- Non merci. Ce que j'ai eu et sais des Casablanca m'a immunisé à vie, et quoique tu en penses, mon petit rat me convient parfaitement répondit hargneusement Mac en se dirigeant vers la réceptionniste. Et puis que ferais-je d'un surfeur décervelé juste bon à collectionner les aventures comme on collectionne les cadavres de bouteilles pour leurs étiquettes ?
- Tu serais peut-être agréablement surprise de découvrir à long terme que je ne suis pas que ça !
- A long terme ? Pourquoi ? Tu as la notion de ce qu'est le long terme toi ? Laisses-tu seulement à qui que ce soit l'occasion de découvrir ce qu'est le long terme avec toi ?
- Le long terme... Oui tu as peut être raison finalement... mais ça ne serait pas comme quand tu attends toute ta vie que tes parents se rappellent de ton existence ?
Mac qui allait demander si une chambre était occupée par Morgan Armstrong, s'interrompit et fixa silencieusement Dick qui semblait avoir totalement oublié ce qu'il venait de dire et se lançait déjà dans un grand numéro de charme dickien avec l'hôtesse. Secouant la tête pour renouer avec la réalité et se convaincre qu'elle avait rêvé cette conversation, Mac éjecta Dick du comptoir et questionna la réceptionniste.
- suite 224, second étage sur votre droite en sortant de l'ascenseur répondit-elle à Mac d'un battement de cils en coulant un regard intéressé vers un Dick conquérant, la langue pendante de convoitise. Mais il est déjà en rendez-vous.
- oui oui, nous savons mentit Mac dans un sourire. Il nous attend. Allez Dick ajouta-t-elle en lui décochant un coup de coude dans les côtes pour le décoller de la réception. On y va maintenant articula-t-elle lentement en le fixant d'un air entendu et lui indiquant d'un regard les ascenseurs.
- Ne sois pas si jalouse chérie lui répondit-il en passant un bras sur ses épaules. C'était juste pour te faciliter la tâche et éviter qu'on nous pose trop de questions souffla-t-il dans son oreille avant de reprendre une voix normale. Je suis tout à toi maintenant ! insista-t-il tandis qu'ils entraient dans l'ascenseur.
Désespérée Mac poussa un long soupir avant de se détacher rapidement de Dick, non sans l'avoir menacé des pires maux s'il renouvelait ce genre d'initiative.
Adossé nonchalamment à la paroi de l'ascenseur qui s'élevait, Dick leva les yeux au ciel.
- Tu verras, tu finiras par en redemander...
- Au secours répondit plaintivement Mac tandis qu'un franc sourire éclairait le visage moqueur de Dick.
mercredi 18 juillet 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire