Trois quart d'heure à peine plus tard, Logan et Veronica s'engageaient dans le parking souterrain indiqué par Marly. Veronica avait passé tout le trajet à essayer de joindre son père et s'était finalement résignée à laisser un message sur son cellulaire avant de joindre les taxis bleus et apprendre que son père avait déjà été déposé devant le Georges V. Elle qui espérait pouvoir passé par leur radio pour informer son père qu'elle cherchait à le joindre. C'était fichu.
Veronica soupira. La situation se compliquait et son seul sentiment pour le moment, c'était qu'elle ne maîtrisait plus du tout l'enquête mais qu'elle la subissait plutôt qu'autre chose, se laissant balader au gré des révélations des uns et des autres de ses protagonistes. Et Veronica subir... elle détestait ça !
- 2ème sous-sol indiqua-t-elle à Logan
Apercevant la voiture de Marly garée près des escaliers, ils s'empressèrent de se garer discrètement plus loin. De là où ils étaient ils pouvaient facilement observer Marly assise au volant de son véhicule qui attendait patiemment l'arrivée de son amie. C'est alors que la porte des escaliers s'ouvrit sur Emmanuelle et ses filles. Repérant rapidement l'auto de Marly, elle y fit rapidement monter les enfants à l'arrière avant de s'installer côté passager. Logan et Veronica se décidèrent alors à les rejoindre.
- Logan, elle a les enfants avec elle.
- ne t'inquiète pas je m'en occupe.
Marly qui avait vu Logan et Veronica sortir de leur voiture, avait aussitôt verrouiller la centralisation des portes de sa voiture pour empêcher Emmanuelle de fuir si l'envie lui en prenait lorsqu'elle se rendrait compte qu'elle l'avait piégé. Une fois qu'ils furent au niveau de la portière d'Emmanuelle elle s'empressa de la déverrouiller.
Alors que Logan s'empressait de sortir les enfants de la voiture et de les entraîner gentiment vers la leur sous les protestations d'Emmanuelle, qui du coup ne s'inquiétait plus d'échapper aux questions de Veronica, cette dernière prenait la place des filles à l'arrière avant d'indiquer d'un signe de tête à Marly de condamner à nouveau les portières.
- Je crois que nous avons a parlé mademoiselle de Saint Almont attaqua Veronica.
- Que me voulez-vous répondit hargneusement Emmanuelle. Que va-t-il faire a mes filles ?
- Rien. Juste les occuper pendant que nous parlons.
- Et de quoi voulez-vous que nous parlions. Je n'ai rien à vous dire moi. Marly, laisse moi sortir de cette voiture.
- Tu devrais l'écouter Val... Emmanuelle. Elle est là pour t'aider mais tu dois tout lui raconter répondit gentiment Marly en posant une main réconfortante sur les genoux d'Emmanuelle.
- Mais je vous dis que je n'ai rien à vous raconter. Laissez moi sortir hurla Emmanuelle en tentant vainement de forcer le verrouillage des portes.
Se décidant à utiliser les grands moyens, Veronica sortit son teaser de son sac et le mit sous le nez d'Emmanuelle, menaçante.
- Maintenant on va arrêter de jouer à "cours après moi, j't'attrape" et vous allez me raconter tout, depuis le début et par début j'entends depuis le décès de vos parents au minimum mais si vous pouvez remonter plus loin encore pour m'éclairer je ne vous en voudrais pas... sinon vous voyez ce petit appareil tout design, il a l'air inoffensif comme ça n'est-ce pas ?, mais si vous ne me donnez pas les réponses que j'attends je n'hésiterai pas un instant à m'en servir et croyez moi la décharge qu'il vous enverra aura vite fait de vous rendre la mémoire. Donc résumons, quelque soit la méthode que vous choisirez pour y parvenir, vous finirez obligatoirement par me dire tout ce que je veux savoir... alors si on pouvait éviter de perdre du temps et entrer tout de suite dans le vif du sujet...
Emmanuelle s'était arrêter net de hurler à la vue du teaser de Veronica, et le fixait atterrée.
- Qu'est-ce que vous voulez savoir exactement ?
- Pour commencer quel est cet homme dont vous vous cachez, et pourquoi ?
- c'est une longue histoire... souffla Emmanuelle dans un sanglot, vaincue.
- Je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai tout mon temps, mais je pense en avoir assez pour vous écoutez me la raconter. Allez-y, déjà dites moi ce qui vous a vraiment forcé à revenir en urgence des Etats-Unis.
- Quelques jours avant mon mariage Mani, enfin... Hélène Roussel m'a laissé un message sur mon portable en me disant qu'elle avait appris par Marly qu'un homme cherchait après moi depuis quelques semaines et avec insistance.
- Vous saviez qui était cet homme ?
- Non, je n'en avais aucune idée mais j'ai eu un mauvais pressentiment et l'urgence de faire rapatrier mes filles et Mani aux Etats-Unis avec moi s'est imposée, à la base s'était pour ça de toute façon que j'avais suivi Morgan, pour préparer une belle vie aux filles et à Mani, sauf que ça a pris plus de temps que je ne l'escomptait. J'ai fait mon sac et comme je n'avais toujours pas parlé à Morgan et me sentait absolument incapable de le faire et de lui expliquer pourquoi il fallait que je rentre d'urgence à Paris à 4 jours de notre mariage, je me suis sauvée sans explications par le premier avion en partance pour la France.
- Qu'est ce qui a fait que vous avez eu ce mauvais pressentiment ?
- je vous l'ai dit, c'est une longue histoire soupira Emmanuelle.
- J'écoute insista Veronica.
- Après la naissance des filles, Damien est devenu de plus en plus belliqueux, sautant sur la moindre occasion pour exercer sa violence heureusement pour moi c'est aussi l'époque ou il a commencé à déserter le domicile conjugal pour se consacrer plus encore à son club et à ses gogos danseuses. La vie devenait infernale. Je n'avais aucune autonomie financière, je dépendais de lui pour tout. Il surveillait mes moindres faits et gestes, me sanctionnait comme une enfant... c'était l'enfer. Ma seule alliée à l'époque fut Mani.
- Mani... Hélène Roussel ?
- Oui
- Je croyais que vous l'aviez rencontré à votre arrivée à Paris. Du moins c'est ce que vous nous avez raconté la dernière fois que nous nous sommes vus !
- Je vous ai menti. Mani était une tante éloignée de Damien. Je l'avais rencontré lors de notre mariage et nous avons tout de suite sympathisé. Par la suite je suis restée en contact avec elle, même lorsque Damien a commencé à m'interdire toute fréquentation avec l'extérieur. Je me débrouillais pour lui faire passer de mes nouvelles, puis des nouvelles des filles. Elle connaissait l'étendu de l'échec de mon mariage et c'est elle qui m'a conseillé un avocat et c'est occupé des démarches du divorce lorsque Damien a totalement déserté notre foyer. heureusement il n'a jamais soupçonné la relation que j'entretenais avec Mani lorsqu'à coup de pots de vin et de combines mafieuses il a réussi à me faire passer pour irresponsable et à se mettre le juge des divorces dans la poche pour prononcer le notre en sa faveur et lui accorder la garde des enfants, ce qui fait qu'il ne s'est absolument pas opposé à l'idée de Mani de se voir confier la garde des filles pendant qu'il s'occupait du Club. Bien au contraire, de toute façon les jumelles ne l'intéressaient pas, c'était juste pour me couper d'elles et me faire du mal qu'il avait manipuler son monde pour en avoir la garde, ce qui fait qu'il ne s'opposa pas non plus au départ de Mani et des enfants pour la capitale lorsque celle-ci prétexta ses ennuis de santé pour se rapprocher soi-disant de son cardiologue qui partait sur Paris, installer son centre de cardiologie.
- Pourquoi m'avoir menti alors ?
- Je ne voulais pas que vous remontiez jusqu'à Damien, et sur le coup la première histoire plausible qui me soit venue à l'esprit fut celle que je vous ai servie.
- pourquoi ne vouliez vous pas que nous remontions jusqu'à Damien ?
- parce que ça m'obligeait à vous en dire plus.
- plus à quel point ?
Emmanuelle soupira à nouveau, se passant une main lasse et tremblante sur la nuque.
- Peu de temps après que je me sois installée sur Paris avec Mani, je me suis armée de courage et suis retournée un soir au Club pour tenter de convaincre Damien de me rendre la garde des filles. Je voulais recommencer ma vie mais je ne voulais pas que ça soit dans le mensonge et la dissimulation, ça n'est pas la vie que je souhaitais pour mes enfants.
- je comprends lâcha Veronica
- Je m'apprêtais à entrer dans le bureau de Damien quand j'ai entendu des voix. L'échange était virulent et l'homme qui était avec Damien était menaçant. J'étais effrayée et j'allais tourner les talons lorsque j'entendis nettement prononcer le nom de mes parents. C'est alors que je décidais d'écouter la conversation. Ils parlaient de la mort de mes parents et aussi de celle de ma soeur. A leurs propos j'en déduisais rapidement qu'il s'agissait d'un meurtre orchestré par Damien et que c'était l'homme en face de lui qui avait été chargé de les exécuter. Complètement paniquée et atterrée je restais scotchée derrière la porte les écoutant me servir les détails sordides de leurs forfaits.
- Pourquoi l'homme revenait-il sur ces meurtres si longtemps après ?
- Il disait qu'il avait cher payé la réussite de ces contrats et que Damien et son patron lui devait encore les années qu'ils avaient passé cloîtré dans des cliniques privées pour venir à bout de ses brûlures au visage qu'il avait bien trop tardé à faire soigner après l'incendie. Il disait aussi que si Damien et son patron ne lui avait pas mis la pression pour s'occuper de Valentine, il aurait pu avoir droit à une greffe du visage et qu'il ne serait pas condamner maintenant à regarder son horrible visage mutilé tous les matins en se rasant.
- Cet homme, c'est celui qui a cherché à vous retrouver au cabaret n'est-ce pas ?
- Oui souffla Emmanuelle, c'est pour ça que j'avais un si mauvais pressentiment lorsque Mani m'en a parlé. J'ai pensé qu'après s'être débarrassé de mes parents et de ma soeur, mon heure était venue et que si je ne me dépêchais pas de mettre mes filles à l'abri, ne me trouvant pas, il s'en prendrait à elles.
- Mais pourquoi votre mari a-t-il fait assassiné vos parents et épousé votre soeur avant d'en faire autant avec elle ?
- Je n'en ai aucune idée. Vraiment, je vous jure que je vous dis la vérité. C'est pour ça que j'ai si peur. Je ne comprends pas pourquoi ils s'acharnent sur ma famille.
- Que s'est-il passé ensuite ? Et puis c'est qui "ils" ? Qui était le patron de votre mari ?
- Je ne sais pas, je vous assure que je ne sais pas. Ce que je sais par contre s'est que ce soir là, alors que j'allais partir j'ai entendu un tiroir que l'on ouvrait et l'homme dire à Damien qu'il allait commettre une erreur et qu'il lui serait difficile le lendemain matin d'expliquer sa mort. J'en ai déduit que Damien le menaçait d'une arme et prenant peur j'ai voulu fuir le plus loin possible sauf que j'avais oublié la chaise placé sur le côté de la porte du bureau et que je me suis prise les pieds dedans avant de me rattraper et de partir. Damien m'a entendu et sortant du bureau en tournant le commutateur électrique du couloir, il m'a reconnu et s'est mis à mes trousses avant de me rattraper sur le parking du Club. Par chance dès les premiers échanges de coups, son arme lui échappa l'empêchant de s'en servir contre moi, par contre ça ne l'empêcha pas de me rouer de coups jusqu'à ce que cet homme, sortit de nulle part le tienne dans son viseur et l'abatte sur place, alors que Damien venait de m'envoyer valser entre deux voitures garées là. J'étais terrifiée, blessée, j'avais mal partout, à la jambe qui me soutenait à peine, aux côtes, je sentais le sang couler de mon arcade sourcilière et une de mes joues était tellement tuméfiée que ma vision s'en voyait obstruée mais est-ce l'instinct de survie ou non, lorsque le corps de Damien s'écroula à quelques pas de moi, je trouvais la force de ramper sous les voitures jusqu'aux bosquets en l'orée de parking et de m'y cacher pour récupérer jusqu'à ce que je puisse atteindre ma voiture et m'enfuir.
- Vous connaissiez l'homme qui a tiré sur votre mari ?
- Je n'ai pas vu son visage, je serai incapable de le reconnaître, j'avais tellement peur, j'étais terrorisée, je ne pensai qu'à une chose : fuir, sauver ma peau.
- l'homme a essayé de vous retrouver ?
- je n'en sais rien, je sais juste qu'une fois à l'abri dans les buissons, j'ai perdu connaissance et que quand j'ai retrouvé mes esprits le parking était vide et le corps de Damien avait disparu. Je n'ai pas demandé mon reste. je me suis engouffrée dans ma voiture et malgré ma jambe j'ai fait le trajet Aix - Paris d'une traite, avant d'échouer aux urgences près de chez moi.
- Tu m'avais dit que tu étais tombée dans les escaliers ! l'interrompit Marly qui ne perdait pas une miette du récit d'Emmanuelle, son visage se décomposant au fur et à mesure.
- Votre version des faits concernant la mort de votre mari ne correspond pas à celle du rapport d'enquête de la police. Comment expliquez vous cela ? reprit Veronica
- Je ne comprend pas. Ce que je sais, c'est qu'à partir du moment où j'ai eu connaissance de la version officielle de la mort de Damien, j'ai su que j'en savais trop pour ceux qui avaient trouvé utile de faire disparaître son corps dans le silot.
- Parlons de votre changement d'identité. Si maintenant je comprends la fausse explication que vous nous aviez donné à ce propos, je ne m'explique pas votre choix.
- Après mon divorce, pour protéger Mani de Damien s'il apprenait qu'elle m'avait pris sous son aile, j'ai jugé utile de modifier mon identité pour brouiller les pistes au cas où. Je m'étais dit que personne n'imaginerait que je garderais mon nom de femme mariée après tout ça et que ça me protègerait plus sûrement que toute autre identité. Seul mon changement de prénom semblait inévitable.
- Pourquoi avoir choisi celui de votre soeur décédée plutôt qu'un autre ? c'est curieux comme décision.
- Je voulais être le plus crédible possible. Il fallait que je puisse réponde naturellement lorsqu'on m'appellerait par mon nouveau prénom. Je n'ai aucune aptitude pour l'espionnage ou le banditisme. Le changement d'identité ne fait pas partie de ce à quoi j'aspirai en devenant adulte. J'ai improvisé et choisi de faire au plus simple. Je me doutais de toute façon que, si vraiment on cherchait à me retrouver et qu'on y mettait les moyens, ça n'était pas un nouveau nom, quel qu'il soit qui empêcherai ça.
- judicieusement réfléchi. Poursuivez.
- Ensuite, à cause de mes blessures, Ed a du me trouver un autre poste dans le cabaret. Je n'avais pas le choix, il fallait absolument que je travaille. A cause de ma nouvelle identité je ne pouvais pas prétendre à un congé de maladie or j'avais besoin d'argent pour m'occuper de mes filles et de Mani qui avait plus qu'entamé son bas de laine en nous installant à Paris après mon divorce. C'est comme ça que j'ai rencontré mon fiancé, Morgan Armstrong.
Inconsciemment, en entendant ce nom, le visage de Veronica se crispa.
- Que savez-vous de Monsieur Armstrong ?
- Que c'est un homme adorable, généreux, tendre, que je me sens en sécurité avec lui et que je regrette terriblement de ne pas avoir eu assez confiance dans notre relation pour lui parler des filles et de Mani. Peut être que je n'en serai pas là ou j'en suis aujourd'hui. Peut être même que Mani serait toujours avec nous, bien vivante. Je lui ai causé tellement de souci. Elle était tellement inquiète pour moi et l'avenir des filles.
- pourquoi vous être enfuit après notre visite Emmanuelle ?
Emmanuelle baissa la tête, enfouissant son visage dans ses mains.
- j'ai reconnu sa voix.
- la voix de qui.
- de l'homme au visage brûlé qui me cherchait.
- où ? quand ?
- le jour même où vous êtes venus. J'avais terriblement besoin d'argent, il fallait que je réunisse rapidement la somme nécessaire pour la fabrication de faux papiers d'identité pour moi et les filles si je voulais rentrer aux Etats-Unis. Alors je suis retournée une dernière fois au cabaret dans l'espoir de faire changer Ed d'avis, mais il n'a rien voulu entendre bien que je l'ai assuré que je n'étais pour rien dans les vols des clients.
- C'était Melissa intervint à nouveau Marly
- J'aurai du m'en douter, elle n'a jamais pu m'encadrer celle-là et ça a empiré lorsque j'ai du prendre le poste d'assistante le temps de me remettre de mes blessures...
- Qu'est-ce qui c'est passé ensuite ? demanda Veronica
- J'étais désespérée et résignée à contacter Morgan pour tout lui raconter et lui demander de m'aider quand je suis passée devant une pharmacie et me suis souvenue que je n'avais plus de sirop pour la toux pour les filles qui se remettaient doucement d'une bonne bronchite. Je suis donc entrée. Devant moi il y avait plusieurs personnes et ça commençait à râler à tout va après un homme qui monopolisait l'attention de la pharmacienne. Curieuse j'ai prêté attention à la conversation et c'est là que ça m'a frappé. Je connaissais cette voix mais je n'arrivais pas à remettre un visage dessus... et pour cause. En m'approchant discrètement j'ai vu que l'homme présentait une photo à la pharmacienne, la photo que ma mère avait de nous, elle, ma soeur et moi, dans son portefeuille. J'étais sans voix quand tout à coup m'est revenue l'endroit où j'avais entendu cette voix pour la dernière fois. C'était dans le bureau de Damien juste avant qu'il me découvre. C'est l'instant que choisit l'homme pour sortir une carte d'assuré sociale de sa poche en la mettant sous le nez de la pharmacienne. C'était celle de mon père. Celle qu'il gardait toujours dans sa poche. J'ai su qu'il n'était pas loin de me retrouver et j'ai filé aussitôt. Dans la minute qui suivait j'avais déjà élaboré le projet de récupérer les filles et le strict minimum dans l'appartement avant de trouver un nouvel endroit pour nous abriter. Le seul qui ce soit imposer à moi à ce moment là, fut cet horrible boui-boui près de l'aéroport. Le même qui nous avait vu à notre arrivée à Paris, quand avec Mani nous cherchions un appartement décent pour vivre. Vu l'endroit j'étais persuadé que personne n'aurait l'idée de venir nous y chercher d'ici à ce que je rassemble l'argent pour les nouveaux papiers et que nous nous envolions pour Neptune.
- pourquoi la carte d'assuré sociale de votre père. Je ne comprend pas.
- mon père avait encore les vieilles cartes en papier ou tous les noms des enfants apparaissaient. Je pense qu'il se faisait passer pour mon père et qu'il légitimait ses recherches à mon encontre ainsi.
- ça se tient. Une chose encore : continuez de restez cachée là où vous êtes en ce moment. Je ne suis pas loin de connaître le nom de celui qui a commandité tous ces meurtres et pourquoi mais j'ai besoin de vous savoir en sécurité. Promettez moi que vous ne chercherez plus à fuir à nouveau sans m'en parler avant, et puis... encore une précision : ne dites rien à votre fiancé... il est peut être impliqué dans tout ça, mais je n'ai encore aucune certitude.
- Morgan ? Vous délirez, il est incapable de faire du mal à qui que ce soit !
- Bien sûr, je crois bien que l'on disait la même chose de l'un de vos compatriotes : Landru je crois. Ah oui, j'oubliai ! A la mort de vos parents vous avez reçu un pendentif en héritage, vous savez pourquoi votre père vous a transmis ce bijou ?
- Un pendentif ?
- Oui nous avons retrouvé cette précision dans l'acte de succession.
- Je ne me suis jamais inquiétée de ce que mes parents m'avait laissé. Déjà parce que leur mort est intervenue dans des circonstances suspectes retardant la rédaction de l'acte de succession le temps de l'enquête, ce qui a repoussé le passage chez le notaire a presque 2 ans après le décès de mes parents. Et ensuite parce que quelque temps avant de passer chez le notaire ma soeur a été tué et que j'avais franchement d'autres choses à régler que de m'occuper d'une maison brûlée et une enveloppe laissée à mon attention chez le notaire par mon père.
- Vous saviez tout de même qu'une enveloppe vous attendait chez le notaire ?
- oui mais tout s'est enchaîné tellement vite. Je me suis contentée de renvoyer l'ensemble des papiers de la succession signés et quand le notaire m'a appelé pour me prévenir qu'il avait encore quelque chose à me remettre, je me suis dit que ça pouvait attendre. Damien me tenait déjà bien en laisse à cette époque. Ensuite j'ai complètement oublié l'existence de cette enveloppe. Je ne savais même pas qu'il s'agissait d'un bijou.
- Je pense que nous devrions aller chercher cette enveloppe. Quelque chose me dit qu'elle contient plus qu'un bijou et qu'elle est peut être un début de réponse à nombre de nos questions.
lundi 9 juillet 2007
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