jeudi 31 mai 2007

Nothing like You and I... 1-7

Plus tard dans la soirée, Veronica se décida à aller rejoindre Piz à la radio comme elle le faisait très souvent. Sa conversation avec Wallace l'avait encore plus perturbée mais Piz n'y était pour rien et elle réalisa qu'elle ne l'avait pas vu de la journée malgré sa promesse de passer le voir après déjeuner. Un peu confuse elle entra dans la cabine. Piz, les écouteurs sur les oreilles, était installé derrière le micro, occupé à trier des cd tandis que sur les ondes passait la rediffusion de l'émission du matin.

Discrète elle s'avança derrière lui et lui passa les bras autour du cou en venant poser sa joue contre la sienne.

- Hey...

Sursautant Piz lâcha brusquement les cd qui se répandirent sur le sol.

- Je suis désolée...

- ça n'est pas grave Veronica répondit Piz en les récupérant.

- tu m'en veux ? demanda Veronica en l'aidant avant de s'asseoir sur le siège près de lui.

- non, je t'ai dit que ça n'était pas grave.

- je ne te parle pas de ça mais du fait que je ne sois pas passée plus tôt malgré ma promesse.

- qu'est ce qui te fait penser que je t'en veux ? J'ai du travail voilà tout. Je t'ai expliqué ce matin qu'il me restait des émissions à préparer à Hearst.

- Oui... oui je sais mais... je te trouve bien silencieux...

Piz respira un grand coup avant de se tourner vers Veronica dans les yeux de laquelle il se plongea un instant avant de se ressaisir.

- J'ai pris une décision.

- Ah oui, à quel propos ?

- au sujet de mon stage d'été.

- Je croyais que tu avais déjà décidé de rester à Neptune ?

- Eh bien finalement, j'ai bien réfléchi à ce que tu m'as dit, c'est à dire de choisir ce qui était le mieux pour moi et après avoir pesé le pour et le contre je vais accepter le stage à New-York.
Surprise, Veronica resta un instant sans voix avant de renchérir.


- tu as raison si tu penses que c'est la meilleure chose pour toi !

- Je n'en vois pas d'autre en tout cas...

- très bien...

- je pense aussi que nous devrions profiter du fait d'être séparé pendant tout l'été pour mettre nos sentiments à l'épreuve en s'accordant la possibilité d'autres rencontres...

Piz avait dit ça très vite de peur de se rétracter et perdre le peu de dignité qui lui restait. Veronica le regardait fixement, semblant ne pas vouloir croire ce qu'elle venait d'entendre. Le coeur chaviré Piz tendit la main vers sa joue dans un geste de tendresse quand elle se releva brusquement, coupant net son geste, et sortit en claquant la porte.

"Voilà, c'est fini..." pensa Piz en prenant sa tête dans ses mains, les coudes posés sur la table où s'éparpillaient encore les cd posés là, pêle-mêle...

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