lundi 13 août 2007

Pour un sourire de Lucile.. - 2

Quelques 15 heures moins sept heures de décalage horaire plus tard, c'est le regard brillant (et la truffe humide -> qu'est ce que je raconte moi... je m'égare, je m'égare...) que Lucile débarqua sur le tarmac de l'aéroport de San Diego. Il était 17 heures, heure locale et elle était complètement épuisée aussi fut-elle soulagée en apercevant une pancarte à son nom maintenue à bout de bras au-dessus de la foule des voyageurs. Réajustant son sac sur son épaule et ses lunettes de soleil sur son nez, elle se fonça directement vers "sa" pancarte, supposant qu'à son pied, comme annoncé lors de leur conversation téléphonique, se trouvait Marianne Dufour.

Presqu' arrivée à destination, Lucile joua encore quelque peu des coudes avant de se trouver face à un dos... bien trop musclé a vu de nez pour être celui de Marianne... ou alors elle n'avait rien compris, distance oblige, et il ne s'agissait pas là de Marianne mais de Mario contrairement à ce que lui avait laissé supposer la voix à travers son portable ! Après tout, on est pas plus responsable de son physique que de sa voix, ça casse le mythe certes mais après tout elle ne perdait pas au change... "bien au contraire" songea-t-elle en détaillant la silhouette devant elle... "rudement bien foutu le pied de ma pancarte" pensa-t-elle en posant sa main sur le bras du "pied" en question.

- Bonjour je suis Lucile Hanmey, c'est moi que vous attendez informa-t-elle dans un anglais parfait (oui parce que ma Lucile, jeune fille très chanceuse parmi les chanceuses parle EVIDEMMENT couramment l'anglais... ça coule de source !)

Le "pied" de sa pancarte pivota alors vers elle...

"Wahouuuuu... je vous en prie seigneur, promis je réapprendrai mes prières par coeur s'il le faut mais je vous en prie, je vous en prie, faites qu'il soit célibataire, pitié, faites qu'il soit célibataire !!"

- Bonjour, Dick Casablanca lui répondit une bouche charnue surmontée de deux superbes yeux bleus auréolés d'une tignasse blonde lumineuse tandis qu'une main faisant au moins le double de la sienne s'avançait à sa rencontre et que Lucile restait scotchée sans réaction.

Le silence se prolongea.

- Tu préfères peut être qu'on se fasse la bise ?... reprit le jeune homme étonné de ce silence. A moins qu'il n'y ai une autre façon de se dire bonjour dans ton pays ? J'apprends vite tu sais... alors... on fait comment chez toi ?

"Avec les gars comme toi ? On s'attrape à plein bouche et on ne se lâche plus sauf nécessité absolue"

- Pardon, Je... je suis juste un peu surprise, Marianne m'avait dit qu'elle viendrait me chercher elle-même, je ne m'att...

- Non, non ne t'inquiètes pas... Lucile c'est bien ça ?... Marianne nous attend à la cafétéria de l'aéroport, nous devions y retrouver mon meilleur ami qui lui devait venir récupérer un de ses sacs égaré par la Compagnie la semaine passée.

- Oooh... très bien fit Lucile mécaniquement, tenant des deux mains la poignée de son sac qu'elle balançait machinalement entre ses jambes légèrement écartées tandis que le regard plongé dans celui de Dick elle buvait littéralement ses paroles.

- Lucile ?

- Oui ?

- Tu vas bien, tu es sure ? s'inquiéta Dick que l'attitude de Lucile perturbait. Il l'a trouvait ravissante certes... mais franchement bizarre aussi. Elle resta là à le fixer sans dire un mot. Il y avait bien longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi mal à l'aise.

"Ma fille, fait quelque chose, arrête de le fixer comme ça sinon dans moins de 5 secondes tu te retrouveras là plantée toute seule comme une courge en terre inconnue et il sera bien tant alors de t'apitoyer sur ton sort en larmoyant. Tu vas finir par lui coller les frousses de sa vie. Allez Lulu... on se ressaisit"

- Hey Dick. Tu ne me présentes pas ?

- Si si bien sûr... Lucile Hanmey, Logan Echolls ; Logan, Lucile

- enchanté fit Logan en serrant d'une poigne vigoureuse la main que lui tendit Lucile.

- nous nous connaissons... j'aurai au moins espéré que tu te souviennes de moi Logan...

Logan eut un temps d'arrêt, surpris puis semblant soudain la reconnaitre :

- Lulu ? C'est toi ?

- Il semblerait oui... contente de te revoir aussi ! ironisa Lucile

- Vous vous connaissez tous les deux demanda Dick dubitatif.

- un peu... répondit Logan plutôt mal à l'aise.

- ouai ajouta Lucile dans un sourire désabusé. On peut dire ça comme ça aussi. Et donc dans l'histoire vous deux vous êtes ?... demanda-t-elle afin de changer définitivement de sujet. "Nous règlerons nos comptes plus tard Logan. Profites. Tu ne perds rien pour attendre."

- Les deux jeunes gens à l'origine du projet qui vous voit arriver ici pour la fameuse compétition. Messieurs Echolls et Casablanca annonça Marianne Dufour en se faufilant jusqu'à eux. Bonjour Lucile. Bienvenue à San Diego. Je vous prie de m'excuser pour ne pas vous avoir accueilli personnellement mais quelques soucis d'intendance m'ont retardé ajouta Marianne en jetant un regard noir à Logan.

- Hey s'exclama celui-ci... ça n'est pas ma faute pour une fois ! Si Dick n'avait pas inscrit n'importe quoi sur les étiquettes de transport, mon sac n'aurait pas été faire un séjour à Pétaouchnock sans moi...

- Ils lisent jamais les destinations sur les étiquettes d'habitude ! Ils se fient uniquement à la liste des passagers... avoue quand même que je n'ai vraiment pas eu de bol de tomber sur le seul employé consciencieux de tous les employés d'aéroport du territoire !

- Non dis plutôt que depuis le temps que tu t'exerces avec cette blague pourrie tu as rudement du bol de n'être encore jamais tombé sur des employés tatillons et consciencieux.. parce que je pense qu'à ce jour tu aurais des valises dans les quatre coins de la terre sauf là où tu en aurais besoin !!

- C'est juste !... mais...

- Bon, les garçons... j'ai hélas encore un rendez-vous dans le centre de San Diego, si vous accompagniez Lucile à son hôtel ?... On vous a installé à Neptune, c'est seulement à quelques kilomètres d'ici et l'hôtel à l'avantage d'être en toute bordure de plage. Vous verrez Lucile, c'est bien pratique pour l'entraînement, d'autant que Dick et Logan s'y entraîne chaque jour, vous vous sentirez moins seule comme ça ajouta Marianne dans un sourire réconfortant. Sur ce je vous laisse, nous nous verrons plus tard.

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